Sword Art Online - Arcs Aincrad & ALfheim - Actualité manga
Dossier manga - Sword Art Online - Arcs Aincrad & ALfheim

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Publié le Vendredi, 01 January 2016


A l’origine, le light novel


Avant d’être un anime mondialement populaire, Sword Art Online est une saga de light novel née de l’imagination de Reki Kawahara, visiblement adepte des univers virtuels puisque l’auteur signe aussi la série Accel World, grande sœur de SAO car débutée quelques mois auparavant et qui se déroule dans le même univers mais des années après. D’ailleurs, qu’est-ce qu’un light novel ? D’après les dires de l’auteur lui-même, il s’agit ni plus ni moins d’un roman feuilleton dont les chapitres paraissent d’abord en magazine de prépublication, ici le Dengeki Bunko, et qui bénéficient d’un réel travail esthétique par le biais d’illustrations nées de la main d’un dessinateur qui se concerte avec l’écrivain. Une lecture visuelle sans pour autant être une BD ou un roman graphique, voilà comment nous pouvons définir le light novel.

Sword Art Online étant l’un des premiers travaux de Reki Kawahara on pouvait redouter quelques maladresses de la part d’un écrivain débutant qui œuvre dans la littérature jeunesse. Et en effet, les premiers pas de l’histoire ne sont pas sans fausse note, notamment concernant le rythme. Les deux romans de l’arc Aincrad, publiés chez nous en un seul volet, traduisent la volonté de l’auteur et passent par quelques maladresses. A ses débuts, le light novel Sword Art Online rencontre des problèmes dans sa cadence, le rythme de l’aventure très rapide qui ne prend que rarement le temps de se poser et va aux combats essentiels à vitesse éclair jusqu’à aboutir à un final que nous n’avons pas vu venir. Ceci vaut pour le premier opus japonais puisque le second dépeint des histoires qui s’insèrent à différents temps de la chronologie de l’Aincrad. A cet instant, Reki Kawahara a compris que son univers méritait des développements, et qu’un MMORPG virtuel était un univers si vaste qu’il peut faciliter se permettre moult péripéties et intégrer des personnages supplémentaires. Le second volume propose alors quelques récits en plus, s’intéressant au système même du jeu et à sa construction mais aussi au personnage de Kirito et aux différentes phases de son évolution.

Et justement, c’est quand il s’agit de traiter les personnages que le style de Reki Kawahara devient vraiment efficace. En établissant un constat sur les arcs Aincrad et Alfheim, on remarque que l’écrivain adapte sa narration aux besoins du récit. Kirito, figure centrale de la saga, amène un point de vue interne, une utilisation de la première personne qui a pour but de nous immerger en ce joueur de jeu-vidéo tandis qu’une point de vue plus externe naît lorsque l’entourage du héros, tel Leafa, est mis en avant. Deux styles de narration afin de présenter des points de vue divers et variés sur les personnages et l’univers, une manière habile de jouer avec les règles de l’écriture que ne peuvent se permettre des formats manga et anime. Les mots sont effectivement plus explicites, et c’est pour ces mêmes raisons que l’intrigue insiste très souvent sur les pensées des personnages afin d’expliquer leur ressenti voire leur vécu, les rendant alors plus attachants et plus complexes que ce que présentent les autres supports.





Pour apprécier les light novels, il faut simplement accepter la phase expérimentale symbolisée par l’arc Aincrad qui a l’allure d’une phase de test pour l’auteur. La partie Alfheim est plus démonstratrice des vraies intentions de l’auteur puisque le rythme est beaucoup plus lent, il faut même attendre un certain temps avant que la quête de Kirito dans ALO démarre réellement. A la façon d’une épopée de Fantasy, la cadence est plus maitrisée, l’avancée progressive et le lecteur a beaucoup moins l’impression d’avoir affaire à une suite d’événements mis bout à bout. A cet instant précis, l’auteur a pris son envol et son récit murit en même temps que l’écrivain gagne en expérience.

Cette marge de progression au sein de la version romancée a de quoi laisser curieux, même pour les plus réfractaires aux adaptations manga et animées. Avec un univers si vaste, des personnages si nombreux et un auteur dont la plume gagne sans cesse en assurance, jusqu’où nous mènera Sword Art Online ? Par d’autres supports, la série a montré qu’elle pouvait se diriger vers plus de maturité, par exemple avec Phantom Bullet ou Progressive, mais qu’en sera-t-il des romans sur le long terme ? Si les français suivent surtout la progression de la saga par l’anime sachant que le light novel est arrivé plus tard, il n’en est pas de même pour le Japon qui suit avec une grande assiduité la version romancée de l’épopée. Ainsi, l’engouement au pays du Soleil Levant est fort pour un certain arc Alicization démarré au volume 9 et toujours en cours au… seizième tome ! Et si SAO n’avait montré qu’une partie de ce que la saga a dans le ventre ?
  
  
  


@REKI KAWAHARA

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