Jusqu’à ce que la mort nous sépare - Actualité manga

Jusqu’à ce que la mort nous sépare

Critique de la série manga

Publiée le Lundi, 15 August 2016

Série prenante et surprenante, cette longue série proposée par Ki-oon, comptant pas moins de 26 tomes est l’œuvre de deux auteurs aux talents divers : Hiroshi Takashige au scénario et « Double S » aux dessins.
Derrière ce titre énigmatique se cache une série d'actions au rythme endiablé, nous proposant de nombreux personnages charismatiques et travaillés...de quoi nous tenir en haleine du début à la fin !

Haruka Toyama est une jeune fille qui possède l'incroyable don de lire l'avenir, mais ce don s'apparente pour elle à une malédiction : ayant perdu ses parents elle est la cible de nombreuses organisations voulant s'emparer de son pouvoir. Elle croise la route de Mamoru Hijikata, un aveugle qui va la protéger jusqu'à ce que la mort les sépare ! En effet Mamoru est un redoutable sabreur craint dans le milieu des assassins, il fait partie d'une organisation acceptant des contrats pour punir les criminels, mais refusant de tuer.
Aidé par de nombreux alliés y compris faisant partie du gouvernement, Mamoru va entrer en guerre contre un clan surpuissant venant d'un pays d'Afrique. Ce n'est que le début d'une longue croisade !

Ce qui fait de cette série un titre aussi prenant et surprenant ce sont ses oppositions ! Opposition dans les personnages principaux notamment : un samouraï aveugle froid et bourru, peu bavard protégeant une frêle jeune fille rayonnante. Ce genre de binôme n'est pas forcément original, mais il fonctionne ici parfaitement. Tous deux se domptant mutuellement avec le temps, Mamoru s'adoucissant alors que Haruka va se renforcer.
Vient ensuite l'opposition de genre…alors que la série se veut très contemporaine, notamment grâce à l'utilisation d'armes et gadgets à la pointe de la technologie utilisée par toutes les organisations apparaissant dans le titre, qu'elles soient alliées ou ennemis, notre héros lui ne se sert que d'un sabre pour imposer sa supériorité (qui se veut écrasante la plupart du temps). Ce samouraï des temps modernes possède une classe et un charisme incroyable et c'est en grande partie sur ses épaules que va reposer le titre.
Mais ce qui fait également la force du titre c'est justement la multitude de personnages gravitant autour de nos deux héros...au fil des tomes on va croiser la route de mercenaires tous plus forts et tous plus charismatiques les uns que les autres, un véritable florilège de tueurs et de mercenaires. Par cet aspect le titre rappelle quelque peu City Hunter, le côté humoristique en moins, car qu'on ne s'y trompe pas, ici on n'est pas là pour rigoler, le titre se prend au sérieux, peut être même un peu trop, ce qui pourrait déplaire à certains. Car à trop se prendre au sérieux les prouesses des personnages en perdent leur crédibilité...mais qu'importe.

Ce qui séduit également dans ce titre c'est l'action omniprésente qu'on trouve à chaque tome, d'autant que cette dernière est diablement mise en scène par un Double S qui nous gatte de son talent ! Courses poursuites, fusillades, duels à l'arme blanche ou affrontement de professionnels utilisant tout type d'armes...nous sommes servis et on ne s'ennuie à aucun moment.

Mais si le titre se veut particulièrement attractif dans sa première partie, il fait moins l’unanimité dans sa seconde et encore moins dans sa troisième et dernière partie.
La première moitié de la série, voir davantage, ce n'est que du bonheur, puis vient une unité africaine qui s'en prend au lycée dans lequel se trouve Haruka et à partir de là les choses, non seulement commencent à traîner en longueur, mais on a surtout l'impression que les auteurs étirent au maximum leur titre malgré une baisse de qualité (bien qu'à ce stade cela reste tout à fait correct).
Mais la dernière partie, opposant nos héros et leurs nombreux alliés à un tyran Africain aux capacités surhumaines, va sans doute trop loin. On y perd au final tout l'aspect réaliste qui était une des qualités de la série et là pour ce qui est de traîner en longueur, on passe un cap !
Tout ça nous conduira malheureusement à une conclusion bien fade et particulièrement décevante, bien loin du niveau global de la série.

Le graphisme est, il faut le reconnaître, de très haute volée, il est soigné et le dessinateur Double S parvient à donner vie à des personnages réussis et charismatiques, et surtout il parvient à insuffler un dynamisme incroyable dans son titre.

Jusqu'à ce que la mort nous sépare est une série de grande qualité, qui vous fera vivre de grands moments, et avec le recul on préférera se souvenir du titre passionnant des premiers tomes et de ne pas trop lui tenir rigueur de cette fin bâclée.


Chroniqueur: Erkael


Note de la rédaction
Note des lecteurs
17.27/20







Evolution des notes des volumes selon les chroniques:

18.00,15.00,14.00,14.00,14.00,15.00,16.00,16.00,17.00,17.00,16.00,14.00,16.00,13.00,12.00,8.00,13.00,15.00,13.00,14.00,15.00,14.00,15.00,15.00,13.00,6.00

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