Héros Modestes (Modest Heroes) : Ponoc Short Films Theatre - Actualité manga
Dossier manga - Héros Modestes (Modest Heroes) : Ponoc Short Films Theatre
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Publié le Vendredi, 04 October 2019


Life Ain't Gonna Lose (La vie ne perdra pas / Samurai Egg)


Tout commence par une scène dans une salle d'hôpital pour enfants, où chacun est là pour une allergie, une maladie. Et pendant que certains enfants veulent positiver, un autre, dans son coin, se tord de douleur.

Petit garçon de primaire, Shun doit vivre quotidiennement avec son allergie à l'oeuf, une allergie si grave qu'il pourrait être tuée par un simple contact avec un camarade de classe ayant mangé de l'oeuf dur avec ses mains. La situation est forcément complexe : il faut faire attention à tout, surtout aux aliments où l'oeuf est omniprésent. Mais dans ce quotidien souvent éprouvant et où il tâche de vivre normalement, l'enfant peut, en permanence, compter sur le soutien et l'attention de sa mère.





Le deuxième court-métrage de Héros Modestes nous présente un autre type d'héroïsme aussi simple qu'essentiel : l'héroïsme d'un petit garçon, au quotidien, face à la maladie qui l'empêche de faire et de manger bien des choses, et l'héroïsme d'une mère qui fait tout pour son enfant : veiller sur lui aux urgences et à l'hôpital, lui rappeler ses piqûres, faire attention à tout ce qu'il mange en permanence au point de toujours lui préparer ses paniers-repas et d'être un peu brutale quand elle l'empêche, pour son bien, de manger un biscuit... Mais cette mère, hyper active dans la vie (elle danse, etc), veille aussi à ce que son enfant ne soit pas exclus, fait des sorties avec lui, souhaite qu'il face des excursions en toute normalité à l'école... Il lui arrivera forcément de faire des erreurs, mais elle fait tout pour lui et il le lui rend bien. Un héroïsme du quotidien on ne peut plus simple, et d'autant plus touchant quand on sait que ce court-métrage est basé sur une histoire vraie, celle d'une famille qui vit à Tôkyô et qui a su toucher le producteur Yoshiaki Nishimura et le réalisateur Yoshiyuki Momose.

Visuellement, le style se veut un petit peu plus pastel et relâché que dans le premier court-métrage, avec quelques belles envolées d'animation où l'on sent que Momose a souvent travaillé avec Isao Takahata et fut son assistant.

A l'instar de Takahata, Momose semble ici tenter de nouvelles approches de l'animation, et si certaines scènes rappellent un peu son maître (par exemple, le rendu dingue de la petite course de Shun dans l'escalier a des airs de la course de Kaguya dans le Conte de la princesse Kaguya), ce qui frappe peut-être encore plus est le réalisme que Momose cherche à insuffler dans les mouvements des personnages. Ajoutons à cela plusieurs très beaux petits effets de mouvements de caméras, comme des sortes de mini-travellings, et l'on obtient un très intéressant et emballant rendu visuel.





Rendu qui se voit encore mieux porté par les musiques (souvent du piano, un peu de la guitare, et de la batterie aussi au générique de fin) aussi pure que belles et franches de Masanori Shimada (compositeur qui signe ici sa toute première bande-son faite à 100% par lui, même s'il avait déjà travaillé auparavant sur des arrangements pour des opening de Gintama, FMA Brotherhood ou le film Pokémon Arceus).
  
  


© by Ponoc

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