Tonkam - Actualité manga

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Tonkam

La société, chronologiquement une des premières à éditer des mangas en version française, présente ses premiers titres sur le marché en 1994. Elle est l'initiative de Sylvie Chang et Dominique Véret, qui créent cette maison d'édition indépendante avec l'aide des fonds de M. Yu-Chi Chang, propriétaire de la librairie spécialisée parisienne éponyme. Contrairement aux autres maisons d'édition de mangas précoces, Tonkam n'a pas cherché lors de ces premières publications des titres porteurs déjà connus du public francophone (à l'inverse de Glénat qui publiait alors Dragon Ball ou Ranma ½). Très tôt, Tonkam publiera sous l'impulsion de l'inspiré Dominique Véret des mangakas comme Masakazu Katsura ou Osamu Tezuka.

En 1996, Tonkam se lance dans un partenariat avec un éditeur belge, Ypnos, qui va principalement publier des manhwas, mais cette période sera de courte durée, car ce dernier va vite interrompre ses activités.

 Dominique Véret quittera cependant son poste de directeur de publication au début des années 2000 pour se lancer dans une nouvelle aventure. Il crée la société Akata, qui prend en charge la collection manga des éditions Delcourt.

 Fin 2005, suite à la mort de M. Yu-Chi Chang, Mmes Françoise et Sylvie Chang, propriétaires de la société, passent un accord avec Delcourt qui devient actionnaire majoritaire de la société. Une fusion des catalogues n'est pas à l'ordre du jour et les deux collections gardent leur identité propres ainsi que des lignes éditoriales distinctes. En revanche, c'est l'occasion pour Tonkam de bénéficier des structures et de la puissance de Delcourt. C'est dans cette optique que, dès janvier 2006, Tonkam abandonne sont système de distribution maison pour entrer dans la cour des grands. Désormais, le catalogue Tonkam est diffusé par Delsol tandis que la distribution est assurée par Hachette !

Depuis quinze ans, le catalogue s’est étoffé pour compter plus de 900 titres mais la passion qui anime l’équipe des éditions Tonkam demeure intacte dans sa politique éditoriale comme dans son quotidien le plus classique.

Durant ses quinze ans d’existence, Tonkam s’est consacré à proposer au public français une offre extrêmement variée pour refléter le plus fidèlement possible la diversité du manga au pays du soleil levant. Au travers des genres comme le shojo, le boy’s love ou le seinen, Tonkam présente une nouvelle vision du manga, plus large que les stéréotypes véhiculés le laissent à penser. Le public découvre des auteurs mythiques comme Masamune Shirow, Hidéo Yamamoto ou CLAMP.
Ce souci de diversité se retrouve également dans les choix de fabrication de livres. Cette exigence ne se limite pas à la qualité de finition des mangas mais également à l’originalité déployée dans leur conception. Qu’il s’agisse de proposer une édition de luxe ou de la fabriquer complètement si elle n’existe pas au Japon (Angel Sanctuary), ce désir d’innovation pousse les éditions Tonkam à présenter régulièrement de nouveaux concepts comme Ichigo 100%, dont le premier tome était parfumé à la fraise !

L’histoire de Tonkam ne se limite pas à ses expériences sur les livres. Dès 1995, Tonkam lançait son secteur vidéo avec des titres percutants comme Ushio & Tora, les OAV de Video Girl ou Ah ! My Goddess. Tout aussi éclectique que son grand frère, Tonkam Vidéo peut se targuer d’avoir édité quelques bijoux comme le film de Lamu : Beautiful Dreamer, réalisé par le talentueux Mamoru Oshii (Ghost in the Shell, Avalon…).

Toujours en 1995, Tonkam propose désormais à ses lecteurs de se tenir au courant de l’actualité du manga en France et au Japon grâce à un magazine gratuit distribué en librairies : Mangavoraces. Deux ans après, le magazine critique Tsunami, créé par Dominique Véret, passe en kiosque. Après cette expérience, Tonkam retente une expérience dans la presse en 2003 avec Magnolia, le premier magazine de prépublication de shojo manga en France. Véritable vitrine du catalogue shojo de Tonkam, Magnolia connaît un vrai succès d’estime qui permet aux titres publiés de s’imposer rapidement lors de leur sortie en kiosque !


Manga-news vous propose aujourd'hui une interview de Sebastien Moricard et Sebastien Agogué, respectivement directeur marketing et responsable des relations presse au sein des éditions Tonkam.



Manga-news: Pourriez-vous vous présenter et nous expliquer votre rôle au sein de Tonkam?
Sébastien Moricard: Je suis directeur marketing et mon rôle est de promouvoir les ouvrages. Pascal Lafine, l’éditeur, sélectionne les titres qui vont intégrer les collections pour nourrir le catalogue, et à partir de là mon rôle est de mettre en relation une série avec son public, voir de tenter de faire découvrir une série à un nouveau public.
 
   
Vous proposez un très large choix de genres dans votre catalogue. Comment définiriez-vous votre politique éditoriale, et comment s’oriente le choix des titres?
Tonkam a toujours voulu se faire le reflet du panel éditorial que l’on peut trouver au Japon, mais en y emmenant quelque chose de plus. Au Japon, le manga est depuis toujours très sectorisé. Il y a des mangas pour tous les âges, pour tous les sexes, pour tous les centres d’intérêts... C’est un peu déroutant du point de vue de l’étranger, car si on veut faire découvrir cette culture il faut très rapidement se structurer. Nous avons fait le choix de se calquer sur le modèle de la maison d’édition japonaise, en adoptant les mêmes «cases», ce qui n’était pas le choix de tous les éditeurs à la base, car il n’y avait pas vraiment de segmentation au début. Celle qui s’est imposée aujourd’hui, c’est la triple nomenclature shonen, shojo, seinen, qui est unanimement reprise par tous les éditeurs en France.
Dès le début nous avons fait des collections qui s’adressent peut-être un petit peu plus à ceux qui connaissent déjà le manga. Ainsi nous avons été le premier éditeur à publier du Yaoi en France.
Donc pour résumer, la politique éditoriale de Tonkam est de se faire l’ambassadeur de ce qui se passe au Japon. Plus particulièrement, nous sommes davantage spécialisés dans le « Young Seinen », un type de seinen dynamique qui s’adresse à de jeunes adultes, mais avec une réminiscence de shonen, comme Gantz, Vagabond, Zetman, Free Fight… Notre ligne éditoriale shôjo fantastique est très complète, notamment grâce à la publication de toutes les œuvres de Kaori Yuki, dont nous venons justement d’acquérir d'autres licences. Nous avons eu un rôle important dans la démocratisation de Clamp, dont la première publication en France à été RG Veda. Enfin, nous avons une ligne shojo et shonen un peu plus classique avec Kare Kano, Parmi eux, Special A, et pour le shonen: Dragon Quest, Jojo's Bizarre adventure: Golden Wind.
   

       
                    
Vous parliez de Clamp, qui fête ses 20 ans au Japan Expo et qui est à l’honneur dans votre catalogue. Actuellement, vous rééditez Tokyo Babylon, RG Veda, X en format double, vous aller sortir Code Geass également. Parlez-nous de ce rapport privilégié.
Nous avons effectivement eu la chance de prendre connaissance des œuvres de Clamp avant tout le monde. Clamp est tout à fait unique et extraordinaire, c’est un univers à part, on pourrait presque utiliser l’adjectif « Clampesque ». Il y a une rigueur dans leurs séries.
Nous avons notamment X, racontant l’histoire de Kamui et Fuma, qui ont une amitié sincère, mais la force du destin va les obliger à se polariser l’un contre l’autre, il vont devoir choisir, et pour eux choisir c’est mourir. Tout ceci, sous fond d‘apocalypse selon Saint Jean revisitée, avec une esthétique incroyable. Nous avons ouvert une voie vers un shôjo qui ne sera pas lu que par un public féminin, mais qui sera également accepté par le public masculin. Notons que les héros ont une apparence androgyne, alors qu’à l’époque, le héros classique était doté d'une virilité marquée. Voilà pourquoi il a été très intéressant de publier X. De plus, la lecture de Tokyo Babylon, qui est un prémice à X, change notre vision des choses sur ce dernier titre et nous permet de réfléchir davantage, ce qui fait de ces deux séries des moments forts.
Code Geass est un projet très ambitieux, c’est un peu un mélange des genres avec du Death Note, le geass étant un pouvoir utilisé pour faire le bien ou le mal, du Gundam et du X, puisqu’on retrouve deux héros que le destin va monter l’un contre l’autre. C’est une série très prestigieuse, publiée chez Kadokawa au Japon. C’est le studio d'animation Sunrise qui s'occupe de l'anime. Toute la crème du Japon a produit cette série et nous trouvions donc logique de l’intégrer au catalogue Tonkam.


             
                 
Certains éditeurs ont décidé de se consacrer, parfois quasi exclusivement, au shôjo. Est ce que cela vous fait défaut?
Directement non, dans la mesure où la vraie force de Tonkam est d’avoir des relations avec les éditeurs Japonais, qui ont très vite été basées sur le principe de la logique éditoriale. Il existe une politique d’auteurs également, mais la cohérence éditoriale avec les Japonais est notre réel point fort. C'est de cette façon que nous suivons, entre autres, Masakazu Katsura, Mitsuru Adachi, Yuu Watase. Beaucoup se tournent vers le shôjo, le yaoi intéresse de plus en plus les éditeurs. Nous, nous restons fidèle à notre politique éditoriale en publiant les titres qui nous paraissent pertinents.
               
              
Vous avez été le tout premier éditeur à publier du yaoï en France en 2000, avec Zetsuai 1989. Quel est votre point de vue sur l’émergence du yaoï en France?
Sebastien Moricard: Les fans de Yaoi ont une particularité: celle d’être très actifs. Le terme « yaoï » a d'ailleurs été déposé en France par eux-mêmes. Mais je ne pense pas que ce genre représente la plus grosse part des ventes shôjos. Ca n’est pas une nouvelle tendance, mais davantage une prise de conscience d'un phénomène qui existait déjà.
                         
                   
Sebastien Agogué nous rejoint et répond également à la question.
                  
                           
Sébastien Agogué: Regardez  le nombre de pages concernant la pétition pour les nouveaux titres yaoï, située est sur notre forum. Elle doit en compter une cinquantaine. Pourtant, c'est ici la seconde version du forum, qui est bien en-dessous de la toute première version. Cela nous montre clairement que les fans de yaoï existent depuis longtemps, et réclament de la lecture. Le phénomène est lancé seulement aujourd'hui, car les éditeurs n'étaient pas certains de réussir dans cette voie. Maintenant, présenter de nouvelles choses aux lecteurs est de plus en plus indispensable, c'est ainsi que ce genre a pu être développé.
                  
                       
Vous êtes un des rares éditeurs à rééditer vos propres séries,  en bunko ou deluxe. Comment fonctionne cette politique commercialement, là où d’autres éditeurs se contentent de voir s’épuiser les stocks?
Sébastien Moricard:  La réponse est un peu technique, elle est liée à l’histoire de Tonkam.
Tonkam est une société familiale, de passionnés. Quatre ou cinq personnes tenaient une librairie. Ils vendaient des palettes entières de mangas en version originale, et se sont dits qu’il était dommage de ne voir le manga qu’à travers une fenêtre restreinte.  Nous voulions nous faire ambassadeur d’une culture et apporter tout ce qu’elle pouvait amener. C’est aussi pour ça que Tonkam est lié au cosplay et à la J-pop. Nous avons été le premier éditeur à publier dans le sens de lecture Japonais, à ajouter la jaquette qui était à l’époque réservée aux éditions deluxe. Le principe était bel et bien d’amener une culture et pas uniquement de traduire un livre. Le marché à pris de l’essor, nous ne pouvions alors plus fonctionner à petite échelle. Nous avons eu l’opportunité, en rejoignant Delcourt, de bénéficier de leurs outils de diffusion et de distribution. Aujourd'hui, nous avons accès à la distribution la plus performante, puisque nous travaillons avec Hachette qui est numéro un,. Delsol est quant à lui le diffuseur qui a le catalogue manga le plus important.
Rééditer des œuvres majeures de notre catalogue est un moyen de faire connaître davantage l‘univers du manga à un nouveau public, qui ne les connait pas encore. De plus, pour nous, rééditer ne veux pas seulement dire réimprimer: nous avons pour coutume d'ajouter du contenu et de se faire plaisir.

             
Sebastien Moricard s’en va. Nous continuons l’interview avec Sebastien Agogué.
                 
                 
Évoquons Jojo’s bizarre adventure, un titre que beaucoup considéraient comme mort commercialement. Il représentait un véritable risque pour vous, notamment en commençant à la cinquième partie. Qu'avez-vous à nous dire sur ce sujet?
Le cas de Golden Wind est intéressant. C’est un choix éditorial pur, comme on l’avait fait précédemment avec la reprise de I’ll. Ces deux titres ont eu une première chance sur le marché, sans avoir eu le succès escompté. Cela s’est conclu par un arrêt de publication. Chez Tonkam, nous apprécions réellement ces titres et pensions à l’époqueque leur arrêt allait créer un réel manque au paysage du manga en France. C'est pour cela que nous avons décidé de les reprendre. Ce qui est intéressant avec Jojo, c’est que cette série est  fragmentée en saisons. On peut alors limiter le risque, comme c’est le cas ici, en se concentrant sur la cinquième saison. Etant donné que J’ai Lu a arrêté de publier la série à la fin de la quatrième saison, cela nous a permis de reprendre les choses proprement.
           

    
    
Comptez-vous publier les autres saisons qui suivent Golden Wind?
Oui, nous allons continuer après Golden Wind, en publiant Stone Ocean (la sixième saison, ndlr), publier Steel Ball Run (septième saison, ndlr). Pour tout vous dire, l’œuvre d’Araki nous intéresse dans son ensemble. Pour le moment il est un peu tôt pour déterminer quelle forme cela va prendre, à savoir si les deux séries vont s’alterner ou se suivre et quel sera leur rythme de parution. Mais une chose est sûre: tout cela ne débutera pas avant 2010. Pour l'instant, on accélère la publication de Golden Wind sur le deuxième semestre 2009, de façon mensuelle, ce qui nous permettra de commencer très tôt la suite.
                   
                     
Peut-on attendre un retour prochain des « Short series » d’Adachi? Qu’en est-il de la reprise de Kimagure Orange Road?
C’est assez compliqué… Nous travaillons sur Short program depuis pas mal de mois. C’est un sujet complexe. Il y a quelques années, l’édition japonaise était présentée comme complète en deux tomes. Nous avions à l’époque sorti cette dernière en trois volumes, pour des raisons économiques. Depuis, un troisième tome est sorti au Japon et un quatrième opus serait en préparation. Face à ces éléments, nous travaillons beaucoup avec l’éditeur Japonais afin de trouver une solution car nous mettons tout en oeuvre pour publier une véritable édition “pour les fans”.
Pour Kimagure, c’est un peu différent. L’auteur avait des problèmes de santé, il y a eu des difficultés administratives. Maintenant que tout cela est réglé, il faut trouver le bon moment pour ajouter dans notre planning une série dont on n'ignore pas la qualité, au public présent et clairement identifié, mais assez limité en nombre du fait du statut de réédition.
          

              
              
Suite à l’émergence du yaoï, ne pensez-vous pas que tous les genres ont été exploités à leur maximum?
Pas du tout. Le manga est un reflet de la société au Japon, qui est elle-même en constante évolution. Par conséquent, il y a toujours de nouveaux genres qui émergent, ou d’anciens qui mutent pour donner de nouvelles choses. Nous avons sans doute fait le tour du pôle des œuvres très commerciales qui rapportent énormément, mais il y a encore des foules de genres qui n’ont pas été essayées.
              
                          
Quel regard portez-vous sur le marché du manga en France? Celui-ci arrive peut-être à saturation?
Plutôt que saturation, je parlerai de maturité. J’ai un regard plutôt positif sur le marché, où l’on a vu tout un écosystème se mettre en place, se structurer et s’équilibrer. A coté des très gros éditeurs se trouvent des structures plus modestes... Le marché français est tout de même divers, et parfois surprenant: un éditeur a publié des mangas en langue bretonne. Que voilà une chose remarquable !
        
                      
Vous avez une publication très diversifiée, avec six labels et une quinzaine de sorties par mois. Comment vous projetez-vous dans l’avenir?
Nous allons continuer sur la même lancée. S'il y a un événement qui rythmera le second semestre, c’est bien Code Geass, un gros lancement: on prévoit le manga, ainsi que l’art book, et bien d'autres choses encore. Notre rythme a toujours été un fleuve sur lequel on glisse, il s’adapte en fonction de nos besoins,  nous ne faisons pas notre planning sur le nombre de titres, mais l’inverse: nous essayons d’être réguliers, et dans le cas où le nombre de titres se bouscule, nous élargissons le planning dans la limite de nos possibilités.
              
                   
Vous évoquiez Code Geass. Plus récemment, il y a eu la sortie en grandes pompes de Special A. Avez-vous d’autres titres à nous annoncer?
Ce n’est pas une révélation, le gros titre à venir est Sakura Gari, qui n’est pas un enjeu commercial comme Code Geass ou Special A, mais qui reste important pour nous à plusieurs degrés. En premier lieu, parce que c’est une œuvre de Yuu Watase, un de nos auteurs fétiches. Ensuite, parce que c’est un titre différent de ce que cette auteure nous a proposé jusqu'à aujourd’hui: c’est une œuvre dans la plus pure tradition de la litterature romantique, avec ce que cela comporte de tragique, de dramatique, et dans laquelle on trouve des personnages contrastés qui luttent avec leurs démons intérieurs.
       

             
                               
Merci beaucoup!
Merci!
    
      
Interview réalisée durant la Japan Expo 2009.

Available in FR

Title Author(s)
COLLECTIF
TADA Kaoru
AMANO Yôichi
MATSUMOTO Taiyo
U-JIN
U-JIN
NANASE Aoi
YUKI Kaori
YUKI Kaori
WATASE Yû
TEZUKA Osamu
YAMAMOTO Naoki
YAMAMOTO Naoki
SHINJO Mayu
WATASE Yû
KAZUMI Yuana
SHINJO Mayu
SHIROW Masamune
LAU Kevin
TEZUKA Osamu
TEZUKA Osamu
TAKAHASHI Rumiko
YUKI Kaori
MINEKURA Kazuya
TAKAGI Ryo
TAKEI Hiroyuki
HOJO Tsukasa
HOJO Tsukasa
CLAMP
A'S Maria - TANIGUCHI Goro
TAKAHASHI Rumiko
CHITOSE Piyoko
Hong Wei Lam - LAU Chris
MAJIKO ! - COLLECTIF
MAJIKO ! - OKOUCHI Ichiro
CLAMP
TAKUMA Tomomasa - GORO Taniguchi
MAJIKO ! - COLLECTIF
YOMINO Atsurô - COLLECTIF
WING Yann Hung - LAU Chris
YUKI Kaori
YUKI Kaori
FUJIWARA Yuka
TEZUKA Osamu
ASADA Hiroyuki
TAKANASHI Mitsuba
ADACHI Mitsuru
SETO Andy
SETO Andy
YU Patrick - LAU Chris
TAMAKI Nozomu
TESHIROGI Shiori - OHTA Yoko
KAZUMI Yuana
MATSUSHITA Yoko
WATASE Yû
YUKIHIRO Utako - TAKADONO Madoka
KATSURA Masakazu
SHIROW Masamune
INADA Kôji - SANJÔ Riku
HIRANO Kohta / HIRANO Kôta
CHITOSE Piyoko
TSUDA Masami
TSUDA Masami
YAMADA Kohtaro - IZAWA Hiroshi
MING Ming
TAKAHASHI Osamu
MORINAGA Ai
YUKI Kaori
MATOH Sanami
HOJO Tsukasa
ITO Junji
COLLECTIF
ITO Junji
ANZAI Nobuyuki
KAZUMI Yuana
SARUWATARI Tetsuya
SARUWATARI Tetsuya
CHITOSE Piyoko
ITO Junji
MATSUMOTO Taiyo
WATASE Yû
WATASE Yû
HIGURI You / HIGURI Yô
OKU Hiroya
OKU Hiroya
OKU Hiroya
KISARAGI Hirotaka
FURUYA Usamaru
IGARASHI Yumiko - IZAWA Man
YUKI Kaori
EGAWA Tatsuya
YUKI Kaori
AKANE Kotetsu - GAINAX
ITO Junji
ADACHI Mitsuru
HONDA Shingo
ITO Junji
KAZUMI Yuana
HIRANO Kohta / HIRANO Kôta
ASÔ Izumi
OBATA Takeshi - HOTTA Yumi
OBATA Takeshi - HOTTA Yumi
TEZUKA Osamu
TEZUKA Osamu
AYATSUJI Yukito - KOJIMA Miyako
YAMAMOTO Hideo
KODAKA Kazuma
AKIYAMA Tamayo
KATSURA Masakazu
KATSURA Masakazu
ASADA Hiroyuki
YAMAMOTO Hideo
KAWASHITA Mizuki
WATASE Yû
CHITOSE Piyoko
YOSHIKAZU Yasuhiko
YOSHIKAZU Yasuhiko
HIWATARI Saki
MURAKAMI Motoka
ADACHI Mitsuru
ARAKI Hirohiko
ARAKI Hirohiko
ITO Junji
ITO Junji
KAZUMI Yuana
KATSURA Masakazu
YUKI Kaori
TESHIROGI Shiori - KABEI Yukako
MATSUMOTO Izumi
MATSUMOTO Izumi - TERADA Kenji
SHINZAWA Motoei
SATO Fumiya - KANARI Yozaburo
TAKAGI Ryo
SETO Andy
KODAKA Kazuma
KATAKURA OOKAMIGUMI Masanori
CLAMP
KAITANI Shinobu
KAITANI Shinobu
KATSURA Masakazu - HAMASAKI
YUKI Kaori
KATSURA Masakazu
KATSURA Masakazu
KANÔ Yasuhiro
TEZUKA Osamu
KOBAYASHI Hiyoko
COLLECTIF
TAKAHASHI Rumiko
TAKAHASHI Rumiko
ITO Junji
FUJIEDA Toru / FUJIEDA Tôru
CHITOSE Piyoko
HOJO Tsukasa
RANN
SHINJO Mayu
N/C - CLAMP
CLAMP
MIYAZAKI Hayao
KAZUMI Yuana
ITO Junji
YUKI Kaori
KODAKA Kazuma
IKEGAMI Ryoichi / IKEGAMI Ryôichi
SATÔ Zakuri
YUKI Kaori
NAKAJO Hisaya
NAKAJO Hisaya
NAKAJO Hisaya
HAMAMOTO Ryûsuke - GAINAX
AIHARA Miki
TEZUKA Osamu
TAKAGI Ryo
KANÔ Yasuhiro
TAKAGI Ryo
NANPEI Yamada
MATSUMOTO Taiyo
AIHARA Miki
CLAMP
HOJO Tsukasa
ITO Junji
CLAMP
MORITA Masanori
IKEDA Akihisa
IKEDA Akihisa
IKEDA Akihisa
HIWATARI Saki
HIWATARI Saki
WATASE Yû
ISHIKAWA Emi
AKIYAMA Tamayo
HIGURI You / HIGURI Yô
MINAMI Maki
KATSURA Masakazu
MORITA Masanori
ADACHI Mitsuru
ADACHI Mitsuru
TEZUKA Osamu
KANÔ Yasuhiro
HOJO Tsukasa
MINAMI Maki
ITO Junji
ITO Junji
KAWAGUCHI Kaiji
MINAMI Maki
MORI Hideki - SAKEMI Kenichi
NAKAJO Hisaya
EGAWA Tatsuya
HOJO Tsukasa
YUKI Kaori
SHIMIZU Reiko
SETO Andy - WANG Dulu
YABUKI Kentaro - HASEMI Saki
CLAMP
CLAMP
ITO Junji
SARUWATARI Tetsuya
TAKAHASHI Rumiko
NIGHTOW Yasuhiro
NIGHTOW Yasuhiro
COLLECTIF
N/C
U-JIN
INOUE Takehiko
YUKI Kaori
KATSURA Masakazu
KATSURA Masakazu - TOMITA Sukehiro
KATSURA Masakazu
MORINAGA Ai
ITO Junji
ITO Junji
FUJIMIYA Ayu
CLAMP
CLAMP
YUGO Yuki - TABATA Yoshiaki
CLAMP
CLAMP
WATASE Yû
KATSURA Masakazu
KATSURA Masakazu
OZAKI Minami

Enigma

D'où vient cette réplique ?
Mais comme il est gentil, il ne me frappe pas au visage...
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