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Dossier manga - Japan Expo 2014 - Deuxième Partie

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Sommaire

Comme promis, nous continuons cette semaine notre tour d'horizon de Japan Expo 2014 avec cette deuxième partie qui, comme vous pourrez le constater, mettra l'accent sur les nombreux évènements réalisés par les Japonais eux-mêmes sur l'évènement. Nous reviendrons ainsi sur l'impressionnante affiche musicale de cette quinzième édition, sur la mode avec un nouvel espace dédié et plusieurs défilés, et sur la culture nippone dans son ensemble, qu'elle soit d'hier, d'aujourd'hui ou de demain.
    
Mais Japan Expo, c'est aussi une très vaste communauté de fans français et européens, qui exprime leur amour pour le pays du Soleil Levant par le biais de nombreuses créations, en se réunissant dans des associations pour réaliser des animations et autres expositions, et bien sûr en incarnant leur héros favori par le biais du cosplay !
    
   
Et si vous avez manqué la première partie du dossier, c'est par ICI que ça se passe !
    
    

En avant la musique !

    
Le quinzième anniversaire de Japan Expo fut marqué par la venue d’un grand nombre d’invités musicaux. Là où chaque année il est simple de mémoriser les musiciens qui marqueront leur édition, ce nouvel Impact fut une autre paire de manche tant une trentaine de représentants de la scène musicale japonaise ont répondu à l’appel. Et plus que jamais, Japan Expo a couvert tous les horizons du quatrième art japonais, en allant de la musique traditionnelle aux compositions plus électroniques, et en conviant des figures célèbres comme des groupes débutants. En outre, il y en avait pour tous les goûts, si bien qu’assister à chaque performance était chose difficile.
   
    

A l’honneur : La gent féminine, et la Légende

   
Une fois n’est pas coutume, l’invité d’honneur de cette édition s’est traduit par de la J-Pop, un genre accessible et représentatif de la culture populaire japonaise. L’innovation est venue du fait que non pas un, mais deux groupes ont constitué l’invité musical privilégié de cette année 2014. Les Berryz Kobo et les °C-ute ont associé leurs talents pour offrir conférences et séances de dédicaces. Et comme chaque année, l’invité d’honneur a droit à son concert en marge du festival, celui-ci s’étant tenu le 3 juillet. Les deux groupes n’en sont pas à leurs débuts et ont déjà signé de nombreux albums. C’était alors l’occasion pour les visiteurs d’admirer ces demoiselles et leur prestation rafraîchissante, même si les amateurs de musique japonaise plus pêchue se sont sans doute sentis lésés par cette énième mise en avant d’un girls-band, alors que l’art musical nippon est bien plus étendu que ça.
   
     
    
Et puisque nous sommes dans la gente féminine, un autre groupe a fait parler de lui, un trio plus particulièrement. Beaucoup l'ont connu pour le second ending de l’anime Black Butler, c’est bien entendu Kalafina et ses compositions mélodieuses qui est venu au contact de ses fans français. Deux options s’offraient à ceux qui souhaitaient repartir avec une signature des trois artistes : un peu de chance au point dédicace, ou pour tout achat d’un produit à l’effigie du groupe sur le stand All the Anime.
   
   
    
N’oublions pas non plus la venue de l’une des légendes de la musique japonaise en la personne de Yoshiki. Invité Spécial de cette édition, le leader du groupe X-Japan, pionnier du Visual-kei, est venu rencontrer ses fans, non pas pour un showcase, mais fut le centre de différents évènements donc conférences et séances photo. Un invité aussi prestigieux qu’agréable qui a su faire honneur à la légende qu’il représente.
     
Enfin, le quatuor 1000say a su se démarquer à sa manière, durant le festival. Man, Api, Michelle et Non étaient de retour cette année, certes pour un showcase électro-pop, mais avant tout au poste de reporters officiels du festival. Certains les ont peut-être aperçus déambuler dans les allées de Japan Expo, tant le groupe s’est parfaitement prêté au jeu. Notons d’ailleurs qu’il s’agit de la seconde venue du groupe sur le salon, la première datant de 2011.
     
    
   

J-Pop et J-Rock, toujours présents !

    
Si les invités musicaux étaient de tous horizons musicaux, les deux grands genres ont été représentés dignement, afin d’offrir aux visiteurs un bon aperçu de ce qu’est la pop et le rock musique au Pays du Soleil Levant. En plus des invités d’honneurs, d’autres girls-band ont proposé des démonstrations de leurs performances,  notamment les Nogizaka46 ou les Orange Port. Des venues qui prouvent que la SEFA ne craint pas la saturation. Mais pour ceux à qui ces groupes d’idoles donneraient de l’urticaire, les Gacharic Spin ont proposé une expérience intéressante, plus colorée et teintée d’une personnalité très « kawaii ». Le groupe, plus orienté rock à la manière de Scandal, a certainement ravi les amateurs de compositions déjantées.
    
La J-pop ne se limite pas aux girls-band, bien au contraire. Ainsi, la ravissante Shoko Nakagawa, alias Shokotan, est venue rencontrer ses fans français. Nous la connaissons notamment pour quelques-uns de ses génériques de Gurren Lagann ou FullMetal Alchemist : Brotherhood. L’idole nous a prouvé sa qualité d’otaku en reprenant ses génériques phares et en interprétant quelques opening cultes, comme ceux de Saint Seiya, Sailor Moon ou Evangelion. Pour cette prestation, Shokotan semblait émue de rencontrer son public français, et celui-ci enthousiaste à partager cet instant musical avec l’artiste. Fait amusant, la mère de Shoko elle-même était présente pour supporter sa fille !
    
   
     
La musique alternative, se détachant des grandes catégories, a eu droit à ses représentants, notamment avec Moumoon, un duo qui a proposé un instant de calme sur ses mélodies apaisantes et la douce voix de Yuka, sa chanteuse, dont la particularité est d’avoir un anglais parfaitement prononcé et chanté. Puis, orienté vers un rock plus ouvert, Rhythmic Toy World a enflammé sa salle avec un show très dynamique, au point que Mimpei Kishi, l’un des guitaristes, ait encouragé à plusieurs reprises le public de s’élever avec le groupe. Très en phase avec ses auditeurs, les artistes ont partagé un moment privilégié avec leurs fans, comme ceux qui les découvraient à cette occasion.
     
     
  

Quelques marginaux à l’horizon…

      
Comme chaque année, Japan Expo a accueilli des groupes moins accessibles, un peu l’équivalent du Metal en France. Le Visual-kei, ce genre musical si particulier partants des différentes inspirations rock en misant grandement sur des caractéristiques visuelles et vestimentaires, fut représenté cette année par NoGoD dont l’univers esthétique de Dancho, le chanteur, semble tout droit tiré de l’empreinte visuelle de Tim Burton. Avec ses compositions endiablées puisant aussi bien dans le Heavy-Metal que dans le J-Rock, le groupe s’est illustré pour la première fois devant son public français. En parallèle, le groupe Kasstrick Bacteria a lui aussi proposé showcase et dédicace. Fier représentants du rock industriel qui n’est pas sans rappeler le quatuor désormais séparé D’espairsRay, les visiteurs ont pu découvrir cette ambiance musicale si particulière… mais véritablement entraînante !
    
    
     
Notons enfin la présence de Kamijo pour une unique séance de dédicace le jeudi. Et pour cause, l’artiste s’illustrait le lendemain sur la scène du Divan du Monde, à Paris. Pas de quoi véritablement découvrir cet artiste, prestigieux puisqu’il n’est autre que le chanteur du groupe Versailles, mais une bonne occasion pour les fans de repartir avec une dédicace. Pour rappel, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Kamijo début juin (lire l'interview).
   
    
      

Dépaysement culturel par la tradition !

    
Entre Pop et Rock, n’oublions pas la musique traditionnelle japonaise qui s’est vue représentée par une poignée d’artistes. Celui qui a le plus fait parler de lui est sans nul doute Wagakkiband, une troupe qui n’en est qu’à son premier album et mélange habilement musique traditionnelle et musique moderne, un constat qui se fait par le chant atypique de Yuko Suzuhana et la présence d’instruments traditionnels  et de guitares électriques. Envoûtant, le groupe fut présent le samedi afin de rappeler aux visiteurs que la musique japonaise ne passe pas que par ses girls-band ou son J-Rock. Megumi Abiko, elle, fut présenté trois jours durant afin de présenter le sanshin et le shamisen, deux instruments qui ne vous parlent peut-être pas beaucoup, l’occasion justement de découvrir l’étendue des pans traditionnels du quatrième art nippon. En termes d’instruments, difficile de passer à côté des taiko, souvent présents à Japan Expo. Ces tambours, instruments de rythme à la gloire de la déesse Amaterasu, furent mis en valeur par la troupe Satsuma Sendai Odoridaiko. Et parce que la musique traditionnelle japonaise, c’est ces chants aussi déroutants qu’envoûtants, Yuki Tokunaga a fait découvrir l’enka. Jeune de 19 ans, l’artiste a démontré tout son amour pour les traditions de son pays.
    
    
   
Plus que jamais, Japan Expo a couvert cette année les différents pans musicaux de la culture japonaise, de la J-Pop à la musique traditionnelle tout en passant par le rock. Chacun pouvait y trouver son compte et plus que d’assister aux prestations des artistes que l’on aime, l’occasion était idéale pour découvrir différents aspects musicaux et élargir ses horizons. Le festival a donc su honorer dignement son contrat quant au quota d’invité musiciens, malgré des conditions de showcase par toujours évidentes, comme une acoustique qui ne jouait pas en faveur des artistes.
   
   
Partie réalisée par Takato.

© Manga News 2014

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