Dresseuses de monstres - Actualité manga
Dossier manga - Dresseuses de monstres
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Publié le Vendredi, 13 October 2017


Leçons de vie


Des petites aventures qui font grandir


C'est ainsi qu'Ion et ses camarades suivent leur quotidien au sein de l'école de Tatara, et expérimentent jour après jour des petites aventures qui, mine de rien, les font grandir et évoluer aux côtés des kaijus qu'elles sont amenées à croiser. Dans chacune de leurs petites mission, aventures et découvertes et rencontres, les jeunes filles ne manqueront pas d'intégrer des leçons parfois importantes, qui leur permettront d'évoluer, de grandir.

Par exemple, quand un monstre ne bouge plus du tout depuis son intégration dans la zone spéciale, les demoiselles se regroupent autour de Saegusa afin d'aller vérifier son état de santé, et à cet instant Sora n'a encore aucune idée qu'elle est sur le point de retrouver une importante figure de son enfance. L'incursion dans la zone spéciale est alors l'occasion d'éclairer  certaines choses sur cette jeune demoiselle : la raison pour laquelle elle a intégré le cursus normal plutôt que le cursus de dressage, son enfance où elle a failli mourir si elle n'avait pas été sauvée par un monstre... Il en ressort d'importantes leçons pour elle, concernant son rapport avec ces créatures.





Il y a aussi le cas de l'étrange créature, haute de plusieurs mètres, qui grandit à côté de l'académie. Nommé "Monsieur aiguille" à cause de sa forme, le kaiju semble complètement inoffensif et devient bientôt le sujet des voeux des élèves, qui viennent lui déposer des offrandes. Mais bientôt, la créature, bien que pas du tout hostile, pose plus de problèmes que prévu en s'étendant aussi sous terre... Tout ceci aurait-il un rapport avec Nonaka, une mystérieuse petite fille qu'Ion aperçoit auprès du kaiju ? Ce passage, parfois un peu mélancolique, est très beau dans ce qu'il a véhiculer sur Nonaka, mais aussi dans la manière dont Ion, entre autres, va percevoir les choses.

On peut également évoquer le passage où Tsukiko et Kotomi décident de traquer un mystérieux voleur de légumes. Elles finissent par retrouver une vieille connaissance, et la jeune surdouée blonde pourrait bien tirer d'une mésaventure une importante leçon de vie.

Kotomi sest d'ailleurs, peut-être, le personnage qui se révèle le plus dans le deuxième volume. N'aimant pas spécialement les monstres comme elle l'affirme, la jeune surdouée peine en plus à s'ouvrir réellement aux autres, et sa plus proche amie Tsukiko s'en rend bien compte elle aussi... en ressent-elle de la solitude ? Ce qui lui arrive vers la fin de la série lui permettra de comprendre ce qui lui manque et ce qu'elle a la chance d'avoir.

Quant à Tsukiko, on a l'occasion de découvrir un peu son père, son important travail et la relation qu'elle a avec lui, où elle fait preuve de maturité. Mais sans doute a-t-elle encore des choses à apprendre, et pour ça son entourage ainsi que les monstres pourraient l'aider.


Humanité et pacifisme


Dresseuses de monstres est aussi une série qui, mine de rien, offre de jolies leçons de vie sur la réaction à avoir face à ce qu'on ne connaît pas, ici les Kaijus, monstres étrangers à la Terre jusqu'en 1999.

Les hommes effrayés ont d'abord essayé de neutraliser ces créatures par la violence de la guerre, et, même si ce n'est dit qu'à demi-mot, semblent pouvoir le regretter profondément, comme pourrait déjà en témoigner le fait que certains paysages urbains soient dévastés. Mais c'est surtout au détour d'un passage de quelques dizaines de pages que le mangaka évoque le mieux ce passé sombre, en s'intéressant de près à un homme qui y a joué un rôle important. Le temps d'un chapitre, Mujirushi Shimazaki s'écarte un peu de son aspect scolaire en s'intéressant à Ôgawara, un vieil homme habitant non loin de chez la mère d'Ion qu'il connaît depuis longtemps, mais dont le passé est triste. Car cet homme, aujourd'hui vieillard en apparence sénile et confondant son fils avec un kaiju, fut en 1999 le ministre de la Défense ayant choisi la solution de la guerre face aux monstres. Un choix lourd de conséquences qui semble encore ronger le vieillard en fin de vie, pour un moment un peu plus dramatique et mélancolique évoquant les regrets de la guerre avec sobriété, mélancolie et douceur.



 

Face aux erreurs guerrières de cette génération précédente, les jeune filles, elles, représentent clairement une meilleure façon de voir les choses, plus propice à un plus bel avenir. Elles acceptent facilement les Kaijus, apprennent à les découvrir, essaient de les comprendre, bâtissent parfois avec eux des relations où chacun (humaines et monstres) ressort grandi...

Et puis, toute la lecture est l'occasion de bien voir, en particulier, à quel point Ion est un personnage précieux dans cet univers, en ne mettant jamais les kaijus à part et en considérant leur présence comme tout à fait normale... Est-ce la raison de sa facilité naturelle à bien s'entendre avec les créatures, et est-ce la voie à suivre ? La réponse offerte par l'auteur, pacifique, est oui !
  
  
  


© Mujirushi Shimazaki / Houbunsha

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