Highschool of the Dead - Actualité manga
Dossier manga - Highschool of the Dead

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Sommaire

Publié le Jeudi, 05 July 2012


Shaun of the Dead



L'intérêt d'Highschool of the Dead ne repose pas uniquement sur les zombies et les thématiques qui leur sont liées. Fort heureusement car sinon, ce manga n'aurait été apprécié que par des lecteurs étant fans de récits horrifiques purs et durs... Nos auteurs, pour accroître la portée de leur œuvre, ont eu la bonne idée d'introduire d'autres thèmes... beaucoup plus légers!
On évoquera ainsi dans cette partie les deux principaux thèmes secondaires: le fan service et l'humour.


Avec Highschool of the Dead, les amateurs de fan service vont en avoir pour leur argent... Déjà, il faut noter un fait assez important: toutes les héroïnes d'H.O.T.D. sont sublimes et dotées d'une poitrine aux dimensions surprenantes (Alice, de par son jeune âge, est à part). Le summum étant atteint avec l'infirmière Shizuka Marikawa, pourvue d'attributs mammaires particulièrement choquants. Comme je l'ai écrit précédemment, Shizuka s'impose clairement comme l'atout charme de la série. Son background est très peu développé: on sait juste qu'elle a une amie qui se prénomme Rika Minami, qui est membre de la section des tireurs d'élite des forces spéciales de la police nippone. D'ailleurs, nos auteurs maintiennent une certaine ambiguïté à ce sujet: s'agit-il d'une relation amicale ou d'une relation amoureuse ? Pour le moment, rien ne nous permet de le savoir, mais il est certain que cette petite énigme émoustille une certaine frange du lectorat masculin...

Après le design général des femmes, parlons un peu de leur représentation dans le manga. Encore une fois, il n'y a aucun doute: Highschool of the Dead regorge de scènes et plans très suggestifs, voire carrément olé olé. On s'interroge d'ailleurs si les culottes de nos héroïnes ne sont pas plus présentes que les zombies eux-mêmes !!
Ainsi, entre deux scènes d'action, nos auteurs en profitent pour dessiner leurs héroïnes dévêtues et dans des positions salaces. Le deuxième opus est sans doute le plus représentatif de cet état de fait. Réfugiés dans la maison de Rika, nos amis, et plus particulièrement les membres de la gent féminine, vont prendre leur aise sans faire preuve de la moindre retenue. On assistera ainsi à une séquence où nos demoiselles seront toutes regroupées dans la salle de bains, nues, l'une allant s'extasier de la taille des seins de l'autre, n'hésitant pas à les toucher pour s'assurer de leur fermeté... Quelques pages plus loin, la charismatique Saeko sera réduite à faire la cuisine en tenue très légère...

Là où le fan service prend des proportions plus absurdes, c'est lorsque nous voyons des plans érotiques apparaître de façon récurrente lors des scènes d'action. J'ai expliqué précédemment que la violence était omniprésente dans la série, et que les combats contre les zombies ne lésinaient pas sur l'hémoglobine. En conséquence, ce mélange d'érotisme et de gore risque de sembler un peu incongru à bon nombre de lecteurs. Peut-être que toutes ces poses suggestives lors des scènes d'action ont pour but de désamorcer une partie de la tension générée par cette débauche de violence ?


Autre composante non négligeable de la série: l'humour. Ce dernier est principalement porté par deux personnages. Il y a tout d'abord Shizuka Marikawa. Cette dernière, au caractère lunaire, ne semble pas particulièrement affectée par l'invasion zombiesque. Elle a des réactions souvent en décalage avec la situation environnante, et cela finit par devenir drôle... Par exemple, dans le premier tome, Saeko Busujima lui déchire sa jupe pour lui permettre de courir plus facilement et ainsi échapper aux morts-vivants. Cet acte sera considéré comme un sacrilège par l'infirmière, qui déclarera que sa robe de chez Prada est aussi importante que sa propre vie...

L'autre personnage comique de la série, autrement plus drôle que Shizuka Marikawa, est sans conteste Kôta Hirano. D'emblée, sa bonhomie naturelle et son physique un peu ingrat font de lui un personnage un part, un peu en marge du groupe. Et cet état de fait se confirme au fur et à mesure que nous faisons sa connaissance...

Dans le premier tome, dès qu'il trouvera un lance-clous, Kôta va nous montrer tout l'amour qu'il porte aux armes et l'assurance dont il peut faire preuve lorsqu'il en a une entre les mains. Shôji Sato illustre cela en déformant son visage pour lui donner une attitude menaçante, à mille lieux de ce qu'il semble être habituellement. Katô est alors affublé d'une attitude de psychopathe: ses traits faciaux se durcissent, son visage s'assombrit, et il est capable de proférer des répliques bien senties et violentes impressionnantes... Mais deux pages plus loin, notre redevient Kôta le "gentil bisounours", soumis à la parole de Saya, prêt à tout pour lui plaire... Ce contraste permanent entre "le Kôta otaku" et "le Kôta warrior" est sans conteste la chose la plus drôle de la série !
  
  
   
   
    

Autour de la série

 
 
L'anime
Suite à son succès au Japon, le manga Highschool of the Dead a eu droit à une adaptation animée.
L'animé compte 12 épisodes de 25 minutes. Il a été diffusé au Japon de juillet à septembre 2010. On retrouve à la réalisation Tetsuro Araki, qui a notamment travaillé sur les séries Death Note et Guilty Crown. La production a été confiée au studio Madhouse, qu'on ne présente plus. 
En France, l'anime est licencié chez Dybex. Il a d'abord été diffusé en simulcast gratuit sur le portail Dailymotion de l'éditeur, pour être ensuite proposé sur le marché sous la forme d'une intégrale DVD en avril 2011, uniquement en vost. Suivront ensuite, en 2012 : une nouvelle intégrale incluant un doublage français en aout,  un retirage en édition Gold en octobre, et enfin une version Blu-Ray en décembre.
 

  


Après visionnage complet, on se rend compte que l'anime est très fidèle au manga. Il relate le parcours de nos héros du début de l'épidémie jusqu'à leur arrivée dans le centre commercial, c'est à dire les tomes 1 à 4 du manga.

A l'image de la version papier, l'animé H.O.T.D. entre directement dans le vif du sujet et s'illustre par sa vivacité. Il n'y a quasiment aucun temps mort, l'action est fluide et surtout captivante: les fans de films de zombie apprécieront sans nul doute les multiples séquences de baston où nos héros vont faire la fête aux zombies. Parfois, la réalisation de certaines scènes de combat est tout simplement sublime. Je pense notamment à la séquence où nos héros se rejoignent sur le pont et affrontent un groupe de zombies, dans l'épisode 5. On assiste ici à une véritable avalanche d'effets visuels qui vont nous scotcher au fauteuil !!

Pour toutes ces scènes d'action survoltées, l'anime plaira sans nul doute aux amateurs de séries B horrifiques, mais aussi à ceux qui ont découvert dans un premier temps le manga. Néanmoins, l'animé souffre de quelques défauts assez gênants... Deux en particulier.
Ainsi les particularités du caractère de chaque personnage sont accentuées dans la série TV. Et du coup, certains protagonistes deviennent vite horripilants. Je pense notamment à Saya ou Shizuka. La première n'arrêtant pas de geindre tandis que la seconde ne se contente que de remuer sa poitrine, le geste s'accompagnant d'une sonorité ("Boing Boing") très vite énervante...
Autre point négatif: le manque de réalisme dans les combats qui s'accentue au fil des épisodes. Au début de la série, nos amis peinaient face aux zombies, et se sortaient in extremis des situations périlleuses qui leur tombaient dessus. Mais petit à petit, on a l'impression qu'ils acquièrent une force phénoménale, qui leur permet d'accomplir des prouesses physiques hors de portée du commun des mortels. Ainsi, Rei est capable de projeter un zombie à plusieurs mètres en un seul coup de manche à balai (ce dernier se tordant de façon improbable sans jamais se briser). Saeko fauche les zombies comme si ces derniers étaient des fétus de paille... Et que dire de Takashi, qui fait preuve d'une adresse phénoménale sur sa moto...

Pour résumer, dans l'ensemble l'animé H.O.T.D. se laisse regarder avec beaucoup de plaisir car il conserve l'esprit du manga. Néanmoins, il n'est pas exempt de défauts et pêche un peu par son manque de réalisme et la présence exaspérante de Saya et Shizuka...


Le yonkoma
Un spin-off officiel de la série, High school of the head (Highschool of the Head - 学園黙示録 ハイスクール・オブ・ザ・ヘッド), est sorti au Japon en mai 2011.
 
 


C'est un yonkoma (manga humoristique regroupant des strips en 4 cases) mettant en scène les personnages de la série. C'est le mangaka Sankakuhead qui se charge des dessins.
Fidèles à la licence, les éditions Pika nous proposeront également ce spin-off en février 2014.
 
 
Les figurines
Plusieurs figurines mettant en scène les plantureuses héroïnes ont vu le jour au Japon. On peut notamment citer celles du fabriquant Chara-Ani, qui mettent particulièrement en valeur les courbes avantageuses de Rei, Saeko, Saya et Shizuka !
 
     
 
 
Elles sont toutes disponibles en importation, mais sont assez onéreuses... en conséquence, elles sont réservées aux fans inconditionnels de la série !
 
  

GAKUENMOKUSHIROKU HIGHSCHOOL OF THE DEAD © 2007 Daisuke Sato / Shouji Sato / FUJIMISHOBO Co., Ltd.

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