Dossier manga - Coppelion
Sommaire

Publié le Vendredi, 02 November 2018


Voyage scolaire dans l’ancienne capitale

 
L’ensemble de l’animé consiste en une succession de sauvetage de différents groupes de survivants au sein de Tokyo. Ibara, Taeko et Aoi formant l’unité médicale de la 3e Division terrestre des forces d’autodéfense japonaises, elles traversent les rues de la capitale irradiée à la recherche de signaux de détresses. Afin de sauver les rescapés, Ibara leur administre une dose d’Ether qui bloque la propagation des radiations au sein de l’organisme pendant dix minutes. On apprendra par la suite que ce vaccin miracle est dérivé des cellules des Coppelion.
  
Chaque groupe de survivants sauvé rencontre son lot de problèmes. Le premier survivant secouru est à un stade d’infection tel que le sauver retarde seulement l’échéance fatale. Cependant pour Ibara, tout le monde mérite d’être sauvé quel que soit son état, ce qui lui vaudra de nombreuses altercations avec son supérieur, le sous-directeur Mishima. Pour Ibara, sauver ces personnes est à la fois un devoir en tant que membre des forces d’autodéfenses, mais aussi sa seule raison de vivre puisqu’elle a été entrainée dés son plus jeune âge pour cette mission. Cette raison de vivre est alors à plusieurs reprises remise en question par les choix des survivants préférant rester ou mourir plutôt que d’être secourus.
  
Ce « voyage scolaire » n’est donc pas de tout repos pour nos Coppelion, elles devront faire face à plusieurs incidents comme l’intrusion d’un bombardier furtif venu déverser des produits à risques dans la capitale irradiée, ainsi que combattre une armée de « spectres », l’ancienne Première Division. A cet égard, l’introduction des sous-intrigues de l’origine de cette ancienne force armée ainsi que la quête de rédemption du Professeur Shiba complète l’intrigue principale en renforçant les bases de l’univers dans lequel évoluent les Coppelion. On présente également quelques onces d’indices sur leurs origines et leurs destins mais l’animé ne conclut rien, le fait que le manga originel soit encore en cours de publication au moment de production de l’adaptation en est la raison intrinsèque.
  
Cependant c’est à partir de l’Arc du groupe de Kurobe que la narration évolue et se concentre principalement sur les relations entre humains et Coppelion, on y renforce aussi l’un des principaux aspects de l’œuvre, à savoir les pouvoirs innés de chaque lycéenne.
  
  
  
  

Lycéennes génétiquement modifiées

  
En raison de la modification de leurs génomes, les Coppelion disposent d’aptitudes physiques et mentales différentes. Ibara possède une force physique équivalente à celle de dix humains. En plus d’une vision améliorée, Taeko peut interagir avec les animaux et les comprendre. Quant à Aoi on peut croire de prime abord qu’elle est inutile mais elle dispose en réalité de deux aptitudes surnaturelles qu’elle ne peut utiliser qu’en étant dans un stade « d’éveil », le fait est qu’elle puisse se téléporter et flotter dans les airs, ainsi que de former des champs de forces impénétrables démontre une supériorité certaine par rapport aux autres aptitudes des Coppelion mais qui est limité par sa personnalité qui l’empêche réellement de contrôler ses aptitudes.
  
Au fil des épisodes on est amené à découvrir de nouvelles aptitudes à travers les sœurs Ozu et Haruto, des camarades de la promotion d’Ibara. Alors que Haruto dispose de connaissances techniques poussées pour la confection de grenades ; les sœurs Ozu sont les deux faces d’une même pièce : l’aînée, Kanon peut générer des arcs électriques depuis que son génome a été croisé avec celui d’anguilles disposant de la même aptitude, ainsi que détecter les signes de vie par sa perception des ions dans l’air. Shion, la cadette, a des os et des muscles renforcés au point qu’elle peut survivre à un effondrement d’immeuble, disposant également d’une grande force offensive, elle deviendra une adversaire de taille pour Ibara.
  
  
  
  

La beauté graphique d’un Tokyo post-apocalyptique

  
Dés le premier épisode on ne peut être qu’admiratif des détails apportés à la patte graphique des paysages. Ceux-ci retranscrivent parfaitement un Tokyo en décrépitude dans lequel la nature a repris ses droits. Les hautes herbes flottant au vent ou l’abandon des habitations se côtoient dans une harmonie réaliste où le silence renforce la solitude des Coppelion qui vagabondent dans des rues désertes. On retrouve aussi quelques paysages verdoyants qui accentuent l’abandon total de la capitale nippone à Mère nature, difficile alors de croire que dans le passé ces acres de verdures étaient étouffées dans un paysage urbain.
  
Les studios GoHands donnent alors vies à des moments de contemplation que le manga ne pouvait transmettre. Un plan d’un cours d’eau ruisselant et le vent accompagnant le mouvement des arbres à un vrai sens artistique par rapport aux personnages. Que ce soit les Coppelion qui prennent malin plaisir à contempler cette ville qui les a créées, ou que ce soit les humains qui, obligés de sortir dans une combinaison spécialisée, ne peuvent apprécier la brise du vent ou la chaleur du soleil. Cela n’empêche pas, par ailleurs, de trouver des paysages beaucoup plus atypiques comme l’intérieur de la Sphère Monde de la JAXA dans laquelle s’est réfugié le groupe de Kurobe et dont le design rappelle celui de stations spatiales futuristes.
  
Cette finesse du trait des paysages est confrontée à un character-design original. Celui-ci s’explique facilement par la bordure marquante des personnages, le trait est plus prononcé et renforce l’inspiration du manga. Cela est d’avantage exagéré par un dessin lisse des vêtements et des visages, qui d’ailleurs s’agissant des Coppelion, sont dépeints avec un beige pâle pour renforcer le caractère « non-humain » des poupées du gouvernement. L’utilisation massive des combinaisons antiradiations ajoute cependant la difficulté de retranscrire habilement certaines émotions humaines qui se fait exclusivement par l’animation des yeux et par le doublage, cependant le jeu de lumières sur les masques est bien géré et les quelques points de vue à la première personne nous immerge dans le quotidien difficile des survivants de Tokyo parfois en manque d’oxygène ou proche du trépas.
  
Ces jeux de lumières, on les retrouve notamment pour certains passages où nos Coppelion se retrouvent dans la pénombre et où seul le blanc des yeux reflète une once du soleil. Certains reflets également sur des surfaces en chrome donne un certain dynamise à la scène, notamment les passages dans l’hélicoptère de Mishima.
  
  

© by GoHands / Kaze

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