Jusqu’à ce que la mort nous sépare Vol.16 - Actualité manga

Jusqu’à ce que la mort nous sépare Vol.16

Critique du volume manga

Publiée le Vendredi, 24 August 2012

Ce qui est formidable avec ce tome de Jusqu'à ce que la mort nous sépare, c'est que le scénariste fait dire à l'un de ses personnages ce que l'on pense depuis quelques volumes : "C'est tout de même ridicule, de soi-disant adultes qui se rassemblent dans un lycée pour s'entretuer !"

On n'aurait pas dit mieux, tant la série a baissé en qualité depuis le début de l'arc en cours. Mais commençons par le commencement : le précédent tome laissait Jésus et Mamoru dans une position difficile, ce dernier étant même sur le point de se faire capturer par l'ennemi. Anna met alors au point un plan : se servir des pouvoirs de prescience de Haruka pour s'en sortir. Voilà voilà. Et pendant ce temps, un peu partout, des gens se mettent sur la gueule tandis qu'on essaie toujours de cerner quel est l'objectif exact de chacun. Les Twenty-Four, les Trumps et les alliés de Haruka se croisent et se battent joyeusement, tandis que le lecteur essaie désespérément de savoir où le scénariste veut en venir.
Pour tenter de justifier ce fourre-tout, Hiroshi Takashige tente vaguement d'apporter un certain background à quelques protagonistes en leur offrant, le temps d'une ou deux phrases balancées ça et là, des motivations qui prêteront le plus souvent à sourire tant elles accumulent les plus gros clichés du genre. Que l'un se batte à fond pour sortir son peuple de la misère, passe encore, mais qu'une autre se batte simplement par fierté ou parce que "olala, le méchant a nommé une personne qui m'est chère par un surnom qu'elle déteste" a quelque chose d'assez facile et ridicule. Ona bien du mal à s'intéresser aux bombreux individus mis en scène, et à vrai dire, seul Zelm, l'instructeur des Trumps, s'en sort à peu près.
Mais le plus gros problème de tout ça, c'est que pendant ce temps, le semblant d'histoire de cet arc n'avance pas d'un poil !

A défaut d'avoir ici un scénario qui tient la route ou qui avance, on espère alors pouvoir se rabattre une énième fois sur les talents de dessinateur de Double-S, histoire d'avoir notre dose d'action bien fichue. Mais quand on voit l'auteur déclarer ne plus réussir à dessiner avec plaisir et passion, on comprend que la seule qualité qui reste à la série est en danger. Et ça se confirme rapidement : jamais les scènes d'action n'avaient été aussi soporifiques, le dessinateur se contentant du minimum, que ce soit dans le découpage ou dans le dessin en lui-même, qui souffre à plusieurs reprises de grosses inégalités ou d'un relâchement total (on restera notamment un peu consterné par le combat dans le noir). Double-S ne prend même pas la peine d'effectuer un minimum de transition quand il passe d'un combat à l'autre, ce qui rend vite le tout saoulant, et les scènes de combat sont réduites à peau de chagrin, expédiées, jamais prenantes et immersives, et même pas rattrapées par les armes de haute technologie (dont les caractéristiques plus improbables que jamais et les explications techniques a moitié incompréhensibles rapprochent toujours plus le titre d'une parodie de manga d'action), mal mises en avant.

La série franchit donc ici cette barrière de la médiocrité avec laquelle elle flirtait depuis quelque temps, et le dessin lui-même, qui ne respire plus du tout la passion, ne parvient plus à éviter le naufrage : ce volume est plat aussi bien scénaristiquement que visuellement, enchaîne les facilités et les répliques clichés, et l'on s'ennuie comme jamais en ne comprenant toujours pas où tout cela va mener... Les auteurs le savent-ils eux-mêmes ?


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

8 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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