Dossier manga - Resident Evil - Heavenly Island
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Publié le Vendredi, 22 December 2017


La formule Resident Evil


Depuis sont premier épisode, Resident Evil respecte une certaine formule, ou du moins des codes réitérés régulièrement, donnant l'impression d'une coutume au sein de la saga. Quelle que soit le début de chaque épisode, le joueur familier avec la licence est habitué à visiter des endroits lugubres et peu habités, du manoir Spencer aux villages espagnols et africains contaminés, ainsi que des laboratoires désaffectés où subsistent les restes des expérimentations d'Umbrella ou de ses successeurs.
Un certain respect de cette formule réside dans Heavenly Island qui, sous ses airs de pale série horrifique aux intentions frivoles, cherche progressivement à planter une intrigue fidèle à Resident Evil, devant laquelle les lecteurs verraient l'évidence du rapport entre le manga et les jeux-vidéo développés et édités par Capcom.

D'abord, derrière le pitch de l'émission Idol Survival, nous sont montrés certains environnements glauques ou faisant référence au passé de la saga, à plusieurs reprises. Le petit village d'autochtones rappelle ces coins éloignés de Resident Evil 5, tandis que la grotte reste un environnement déjà vu au sein de la licence. Vient ensuite « Harpouilleux », une élément infecté qui apparaît assez rapidement et qui prendra en chasse à plusieurs reprises les deux protagonistes, Mayu et Tominaga, pour leur faire de belles frayeurs. Un colosse contaminé et menaçant qui poursuit les protagonistes... n'est-ce pas une facette, certe très caractéristique du cinéma d'horreur, déjà vue à plusieurs reprises dans la saga ? Nemesis est évidemment l'exemple le plus flagrant, bien que Resident Evil ait remit aux goûts du jour ce concept dans le septième épisode en la personnage de Jack Baker, patriarche de la famille dérangée avec laquelle Ethan va passer une très longue nuit... Le DLC du jeu, La Fin de Zoé, dernièrement sorti à l'heure où ces lignes sont écrites, n'a pas hésité à réintroduire un élément similaire avec le terrifiant « monstre du marais ». Alors, Harpouilleux réutilise simplement un élément classique de la série et a son efficacité dans la dimension course-poursuite qu'il apporte aux passages le concernant.



La dernière partie du récit s'inscrit parfaitement dans les codes de Resident Evil tant elle représente ce qu'on retrouve dans les jeux depuis quelques années. Dès l'intervention du BSAA, le scénario prend des allures plus violente, n'hésitant pas à présenter des affrontements armés et plus grandiloquent. En tentant de rester évasif pour laisser intact les quelques surprises de la fin, on peut affirmer que les deux derniers opus ressemblent bel et bien à toute fin de Resident Evil : découverte d'un lieu caché où résident les secrets du scénario, présentation de l'antagoniste, rebondissements et complots en tout genre autour des différentes factions, et bataille féroce comme une bestiole gigantesque. Ceux qui apprécient la formule des jeux trouveront alors un divertissement plus convainquant dans les derniers tomes qui appliquent à la lettre la recette de Capcom. Un point qui fait office de qualité puisque cette formule permet de mettre de côté la naïveté du parcours de Tominaga et Mayu dans les deux premiers tomes, pour aborder quelque chose de plus sombre et prenant, qui permet aussi de mêler ces deux personnages à l'engrenage sans fin des manigances du monde de Resident Evil.

En terme d'ambiance, difficile de dire que Heavenly Island nous procure les frissons que pouvaient proposer les premiers épisodes. Les environnements, peu sombres, ne se prêtent pas à l'angoisse et malgré une évidente dimension survie dans les trois premiers opus, la peur très caractéristiques des opus sur PS One ne se montre pas, ici, le médium étant totalement différent. Marhawa Desire tentait quelque chose qui s'en approchait pourtant, notamment en plaçant des personnages presque désarmés face à des zombies dans des lieux sinistres. Ici, l’œuvre de Naoki Serizawa privilégie les courses-poursuites et les mésaventures durant lesquelles chacun des personnages phares devra tenter de survivre. L'action domine donc largement, et de deux manières distinctes. Dès lors que le BSAA entrera en scène à la fin du récit, l'heure sera aux règlements de compte lourdement armés, les mitraillettes et autres lances-roquettes étant les meilleurs armes des protagonistes, schéma totalement en phase avec les épisodes 5 et 6 de la série. Mais sur les début, l'action a une dimension aventure, elle existe dans les différentes cabrioles des personnages qui se montrent, contre toute-attente, très agile dès lors qu'il s'agit d'échapper à son prédateur. En un sein, le scénario prend pour thème la survie, littéralement et sans artifice, une optique qui fait assez bien écho avec le concept d'Idol Survival où les candidates devaient initialement survivre à la manière d'un Koh Lanta. Ainsi, même dans ses ambiances, Heavenly Island parvient à correspondre aux différentes identités de la saga Resident Evil.
  
  
  

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