Sword Art Online - Arcs Aincrad & ALfheim - Actualité manga
Dossier manga - Sword Art Online - Arcs Aincrad & ALfheim

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Sommaire

Publié le Vendredi, 01 January 2016


Les adaptations manga


La quasi-totalité des arcs de la saga possède son adaptation manga et d’autres œuvres alternatives ont même vu le jour. Mais puisque nous avons orienté ce premier dossier sur les arcs Aincrad et Fairy Dance, c’est sur cette fois que nous allons poursuivre et gardons certains titres de côté pour le moment où ils auront suffisamment avancé…

Le premier manga voit le jour en 2012, soit pour répondre à un projet d’envergure autour des romans de Reki Kawahara. Au dessin, une certaine Tamako Nakamura s’illustre, un premier travail dont le romancier est très fier tandis qu’on pourra souligner la grande différence esthétique entre le trait de la mangaka et celui d’abec. Le dessin est d’ailleurs la seule particularité de cette courte œuvre en deux tomes et traduit surtout les maladresses d’une auteure débutante. Arrière-plans souvent vides, problèmes de physionomies du côté des personnages, manque d’audace dans les scènes d’actions… Cette première adaptation a difficilement trouvé un public et les fans eux-mêmes ont tendance à la critiquer avec virulence. Mais qu’à cela ne tienne, le scénario de ces deux opus pourrait difficilement être remis en question sachant que l’auteure adapte scrupuleusement le tout premier roman de la série en s’intéressant de manière très fidèle à ses événements. Ainsi, si le style visuel de Tamako Nakamura n’est pas simple d’accès, il serait difficile d’avoir cherché à coller au matériau d’origine plutôt qu’au dessin animé.





Pour rattraper le semi-échec de la première monture, un autre mangaka fut sélectionné pour Fairy Dance, et adaptera même plus tard l’arc Mother Rosario. Tsubasa Hazuki est un choix plus conforme par rapport à la charte artistique du light novel car là où une simple adaptation de roman laisse libre cours à l’imagination et aux choix visuels, il en est tout autre pour un light novel qui impose immédiatement un design et un style. Et tout en se montrant très fidèle au roman, l’auteur cherche à explorer à sa manière les mondes virtuels en travaillant notamment ses pages d’action et ses décors tout en proposant un design plus proche de celui d’abec. Certaines facilités de mise en scène et un character-design trop lisse peuvent constituer des défauts mais ce qui se ressent avant tout et surtout, c’est la conformité à l’œuvre de Reki Kawahara.





Le dernier titre que nous traiterons dans ce premier dossier est Sword Art Online : Progressive, une adaptation du light novel éponyme qui cherche à enrichir l’arc Aincrad. Retour à la case départ donc, si bien que le choix d’Ototo de proposer la série moins d’un an après l’adaptation du premier arc est des plus judicieux.

Il est difficile de juger la qualité du titre de Kiseki Himura sur le plan de l’adaptation puisque le light novel Progressive est encore inédit en France à l’heure où ces lignes sont écrites. Néanmoins, le changement par rapport aux autres titres graphiques est net : le dessin n’aura jamais été si propre, et le récit prend son temps pour développer les premières aventures de Kirito et Asuna. Car cette fois, c’est l’avancée des premiers étages qui est narrée et pour cela, Reki Kawahara a développé tout son univers en mettant temporairement de côté certaines thématiques de sa saga pour mieux décortiquer le jeu en lui-même. Pour honorer cette volonté, le mangaka mise sur la cohérence graphique avec l’univers et utilise un dessin par ordinateur qui permet de dépeindre aussi bien les personnages que les univers. Difficile alors d’être rebutés visuels, et le fait que le manga prenne son temps et insiste sur les personnages rend le tout plus digeste là où les précédents manga ont connu un rythme effréné. Certains disent que Progressive est l’occasion pour les réfractaires de SAO à réessayer l’aventure, et cela est en effet le cas.





Next level


Phénomène qui a explosé en 2012, Sword Art Online a la particularité d’être une franchise qui possède autant de fans assidus que de détracteurs acharnés. La saga est finalement complexe à juger d’un seul regard tant elle comprend d’histoires et de supports, certains comme les jeux-vidéo n’ont d’ailleurs pas été évoqués en ces lignes mais continuent de se multiplier. Néanmoins, si chaque déclinaison a ses spécificité et peut trouver son public, il convient que l’œuvre originelle écrite par Reki Kawahara et dessinée par abec se révèle comme le format le plus riche et passionnant à suivre, le roman se prêtant particulièrement bien à la retranscription de l’univers et de ses thématiques. Si l’anime et le manga peuvent constituer des divertissements honorables, le roman est un incontournable pour apprécier les vraies richesses de Sword Art Online. Les arcs Aincrad et Fairy Dance ont dont fixé un style et des enjeux, reste à voir si la suite permet à la série de réellement s’envoler surtout quand on sait que l’arc Alicization est réputé pour être plus long et plus passionnant à suivre. Mais ça… ce sera pour une autre partie !
  
  
Mise en ligne le 01/01/2016.
  
  

Dossier réalisé par Takato


@REKI KAWAHARA

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