Saiyuki - Actualité manga
Dossier manga - Saiyuki

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Sommaire

Publié le Vendredi, 14 August 2009


Présentation

          
Résumé:
Tout commence au Togenkyo, paradis terrestre, où humains et yokais (démons japonais, et pas monstres) cohabitaient paisiblement, enterrant leurs différences et cultivant une vie commune. Mais tout commence vraiment lorsque le monde fut envahi d’ondes négatives, crées par l’union taboue de recherches scientifiques et de magie, suite à la terrible expérience mise en marche afin de ressusciter Gyumao, le démon taureau. Les yokais, sensibles à cette déflagration, oublièrent l’emprise de la sagesse et retrouvèrent leurs habitudes bestiales et dévastatrices : les humains se font attaquer puis dévorer à longueur de temps, vous parlez d’un paradis ! C’est là que la déesse Kanzeon décide d’envoyer quatre hommes vers le Tenjiku (l’Inde) pour enrayer la malédiction et empêcher la résurrection de Gyumao. Cette épopée rassemblera un moine bouddhiste, Genjyô Sanzô et ses trois acolytes, tirés du légendaire roman chinois Le roi des Singes. Ainsi, Son Gokû, Cho Hakai et Sha Gojyo assisteront Sanzo dans sa quête. En résumé ? Go West ! 
       
    
               
Fiche technique: 
Gensomaden Saiyuki, plus couramment appelé Saiyuki, est un manga créé par Kazuya Minekura qui se compose actuellement de trois saisons : 
Saiyuki (最遊記 - Saiyûki ), shonen de neuf volumes paru chez Enix en 1997, fut prépublié dans le magazine G-Fantasy et édité en volumes reliés d'octobre 1997 à juillet 2002. L'auteure ayant par la suite quitté Enix pour Issaisha, cette première série fut rééditée avec de nouvelles couvertures d'octobre 2002 à juin 2003. C'est cette version qui fut acquise et publiée en France par Génération Comics (aujourd'hui Panini Comics), qui édité les neuf volumes d’avril 2004 à décembre 2005.
La deuxième partie, Saiyuki Reload (最遊記 RELOAD- Saiyûki Reload) est un shojo (à cause du changement d’éditeur) publié par Issaisha depuis 2000, prépublié dans le Comic Zero Sum. La série se termine en septembre 2009 par la sortie du dixième tome. Cette seconde série fut également publiée en France par Panini Comics à partir de mai 2007. Publié à un rythme bimestriel jusqu'à son quatrième volume, elle fut ensuite ralentie et connut quelques déboires, notamment pour son huitième volume maintes fois repoussé. Son dixième et dernier opus parut finalement en septembre 2011.
Enfin, une troisième saison, présentée comme la dernière et intitulée Saiyuki Reload Blast (最遊記 RELOAD Blast) fut annoncée en mai 2009, simultanément avec la fin de la précédente série. Toujours prépubliée dans le Comic Zero Sum, la série fut mise en pause en aout 2010, en raison des problèmes de santé de la mangaka, pour ne reprendre qu'en mai 2012. Ainsi, le premier volume relié de la série ne sera disponible qu'en juin. Pour le moment, aucune acquisition française n'a été communiquée, mais l'on espère que Panini continue de suivre cette histoire...
     
     
      
Deux autres séries dérivées existent au Japon : 
Saiyuki Gaiden (最遊記外伝), série terminée en 4 volumes, raconte des évènements qui se sont déroulés il y a 500 ans. On y découvre un Goku venant de naître, recueilli au Togenkyo, où il rencontra les précédentes incarnations de Sanzo, Gojyo et Hakkai. Ce titre présente entre autre le personnage de Nataku et de Kanzeon plus en détails. La série a été prépublié dans le Comic Zero Sum Ward, ses volumes reliés paraissant de décembre 2005 à juillet 2009, ainsi qu'en édition Bunko en janvier 2011 (2 tomes).
En parallèle au lancement de Reload Blast sort Saiyuki Ibun en septembre 2009, toujours dans les pages du  Comic Zero Sum Ward. Cette fois, la mangaka s'intéresse au passé de Komyo Sanzo, futur maître de Genjyo Sanzo, ainsi que ses rapports conflictuels avec Ukoku. Pour l'heure, aucun volume relié n'a vu le jour. 
Notons également la parution plus anecdotique de Saiyuki Offroad, un doujin en deux parties et vendu uniquement sur le site de l'éditeur Zero Sum pendant une période très limité. Véritable collector, il s'intéresse aux personnages de Homura, Zenon et Shien, les antagonistes de la deuxième saison de l'anime, qui firent ici leur première (et dernière apparition) sur papier. 
                       
                            
                     
Minekura et ses oeuvres:
   
  
Kazuya Minekura (峰倉 かずや) est le pseudonyme de la mangaka auteur de Saiyuki, entre autres. Néanmoins, on ignore son véritable nom, seul son prénom, Hitomi, est connu. Née le 23 mars 1975, la jeune femme commence rapidement son travail dans le domaine du dojinshi yaoi (fanzines amateurs, la plupart du temps parodiques et/ou érotiques), et se fait publier pour la première fois en 1993 par Kadokawa Shoten
                                                    
Par la suite, ses œuvres seront publiées par Tokuma shoten (Chara Comics), Enix et enfin Issaisha (devenu Ichijinsha en mars 2005 après sa fusion avec Studio DNA). Suite à des soucis de santé survenus en 2010, la mangaka a interrompu pendant ses activités durant quelques mois, pour ne reprendre qu'un rythme de travail régulier en 2012.
Minekura est, en France, essentiellement connue pour Saiyuki, mais deux autres oeuvres sont disponibles en France, de nombreuses autres sont disponibles au Japon.
        
       
Just!!
     
    
One shot paru en décembre 1995 par Chara Comics. Cette histoire est un shonen ai (manga mettant en scène une romance peu poussée entre hommes), d’où ce magazine de prépublication. Titre très humoristique, il se base sur un trio amoureux dans le cadre d’un lycée.
    
      
Brother
  
 
    
One shot paru en avril 1996, toujours par Chara Comics. Egalement au sein d’un lycée, ce manga raconte la petite vie d’un caïd n’ayant qu’une faiblesse : son frère aîné, qu’il se borne à protéger malgré son statut de professeur et ses six ans de plus. 
     
  
   
Série de deux volumes parue en 1999, chez Chara Comics. Appelé « Executive Committee » en anglais, ce manga, également adapté en OAV avec deux épisodes, se passe dans un même univers lycéen que ses prédécesseurs. Titre très porté sur l’humour et les sous entendus entre les principaux personnages… 
    
   
Stigma
     
 
  
One shot entièrement en couleurs, publié au Japon par Shinshokan en décembre 2000. Il connut également une sortie française par Ki-oon en mai 2007, mais fut mis en arrêt de commercialisation en 2011. Réunissant de nombreux thèmes chers à Minekura, on suit l’histoire d’un amnésique en quête d’espoir et d’identité, qu’il trouvera dans le regard d’un petit garçon à la recherche d’un oiseau. 
   
Wild Adapter
   
          
   
Série parue depuis 2001 au Japon par Chara Comics, elle fut mise en pause au bout de six tomes en 2008. Cependant, elle réapparut chez Ichijinsha avec une nouvelle édition des six premiers volumes, d'octobre 2011 à mars 2012, et le nouvel éditeur a déjà indique son envie de prolonger l'aventure. Déjà adapté en OAV en 2002, Wild Adapter se verra une nouvelle fois transposé en animé courant 2012.
Ce titre aux élans voyous, avec un soupçon de shonen-ai, reprend les personnages principaux de Executive Comittee sans que les histoires soient liées pour autant. Pendant que Kubota est à la tête d’un gang de yakuzas, une nouvelle drogue fait son apparition, La W.A (Wild Adapter), transformant tous les consommateurs en monstres pour finir par les tuer. Ce n’est qu’à la mort d’un de ses proches que Kubota abandonne le milieu mafieux, pour tomber sur un gosse affalé dans la rue, une main semblable à celle de certains drogués… 
    
   
Bus Gamer 
    
    
      
Ce titre existe en différentes versions : tout d'abord, il parut en 2001 chez Enix, sous la forme d'un one shot, la restant inachevée. Après le changement d'éditeur de la mangaka, le manga fut republié en 2003 par Ichijinsha dans une Pilot Edition, qui regroupe les premiers chapitres ainsi que les trois derniers, inédits dans l’édition précédente. Enfin, en 2008, Minekura relança le projet Bus Gamer, en rééditant les premières aventures dans une troisième édition toujours chez Ichijinsa, en réfléchissant enfin à la suite... 
Ce titre a été adapté en animé (3 épisodes) par le studio Izena en mars 2008 au Japon. Il fut distribué en France par Black Bones un an plus tard (mars 2009). 
La version papier de Bus Gamer n'est parvenue en France qu'après l'anime, en arrivant sous sa Pilot Edition en octobre 2010 par Tonkam. L'éditeur annonça quelques mois plus tard l'acquisition de la suite, et c'est ainsi que la série définitive (on l'espère..) paraîtra en juin 2012.
L’histoire est simple : Bus Gamer est un jeu dangereux dans lequel le but est de trouver des disquettes contenant certaines informations. Trois étudiants (Toki Mishiba, Nobuto Nakajyo et Kazuo Saito) participent à ce jeu afin de gagner la somme d’argent offerte aux gagnants. Mais les perdants meurent… 
  
      
Hachi no Su (recueil)
    
   
Prépubliée à partir d'hiver 2004 dans dans le Comic Zero Sum Ward, Hachi no Su ne compta finalement que sept chapitres, qui furent réunis en juillet 2011 dans un recueil éponyme. Ce one-shot comprend également un spin-off direct de cette histoire ainsi quatre nouvelles indépendantes. Ce titre présente deux jeunes gens, Yusuke Yamazaki et Kaoru Jinnai, chargés de récupérer les cadavres afin de leur prélever les organes ou parties du corps en bon état : un métier plutôt risqué, un univers un peu glauque, mais connaissant Minekura l’humour doit avoir sa place. 
       
                                     
Les personnages:                        

Genjyo Sanzo



Sanzo est le titre réservé aux moines bouddhiste possédant au moins un sûtra sacré. Ce Sanzo là est donc un haut moine dans la religion de Saiyuki. Pourtant, il n’en a pas l’air ! Buveur, fumeur, joueur, détenteur d’une arme à feu … Sanzo use la violence sans aucun souci moral, et de par son caractère renfermé et hautain, on a toujours l’impression qu’il est prêt à tuer tout ce qui bouge. Très intelligent, Sanzo ne parle pas beaucoup mais prend rarement une mauvaise décision. Sa volonté, son statut autoproclamé de chef de la « bande à Sanzo » font de lui un emblème charismatique et amusant à la fois. Ce héros atypique ne se soucie absolument pas de sa position, de son rôle de guide de Bouddha, ni de tout ce qu’il y a autour de son titre. Il ne l’a reçu et accepté que par respect envers son maître et père adoptif, tout comme il décidera de rechercher les autres sûtras par mémoire pour lui. Ce dernier a en effet été cruellement assassiné par des yokais devenus fous, peu après qu’il ait recueilli cet enfant porté par la rivière, à ses yeux prometteur. De la perte de cet être si cher, Sanzo tire la promesse de ne jamais laisser personne mourir pour lui. C’est de là que lui vient sa combativité et son étonnante résistance, même s’il mettra longtemps avant d’accepter de donner la mort en toute impunité. S’il est aussi méprisant et peu soucieux de la mort, c’est justement parce qu’il l’est beaucoup : ses premiers crimes lui restent perpétuellement sur la conscience. De cette protection inconsciente mais nécessaire découle son mauvais caractère, son habitude de frapper ses amis et de leur dire leurs quatre vérités bien en face. Sa patience   est plus que limitée, surtout en ce qui concerne les débordements d’activité de ses compagnons de route. Mais au-delà de son attitude très froide, l’impétuosité de Goku, le bagou de Gojyo et la gentillesse de Hakkai commencent à déteindre sur lui … Il ira même jusqu’à s’excuser devant Goku de sa mauvaise humeur !
Genjyo Sanzo, outre son statut de moine, serait la réincarnation du dieu Konzen, ce qui est détaillé plus largement dans Saiyuki Gaiden, et de cette expérience passée il tire une étonnante mais brillante philosophie de vie, ainsi qu’un sens stupéfiant de la rhétorique. Dernier détail : en plus de son pistolet à yokai, Sanzo utilise parfois le MatenKyomon (le sutra du Ciel Maléfique) et recherche celui de son maître.
    
    
Son Goku
  

   
Malgré sa jeune et impétueuse apparence, Goku est le membre le plus âgé et en théorie le plus sage de la bande, puisqu’il est un yokai de plus de 500 ans, né de la roche et de l’aura de la Terre. On l’appelle d’ailleurs « le grand sage égal du ciel ». Il n’a cependant été que banni et enfermé, et pas tué comme les aberrations le sont généralement au paradis céleste et comme son crime pouvait le laisser penser … C’est l’ancien Sanzo, Konzen, qui s’en occupera à ses débuts et le nommera comme « celui qui peut voir ce qui est invisible aux yeux des autres », devenant ainsi son père. Néanmoins, durant sa captivité sur la montagne, il passera son temps à appeler silencieusement celui qui l’a auparavant déjà sauvé sans même le savoir. Nataku ayant effacé sa mémoire pour éviter qu’il souffre, Goku n’a cependant aucun souvenir de sa vie antérieure, et c’est ainsi qu’on le retrouve sous les traits insouciants d’un gamin à l’appétit insatiable, devant rattraper 500 ans de nourriture. Son enthousiasme et sa fidélité à toutes épreuves font de lui un compagnon agréable, mais quelque peu bruyant. Ce petit singe est à la fois la mascotte et la boule de bonne humeur du groupe : fils adoptif de Sanzo, petit frère de Hakkai et rival de jeu de Gojyo, Goku passe son temps à exprimer clairement ce qu’il pense. La bagarre le passionne, il y trouve une joie inquiétante, notamment lorsqu’il rencontre un adversaire de sa trempe, qu’il assomme d’un coup de Nyoiboi ou alors en enlevant son contrôleur de pouvoir yokai, sans lequel il devient incontrôlable … Néanmoins, Goku évolue tout de même dans Saiyuki : il mûrit peu à peu, devenant un élément parfois surprenant, notamment lors du combat contre « Dieu » à la fin de la première série.
     
     
Cho Hakkai
    

       
Hakkai est sans doute le personnage le plus discret du groupe, et pourtant son rôle de calmant et de réflexion est indispensable à la bande. Très souriant, l’air naïf, il cache bien son jeu : c’est celui dont le passé est le plus lourd. En effet, Hakkai était autrefois un humain appelé Cho Gono. Mais les rumeurs disent qu’en se baignant dans le sang d’un millier de yokai, un meurtrier devient lui-même un véritable démon … D’où la nécessité pour Hakkai de se maîtriser à l’aide de contrôleurs de pouvoir yokai (ses boucles d’oreilles). Les meurtres perpétrés à l’époque n’ont pas eu lieu sans raison : il vivait une vie paisible avec Kanan, sa sœur et fiancée. Celle-ci a cependant été enlevée et violée par le chef d’une tribu yokai campant non loin de leur maison, dont elle attend le rejeton. Leur tabou les mettant déjà dans une situation délicate, Kanan ne peut accepter d’être sale aux yeux de celui qu’elle aime, et décide alors de se donner la mort au moment même où Hakkai a déjà tué un nombre impressionnant de yokais pour la retrouver. Elle prendra son arme et se la plantera dans le corps sous ses yeux. La violence de son passé ne se retrouve pas dans son sourire, et seul son monocle rappelle tout ce qui en découle. Son rétablissement auprès de Gojyo n’est pas non plus anodin, et sa quiétude actuelle n’est qu’une façade qu’il cache aux autres afin de ne pas devenir un poids. Pour aider ses compagnons de route, Hakkai se bat avec les techniques du Chi Gong, grâce auxquelles il peut générer des boules d’énergies et autre boucliers ou sorts de soin. En plus de la particularité qu’il a d’être lui aussi la réincarnation d’un immortel (Tempo), Hakkai et le maître de Hakuryu, un dragonnet pouvant se transformer en jeep.
    
    
Sha Gojyo
    

     
Gojyo est à moitié humain, à moitié yokai puisqu’il est né de l’union taboue des deux races. C’est la raison pour laquelle il n’a pas besoin de contrôleur de pouvoir yokai pour se retenir, il est simplement plus fort qu’un humain et moins qu’un yokai. Même si peu de gens le savent, la couleur pourpre de ses cheveux et de ses yeux est la caractéristique de ce genre d’enfant métis, ce qui le perturbe hautement. Son passé est relativement sombre au niveau des thématiques abordées, puisque la femme qui lui servait de mère ne supportait pas son visage, qui lui rappelait trop celui de celle avec qui son mari l’avait trompée, tandis qu’elle retrouvait en son frère celui qu’elle aimait. Dans une de ses crises de démence, Gojyo est passé très près de la mort, et seule la dévotion de Jien, son frère, parvint à calmer sa violence alors que le petit garçon s’était résigné … Sa relation compliquée avec sa belle mère, qui se consolait dans les bras de Jien, l’entraînera dans un cercle de déchéance et de légèreté. Sa vie se résume à la drague, la cigarette, l’alcool et le jeu. Il ressemblerait presque à Sanzo … Cependant, Gojyo est très sensible à l’injustice, qu’il a en horreur. Très attaché au sort des plus faibles et à son propre honneur, le démon de l’eau (kappa) qu’il incarne est susceptible et réagi au quart de tour, notamment contre Goku qu’il se plait à embêter. C’est avec Hakkai qu’il a le plus d’affinités, puisque les deux compagnons se connaissent depuis un moment, et que tous deux n’ont pas réussis à garder et à mériter l’amour que l’on leur offrait : Gojyo n’a pas su se faire aimer de sa mère, et n’a pas pu garder son frère près de lui. C’est la peur de voir une situation semblable arriver de nouveau qui les réunit et nourrit leur complicité.
Lui aussi serait la réincarnation d’un Dieu : Kenren, ayant vécu il y a 500 ans de cela … Finalement, même s’il prétend n’en avoir rien à faire, Gojyo reste dans la bande par besoin d’être entouré et par nécessité de faire quelque chose contre la folie ambiante. Il se bat avec un shakujo : arme composée d’une chaine et d’un croissant tranchant, très efficace à une certaine distance.
      
      
Kogaiji et sa bande
   

    
Kogaiji est le fils de Gyumao, et le demi-frère de Ririn qui est la fille de Dame Gyokumen, nouvelle épouse du démon taureau. La jeune fille ressemble étrangement à Goku et est très attachée à son frère, Kogaiji. Meneur d’une troupe de yokai au service de cette dernière, ce dernier n’obéit que dans le but de faire respecter sa promesse à sa belle mère : libérer sa propre mère, Rasetsuno, de l’enchantement dont elle est la victime depuis un certain temps. Cependant, malgré ce désir égoïste, Kogaiji n’est pas insensible à ceux qui l’accompagnent, et il prend soin de son petit groupe. Respectueux même de ses ennemis lorsqu’ils en valent la peine, il refuse de se battre autrement qu’à la loyale contre la bande à Sanzo, notamment vis-à-vis de Goku qu’il respecte profondément, sauf durant la courte période où son esprit a été altéré par le docteur Ni. Ses deux seconds, Dokugakuji et Yaone, ont une grande admiration pour leur chef. Le premier n’est autre que Sha Jien, le grand frère de Gojyo. Il se bat aux côtés de Kogaiji par amitié et respect, mais aussi parce qu’il lui rappelle son propre frère. Yaone, elle, a une dette envers son maître puisqu’il l’a sauvée de la mort. Très fidèle, elle est prête à donner sa vie pour celui qu’elle sert, et doit s’occuper de Ririn en l’absence de son frère. Chaque membre du groupe est supposé s’occuper d’un des personnages de la bande à Sanzo : les deux frères l’un contre l’autre, Kogaiji contre Goku, Ririn contre Sanzo (ce qui l’énerve : deux Goku, trop fatiguant !) et Yaone de Hakkai. Le travail psychologique effectué sur chacun des « méchants » est un des points forts de la série, et on apprécie toujours une intervention de Kogaiji.
   
    
Dr Ni Jen Hi
    

     
Scientifique, il est chargé du projet de résurrection de Gyumao et c’est lui qui semble être à l’origine des expériences psychiques ayant rendu fous les yokais du Togenkyo. Excentrique, il se promène toujours accompagné d’une peluche de lapin blanc et aime à manipuler les gens et à observer le résultat. Le contenu de ce lapin nous en apprend long sur le rôle véritable du Docteur, qui semble ne faire qu’un avec l’étrange Ukoku Sanzo … Ce dernier a été admis à suivre l’enseignement de Goudai Sanzo, l’ami proche de Komyo (maître du Sanzo que l’on connaît … Vous suivez ?). Très talentueux, le disciple n’atteindra jamais le rang de successeur officiel de Goudai, puisqu’il attend sa mort avant de reprendre le titre et le sutra, tout en se faisant un nom bouddhiste. Cependant, l’ambigüité de sa nature est renforcée par l’absence du chakra sacré censé apparaître sur le front des Sanzo véritables, faisant de lui un hérétique, un paria. Sa vision des choses peu conforme à ce que l’on pourrait attendre d’un moine, notamment son humour douteux et son manque de discernement lui coûtèrent cette reconnaissance, qu’il a eu la liberté de prendre. Sa folie apparente vient du fait qu’il ne se sent exister que lorsqu’il repousse ses propres limites. Il est, entre autre, responsable de l’état mental de kami-sama (« Dieu ») et de tout ce qui en découlera, comme s’il n’avait été qu’un pion sur l’échiquier … Dans son enfance, il a déjà croisé notre Sanzo, mais au final on a pas encore la preuve que les deux personnages soient véritablement liés … C’est sans doute l’un des personnages les plus intéressant, les plus mystérieux et un des préférés de Minekura.
    
     
Hazel
    

        
Hazel est un évêque étranger ayant perdu ses parents à cause des yokais et de leur folie alors qu’il était encore un enfant. Recueilli par un homme d’église qui abritait de temps à autre des humains comme des yokais, Hazel va rapidement développer une haine viscérale vis-à-vis de ce peuple, et tentera de venger ses parents en blessant les démons responsables de son malheur. Son histoire n’est pas encore bien claire dans la parution française, cependant de nombreuses sources nous en dévoilent un peu plus : le soir de sa vengeance, Hazel parviendra à tuer un des yokais, qui profitera de ses derniers instants pour maudire son meurtrier : Hazel est transformé en yokai, mais il l’oublie totalement. Suite à cela, son âme et ses souvenirs sont transférés à Gato qui, s’il meurt, rendra à Hazel le souvenir de sa transformation en ce qu’il ne voulait jamais devenir … Suite à cette expérience, le jeune homme acquiert sa médaille magique permettant de ressusciter les morts en emprisonnant des âmes et les redistribuant. Il met ce pouvoir au service des humains en dépit de la vie des yokais, qu’il méprise. Personnage intéressant par sa psychologie et ses attitudes faussement nonchalantes, il forme avec Gato un excellent duo qui relancera l’histoire des Reload après une baisse de régime. De plus, il semble lui aussi connaître Ukoku Sanzo, ce qui est un gage prometteur.
                        
                          
                                   
                                

Saiyuki © by MINEKURA Kazuya / All rights reserved / Ichijinsha

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