Saiyuki - Actualité manga
Dossier manga - Saiyuki

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Sommaire

Publié le Vendredi, 14 August 2009


Techniquement parlant?

             
Il n’y a pas que dans le scénario ou Saiyuki paraît inégal, parfois un peu léger. Le trait de Minekura n’est pas évident à apprécier, notamment à cause de ses habitudes brouillonnes lors de scènes mouvementées, ainsi que sa manie de dessiner de jeunes éphèbes longilignes et frêles … Ce qui n’est pas pour déplaire au public féminin, mais manque un peu de conviction et d’authenticité. Les décors sont d’ailleurs assez négligés, ou bien très (trop) simples, voire peu identifiables (une simple texture). Ainsi, et ce malgré des pages de chapitres magnifiques, une mise en couleur superbe au début de chaque tome et un travail étonnant sur les expressions faciales des personnages, le titre n’est pas sans défaut graphique. D’ailleurs, les premiers volumes de Saiyuki ne sont pas des plus évidents à lire tant le caractère que Minekura insuffle dans son coup de crayon est singulier. Les premières images sembleront disproportionnées et trop anguleuses, pourtant avec l’habitude et le progrès de l’auteur, la série dévie très rapidement vers un esthétisme indéniable. Le grand soin apporté aux regards et aux attitudes le montre : Minekura donne tout dans la réalisation d’un panel détonnant de personnages. Effectivement, même si dans ses débuts, les yeux de Sanzo tombent un peu trop, leur expressivité est indéniable. Le soin qu’elle accorde à l’univers est également appréciable : pas de grands décors, mais l’aspect glauque et cru de la lecture ressort très bien dans certaines pages, qui en côtoient d’autres très poétiques et légères. Un beau mélange, pour des dessins de qualité et surtout sortant du lot des classiques graphismes shonenesques.

Côté édition … On ne peut que se plaindre. Certes, le format est grand. Certes, les pages couleurs sont magnifiques. Mais la qualité n’est pas au rendez vous, pour un prix qui est définitivement trop élevé étant donné le nombre de pages. Si la première partie de la série, les Saiyuki, sont à peu près corrects dans la couverture et la flexibilité du papier, les Reload sont incroyablement rigides et cassants ! Le papier, quant à lui, reste déplorable quelques soient les tomes, et certaines erreurs d’impression sont très désagréables : le tome 4 de Saiyuki, par exemple, où les quelques endroits avec un dessin pixellisé par ci par là se transforment en une suite incroyable de pages dans le même cas. Une double page réussit même l’exploit de montrer la moitié de la page détaillée et jolie, tandis que l’autre est illisible à cause des pixels. D’autres passages sont très sombres, ce qui rend la lecture assez ardue, ne serait ce qu’au niveau des images peu visibles, sans même parler du texte qui se perd joyeusement dans tant d’obscurité. Résultat, la lecture de Saiyuki et de Saiyuki Reload est un véritable parcours du combattant, alors que le prix et le format aurait pu la rendre attrayante et agréable. La série, qui divisait déjà bon nombre de lecteurs, ne méritait pas ça …
                   
                                
    
   

Autour de Saiyuki

                         
Il existe plusieurs versions adaptées du manga. La série télé, un film, des OAVs et un drama. Réalisés par Studio Pierrot, les séries animées ont toutes été éditées par Declic Images en France en plusieurs exemplaires, d’où la difficulté de s’y retrouver.
Saiyuki comprend environ deux saisons de 26 épisodes, a été produit en 2000 et est sorti cinq ans plus tard dans différentes éditions simples et une intégrale de 52 épisodes (en simple vf, simple vost ou en vost/vf !).
Saiyuki Reload comprend plusieurs éditions, à savoir les simples et deux intégrales : simple et collector. Produit en 2003, il a fallu trois ans pour le sortir et ces coffrets comprennent deux fois 13 épisodes, soit à peu près 26.
Saiyuki Gunlock, enfin, est sorti en deux coffrets simples la même année que les Reload bien qu’ils aient été produits en 2004. Le nombre d’épisodes est, au total, de 25.
                    
La version animée de Saiyuki souffre néanmoins de nombreux défauts, notamment à ses débuts : certains passages de la série papier sont très largement passés sous silence, l’ambiance est bien moins violente et dure : pas de membres arrachés aux yokais mais une dépixellisation en douceur, l’oubli de « détails » comme l’inceste ou la pédophilie que le manga savait retranscrire de façon poignante et assez crue. De plus, certaines anecdotes sont rajoutées et viennent bouleverser la chronologie du manga : seule l’initiative d’incorporer la partie Gaiden est appréciable. Cela a le mérite de mettre en avant Nataku et de répondre à quelques autres questions irrésolues dans le manga. L’anime, en plus d’une animation, d’un doublage et de graphismes qui laissent franchement à désirer (les personnages n’ont plus cette classe qui les caractérisent et en deviennent ridicules), perd la dimension charismatique des protagonistes : ceux-ci sont stéréotypés et moins torturés donc plus banaux, comme si la volonté d’élargir le public avait complètement dénaturé le manga de Minekura. Pour s’y retrouver, à noter que la première saison de Saiyuki suit le manga jusqu’au combat entre Kogaiji et Goku dans le désert, lorsque ce dernier libère volontairement ses pouvoirs de yokai, tout en racontant de nombreuses autres anecdotes inédites. La seconde propose une nouvelle intrigue mettant en scène des Dieux que l’on ne connait pas dans le manga (avec le groupe de Homura, Zenon et Jien). Puis viennent les Reload et les Gunlock.
                                                   
              
                   
Le film Saiyuki Requiem, produit en 2001, est sorti chez Kaze en 2006 mais le résultat ne semble pas plus à la hauteur du manga que l’anime. Cependant, il a le mérite de ne pas trop s’étendre sur des détails inutiles : il ne reprend que l’idée du passé des héros. En effet, ceux-ci, durant leur périple, arrivent chez une étrange femme qui leur offre l’hospitalité après une lutte contre des yokais. Mais le manoir où ils sont entrés va leur faire revivre des moments qu’ils croyaient avoir surmontés, à travers d’étranges hallucinations… 
  
Les OAVs, exclusivités nippones, sont au nombre de six : Saiyuki Premium P1, Saiyuki Premium P2, Saiyuki fukisusabu kaze no naka, Saiyuki Reload Burial Act1 Chapitre d'Ukoku, Act2 L'histoire de Goku, Act3 L'histoire de Gojyo et Hakkai. Une nouvelle OAV, intitulée Saiyûki Gaiden Tokubetsu-hen, verra également le jour bientôt, en se concentrant sur les évènements dépeints dans le Gaiden.
  
Saiyuki a aussi des CDs, des jeux vidéo (1999, Saiyuki : Journey West sur Playstation ; 2003, Gensoumaden Saiyuuki : Hangyaku no Toshin Taishi sur Game Boy Advance ; 2004, Saiyûki Reload et Saiyûki Reload : Gunlock sur Playstation 2 ;…), des artbooks (21 au total : Araiso, 7 volumes de Salty Dog, 3 volumes de Backgammon, Backgammon Remix, Visual Complete (Requiem Movie), Saiyuki Official Guide Book, 2 volumes de Saiyuki Official Fan Book, 2 volumes de Saiyuki Reload, Saiyuki Reload Gunlock, Saiyuki Anime Chara Design, Saiyubito) ainsi que de nombreux posters, jeux de cartes et goodies en tous genres...
           
                     
    
   
Enfin, une comédie musicale a été tirée du manga de Minekura : Saiyuki Kagekiden. Elle fut composée de deux parties : Go to the West et Dead or Alive, reprenant chacune deux volumes du manga, et qui furent respectivement jouées au Tennouzu Ginga Gekijou de Tokyo en novembre 2008 et mars 2009. Toutes deux furent filmées pour une sortie en dvd quelques mois plus tard. On voit notamment Sanzo se faire confier la mission d’aller au Tenjiku, et le début de son périple en bonne compagnie.
            
        
                  

Conclusion

          
Le récit fantastique chinois aura inspiré bien des histoires, Dragon Ball de Toriyama, la légende de Songoku de Tezuka entre autre. Et parmi eux, Saiyuki. Un shonen / shojo de bonne qualité, car bourré de qualités pas forcément évidentes. Le scénario est très simple, l’intrigue peu complexe, mais la narration, les personnages et même le graphisme si particulier parviennent à séduire de plus en plus un public très diversifié. La lecture se révèle très inégale, parfois bien trop basique ou remarquable, le titre en lui-même vaut ce qu’il vaut … En attendant, l’aventure vaut le coup. Car même si l’ouest ne semble pas arriver de sitôt, même si l’édition n’est pas facile tous les jours, Saiyuki reste un manga qu’il est plus qu’agréable d’avoir lu : humour, charisme et philosophie appliquée au programme!
                               
       
Mise en ligne le 14/08/2009.
Mise à jour le 27/04/2012.
    
    
Fiche de la série: Saiyuki / Saiyuki Reload
Fiche de la série VO: Saiyuki vo / Saiyuki Reload vo / Saiyuki Reload Blast vo / Saiyuki Gaiden vo / Saiyuki Ibun vo
Fiche de l'auteur: Kazuya Minekura
 
 

Dossier réalisé par NiDNiM


Saiyuki © by MINEKURA Kazuya / All rights reserved / Ichijinsha

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