20th Century Boys - Actualité manga

20th Century Boys

Critique de la série manga

Publiée le Lundi, 30 June 2014

Oulah ... Qu'est-ce que ça va être difficile de parler de ce manga !
Vais je réussir à trouver les mots pour décrire toutes les émotions qu'il m'a procurées ?
Vais je réussir à résumer ce scénario si bien pensé, si plein de rebondissements, d'imprévus, de coups de théâtre ?
Non, impossible, tout simplement parce que je n'ai même pas un millième du génie narratif de Naoki Urasawa.
Enfin, je peux quand même vous dire que cette série est indispensable, tant son histoire est prenante et bien pensée.
Après un "Monster" qui m'avait bouleversé, Naoki Urasawa réussit à aller bien plus loin avec 20th Century Boys, qui m’a totalement sublimé de par son ambiance, ses protagonistes, son intrigue et son graphisme.
Quand je lis 20th, mon imagination, bien aidée par la narration sans faille du mangaka, me transporte dans l'univers quasi apocalyptique de l'œuvre, si bien retranscrit par le trait d’Urasawa qu’on s’y croirait. Quand je lis 20th, je ne suis plus un simple spectateur, je deviens un acteur du manga à part entière, aux côtés de Kenji, Kanna et Otcho.
Un autre point fort de ce manga presque parfait : la multitude des personnages. Il y en a pour tous les goûts, et chacun ont une histoire propre, une psychologie fouillée, que ce soit du côté des "gentils" que celui des "méchants". D’ailleurs, bien qu’au premier abord on pourrait croire que les camps sont clairement définis, on ne peut pas vraiment dire qu’il y ait de réels « méchants » dans ce manga … Au bout de 22 tomes, je doute encore du fait que Ami soit réellement le « mal absolu » comme la Bande à Kenji s’évertue à le décrire. C’est d’ailleurs ce qui fait une des forces du manga : son ambiguïté, ses mystères.
Mais 20th Century Boys ne serait rien sans son scénario digne des plus grands thrillers, tous supports confondus. Et l’exercice est d’autant plus impressionnant au vu de la longueur de la série : Naoki Urasawa maîtrise son intrigue de bout en bout, et parvient à retenir toute l’attention du lecteur durant 22 tomes, sans presque aucune baisse de régime. M’est avis que c’est bien plus dur que de le faire le temps d’un film, ou d’un bouquin.



C'est pour cela que la lecture de 20th requiert également une bonne mémoire, car il faut se souvenir de faits et gestes des personnages, de leurs histoires. Car même si ceux-ci peuvent avoir l'air bénins, ils peuvent se révéler primordiaux 10 tomes plus loin.
La performance scénaristique d’Urasawa est donc vraiment époustouflante, et c’est pour cela qu’on déplorera d’autant plus sa fin beaucoup trop ouverte. Après Monster, dont le dénouement était pour ma part assez décevant, n’éclaircissant pas tous les recoins encore obscurs du scénario, celui de 20th Century Boys est carrément frustrant ! Presque aucun mystère n’est élucidé, et on regrettera beaucoup de ne pas connaître l’identité d’Ami, après avoir attendu LA révélation pendant 22 tomes ! Heureusement, sous la pression des fans en colère, Naoki Urasawa a depuis peu dessiné 21st Century Boys, court récit de 2 tomes, qui reprend 20th Century Boys là où le 22ème volume s’était arrêté, et accordera à l’œuvre une conclusion plus décente.



Graphiquement c’est, comme à l’accoutumée avec Urasawa, irréprochable. Le mangaka possède un style qui lui est propre, reconnaissable entre tous. De même pour les protagonistes, qui se reconnaissent au premier coup d’œil, grâce à des chara-design toujours renouvelés et spécifiques.
Niveau trames et décors, le travail des assistants est tout aussi bon que celui du maître. 20th Century Boys se déroule parfois dans des lieux connus (le Vatican, l’expo universelle d’Osaka …), et ceux-ci sont parfaitement retranscrits sur le papier.
De même pour la mise en page, parfaitement maîtrisée par Urasawa, qui donne une ampleur encore plus forte au déroulement de l'action.
Vous l'aurez compris, je suis vite tombé amoureux de ce manga, dont les qualités sont multiples et les défauts quasi inexistants.
On peut d'autant plus déplorer la piètre qualité de l'édition de Panini, qui n'est pas digne du manga édité.



En effet, pour ce prix-là (9€, alors qu'il n'y a jamais de pages en couleurs) on est en droit de s'attendre à du papier de meilleure qualité. Ensuite les traductions du japonais en dehors des cases (affiches, lettres, pubs ...) ne sont pas traduites sur le manga, mais entre les cases, écrites en tout petit, signalées par un astérisque. Et franchement, c'est désagréable et ça hache la lecture.
A cela, ajoutez quelques fautes d'orthographes et de conjugaison par-ci par-là et vous obtenez l'édition de Panini.



Si cette chronique a suscité votre intérêt pour ce manga, je vous invite à poursuivre votre découverte dans le Dossier 20th Century Boys rédigé par Blacksheep, qui vous permettra de mieux appréhender l’univers poussé de ce merveilleux manga.


Chroniqueur: Crack


Note de la rédaction
Note des lecteurs
17.77/20







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