Bakuon Rettô - Actualité manga
Dossier manga - Bakuon Rettô

Note des lecteurs 19 /20

Sommaire

Publié le Jeudi, 12 Mai 2011


"Y aurait pas moyen de trouver du boulot en rapport avec les bandes de motards...? On pourrait pas se faire du fric en organisant convenablement les rassemblements? Comme ça, on pourrait continuer à rouler toute notre vie... Dis... Tu ne penses pas?"
 
 

Enfilez votre casque...

    
 

... n'oubliez pas votre faux permis...

 
Bakuon Rettô, c'est l'histoire de Takashi Kase, 15 ans, un peu paumé dans le Tôkyô des années 1980, au point d'avoir de mauvaises fréquentations. C'est pour cela que ses parents ont décidé de déménager dans un quartier plus calme de la ville. Mais les choses ne s'arrangeront pas pour autant. Fraîchement arrivé dans le quartier et dans la classe de son nouveau bahut, le jeune garçon esquisse son intérêt pour la moto et ne tarde pas à se faire repérer par d'autres passionnés de belles bécanes. On lui prête une moto, une Honda Hawk, et il ne lui faut pas longtemps avant de participer à son premier rassemblement nocturne au sein de Zéros, une bande de motards, puis au suivant, et ainsi de suite. Petit à petit, le jeune Takashi se prend à ce jeu dangereux au point que celui-ci devient le centre de sa vie. L'adolescent se décolore les cheveux, arbore une nouvelle coiffure, enfile sa tenue de motard, puis, peu à peu, le monde de la nuit prend possession de lui. Les chevauchées en moto, les guerres de gangs et les bras de fer avec la police deviennent son quotidien, et alors même que sa situation familiale et scolaire chute de manière vertigineuse, Takashi se forge peu à peu un caractère et s'enfonce de plus en plus dans une voie sans issue...

Bakuon Rettô, c'est le portrait d'une jeunesse paumée dans les apparemment calmes nuits urbaines, et une immersion totale et furieuse dans l'univers implacable des bosozoku, les bandes de motards japonais, à travers le parcours chaotique d'un adolescent refusant de suivre la voie imposée par la société.
  
 
   
   
 

... vérifiez votre plaque d'immatriculation...

  
Bakuon Rettô ( 爆音列島 ) est un seinen écrit et dessiné par Tsutomu Takahashi, publié au Japon à partir de la fin de l'année 2002 au sein du magazine Afternoon des éditions Kodansha, magazine voyant ou ayant vu défiler entre ses pages des titres forts tels que Parasite, Eden, L'habitant de l'infini, Vinland Saga ou encore Mushishi.
Pendant plusieurs années, la série parut de manière assez irrégulière dans le magazine. Quant aux volumes, dont la parution débuta début 2003, les premiers sortirent à un rythme pouvant aller de 4 à 6 mois, puis le rythme de parution devint petit à petit plus lent, le summum ayant été atteint entre la parution des volumes 14 et 15, qui a vu s'écouler près d'un an. Finalement, la série se termina dans l'Afternoon au cours de l'été 2012, avec une sortie du dix-huitième opus en décembre de la même année.


En France, ce sont les éditions Kana qui nous offrent la possibilité de découvrir cette série, avec publication du premier volume fin août 2008, suivi deux semaines plus tard, début septembre 2008, du second opus. Le troisième volume débarqua sur les étals français en novembre de la même année, puis un rythme d'un volume tous les trois mois fut adopté à partir du quatrième tome. Depuis le volume 9, sorti en juin 2010, le rythme de parution est passé à un tome tous les 4 mois, le retard sur la parution japonaise ayant quasiment été rattrapé. 

En ce qui concerne cette édition française, la traduction est assurée depuis le début par Pascale Simon, qui a travaillé ou travaille encore sur de nombreuses séries, comme Mushishi, Zatchbell, Lui ou rien, Sawako, Gintama, Ushijima, Professeur Eiji, Trinity Blood,... Une traductrice parfois critiquée pour son travail sur certaines séries, mais qui nous offre ici une traduction de fort bonne facture, notamment portée par des phrases-choc quand il le faut, et par des notes de traduction très présentes, souvent pertinentes quant aux références typiques des années 80, et malgré quelques-unes qui ont tendance à se répéter (par exemple, on retrouve dans quasiment tous les volumes la définition du mot "senpai").
Du côté du reste de l'édition, on a pu regretter une encre qui bavait un peu sur les premiers volumes, mais ce problème a eu tendance à s'atténuer par la suite. Les bonus textuels sont très peu présents, puisque nous n'avons eu droit, sur l'ensemble des tomes parus à ce jour, qu'à un petit dossier sur le magazine Afternoon à la fin du dixième volume, dossier ou s'est d'ailleurs glissée une petite erreur sans trop d'importance, puisque la série Jiraishin, précédente oeuvre de Tsutomu Takahashi, y est nommée Chijinrai. Enfin, on ne peut que remercier grandement l'éditeur d'avoir conservé les superbes et assez nombreuses (quatre par volume en moyenne) pages en couleurs, qui plus est sur papier glacé.
 
 
   
 
 

... attendez le signal du chef de bande...

 
L'auteur, Tsutomu Takahashi (高橋 ツトム), est né le 20 septembre 1965 à Tôkyô. Son signe astrologique est vierge et il est de groupe sanguin O.
 


 
Il fait parler de lui pour la première fois dans le monde du manga en 1987, en faisant partie des présélectionnés au Concours des Quatre Saisons organisé par le magazine Afternoon. Dès lors repéré comme jeune espoir, il publie en 1989 le one-shot Jiraishin au sein du magazine Morning de Kodansha. Mais c'est à partir de 1993 que sa carrière décolle réellement, quand il débute la publication, dans le magazine Afternoon, de la série Jiraishin, dérivée du one-shot.




Jiraishin connaît rapidement un grand succès, au point de classer l'auteur au tout premier plan des auteurs des années 1990. Forte d'un beau sens du suspense et, surtout, d'un aspect extrêmement sombre et cru, la série se poursuit sur un total de 19 volumes, le dernier opus étant sorti en 2000.
La série fut ensuite republiée en édition bunko en 2003 et en édition deluxe en 2009.
Jiraishin nous présente Ida Kyôya, un détective froid ne laissant filtrer aucune émotion, si ce ne sont des pointes de cynisme. D'un caractère solitaire, pas toujours très bien vu par ses collègues, il voit débarquer un jour une jeune femme, Eriko Aizawa, son deuxième assistant après la mort du premier qui va l'obliger à partager un peu plus le premier rôle des enquêtes. Au fil des volumes, il résout au Japon ou à l'étranger des enquêtes sombres comme des meurtres, souvent à sa manière, c'est à dire en ne montrant aucun sentiment même face aux plus horribles cas, et n'hésitant pas à faire dans l'illégalité pour arriver à ses fins.
Publiée dans son entièreté en Italie par Stars Comics, en Allemagne par Carlsen Comics, en Corée du Sud par Samyang, à Taiwan par Tong Li, mais aussi partiellement en Amérique du Nord sous le titre "Ice Blade" dans une édition vite vendangée par Tokyopop, la plus célèbre série de Tsutomu Takahashi reste malheureusement toujours inédite en France, après avoir été longtemps annoncée chez Panini.

En 1998, Takahashi est le dessinateur de Jinmen Juushin (Angel's Share), un court one-shot en couleurs paru dans le magazine Comic Cue d'East Press, sur un scénario de Go Ôhinata. Mêlant l'horreur au fantastique et à des pointes d'humour, ce one-shot aborde le sujet de la vie après la mort de manière simple et touchante.
Quelqu'un qui a tout perdu doit-il aller au paradis ou en enfer? Un homme récemment décédé entre dans le bar de l'au-delà. Il est approché par un barman sympathique qui lui offre un verre très spécial qui peut l'amener directement au Ciel, mais l'homme est hésitant. Que va-t-il faire?
 



Puis l'année 1999 voit débarquer au sein du magazine Weekly Young Jump le one-shot Alive, bien connu en France puisqu'il fut publié par Panini il y a quelques années. Au Japon le titre a ensuite connu une réédition deluxe.
Dans un futur proche, Yashiro Tenshuu, emprisonné pour cinq meutres, attend l'heure de son exécution dans le couloir de la mort. Lorsque l'heure sonne, il se voit proposer une alternative étrange: ou bien il meurt comme convenu, ou il accepte de se livrer à une mystérieuse expérience...




En 2000, le mangaka change un peu d'ambiance avec Tetsuwan Girl, série sportive sur fond de drame, qui s'étend sur 9 volumes jusqu'en 2002 avant de connaître une réédition en format bunko en 2004.
En 1949, le Japon est sous occupation militaire américaine. Tome Kano, une barmaid, a tout perdu durant la guerre, tout comme Katsuya Ranzaki qui n'est pas allé à la guerre. Souhaitant repartir à zéro, Ranzaki monte alors une équipe de base-ball féminine dont Tome va devenir la vedette.




Parallèlement à Tetsuwan Girl, Tsutomu Takahashi débute en 2001-2002 chez Shueisha la saga Sky High, qui s'enrichira par la suite de plusieurs séries. Le premier volet compte 2 volumes.
Toutes les âmes des personnes assassinées parviennent à la Porte de la Mort. Izuko, gardienne de la Porte, propose alors à chaque âme trois choix: passer la Porte et accepter la mort, refuser d'admettre celle-ci et errer pour l'éternité sous l'état de fantôme, ou retourner sur terre pour se venger avant de connaître l'enfer et la souffrance éternelle...




Quelques mois après la fin du premier volet de Sky High, Takahashi s'attaque à une nouvelle série longue, celle qui fait l'objet de ce dossier, Bakuon Rettô, toujours en cours. A peu près à la même période, l'auteur commence le thriller Blue Heaven, série en trois volumes publiée en France chez Panini.
Le "Blue heaven" est le plus grand navire de croisière jamais conçu, seul Las Vegas pourrait rivaliser avec lui et son propriétaire n'en est pas peu fier. Pourtant un événement inattendu va se passer là-bas. Lors d'une traversée, il croise la route d'un bateau de pêche visiblement en détresse. A son bord deux survivants, l'un épuisé, l'autre complètement terrorisé...
A la fin du troisième volume de Blue Heaven, nous retrouvons également des histoires courtes de l'auteur: Route69.




L'année 2003 voit le mangaka enchaîner deux nouvelles séries de Sky High: Sky High Karma (deux volumes), éditée en France par Panini, et Sky High Shinshou (4 volumes).
Sky High Karma raconte l'histoire d'une jeune fille de seize ans menacée par une malédiction. Son ancêtre, brûlé vif par son père, avait choisi de maudire toute sa descendance. Ainsi la jeune fille doit trouver le moyen de sauver sa mère, qui, d'après la malédiction, doit la tuer, et doit aussi apaiser l'âme de son ancêtre. 
La parution de Shinshou s'étend jusque début 2005.

 


Toujours en 2005, Takahashi réalise une histoire courte de deux chapitres, sous le pseudonyme d'Ichigo Nekota. Intitulée Dead Flowers, elle voit l'auteur s'essayer au style plus posé de la tranche de vie, mais conserver ce goût pour le drame et les personnages torturés.
Depuis la mort de ses parents, un jeune garçon est complètement détaché du monde qui l'entoure. L'arrivée d'une motarde dans son petit monde pourrait-elle l'aider à retrouver goût à la vie ?
 

 

2005 est également l'année où Tsutomu Takahashi se lance dans une nouvelle grande série chez Shueisha: Sidooh, sa plus longue oeuvre à ce jour, qui s'est achevée au Japon en avril 2011, après 25 volumes de bons et loyaux services. En France, on ne connaît que trop bien la série, qui a beaucoup fait parler d'elle après avoir été longtemps stoppée en cours de route par Panini, avant de reprendre fin 2010. La reprise est néanmoins très lente, avec le tome 10 en juin 2011 et le tome 11 un an plus tard.
Sidooh nous fait faire un bon en arrière pour nous faire atterrir au Japon en 1858. La nation traverse une période socialement et politiquement instable avec l'arrivée des occidentaux qui l'obligent à s'ouvrir au monde extérieur. Et comme si cela ne suffisait pas, elle subit une épidémie de choléra qui fait des milliers de victimes, un fléau qu'on propagé les étrangers. Touchée par ce mal terrible, la mère de Shotaro et Gentaro Yukimura, deux frères de 14 et 13 ans, leur fait promettre de résister quoi qu'il arrive, car ce sont toujours les plus fort qui s'en sortent. A la mort de celle-ci, les deux garçons se retrouvent seuls au milieu du chaos et doivent se battre pour survivre...
 



Fin 2008, le mangaka signe le scénario de Muyung -Kagenashi- , toujours en cours de parution après 4 volumes dans le magazine Keitai - Manga Ôkoku des éditions Bbmf Magazine, en collaboration avec le dessinateur coréen Kim Jung-Hyun.
Cette série raconte l'histoire d'une jeune fille qui peut faire revenir les morts à la vie, et d'un jeune garçon qui peut percevoir l'âme des morts.
 



Le début de l'année 2010 marque le grand retour du plus célèbre personnage de Takahashi, Ida Kyôya, dans la suite de Jiraishin. Nommée Jiraishin Diablo, cette suite compte trois tomes au final, son dernier chapitre ayant été publié en novembre 2011.
Les cas au sein du département de police de Shinjuku sont de plus en plus horribles et inquiétants.  Dans un univers sans foi ni loi, les enfants grandissent en étant maltraités, et leurs traumatismes font naître en eux des envies de vengeance... Les limites entre criminel et victime deviennent de plus en plus floues, et le détective Ida Kyôya est alors rappelé pour reprendre du service, le flingue à la main...




Takahashi profite également de l'été 2010 pour offrir un quatrième volet à sa saga Sky High, cette fois-ci sous la forme d'un one-shot.




Début 2011, les projets ne s'arrêtent pas pour l'auteur, qui annonce en même temps que la fin de Sidooh l'arrivée d'un spin-off, Sidooh Sunrise, qui sortira en volume relié au Japon ce 19 mai 2011.
Il annonce également l'arrivée du cinquième volet de la saga Sky High, intitulé Héven. Puis, en aout 2011, il publie une autre nouvelle intitulée Saa, qui a la particularité d'être publiée dans un magazine shôjo, l'Aria de Kodansha.
Enfin, en octobre de la même année, Tsutomu Takahashi se lance dans une nouvelle série dans le Young Jump : Hito Hitori Futari, un récit d'action où l'on suit les aventures de Riyon, une jeune fille venue des cieux. En parallèle, un spin-off de cette série, intitulé Kbkj,est de son côté publié dans le Jump Kai
  
Fort de son inimitable et impressionnant style graphique, l'auteur a publié en décembre 2009 deux superbes artbooks: "K", dédié aux séries parues chez Kodansha, et "S", se focalisant sur les oeuvres publiées chez Shueisha.

 
 
 
La réputation de Tsutomu Takahashi ne s'arrête pas au manga. Alive et Sky High se sont fait une place sur les grands écrans avec la sortie de films, dont certains sont parus en DVD en France. Sky High a également eu droit à une série télévisée, de même que Blue Heaven.
L'auteur a lui-même quelques expériences dans le domaine de l'animation, en ayant travaillé un peu sur l'animation de 7 épisodes d'Ergo Proxy, des épisodes 2, 7 et 16 de Samurai Champloo, et de la série Gad Guard. Il a également travaillé sur les musiques du film AppleSeed: Ex Machina.
Enfin, il a joué le rôle de Takashi Makise dans le film Crows Zero.

   
  
 
En affichant un goût prononcé pour la moto, les Rolling Stones (surtout Keith Richards) et les guitares Telecaster (il en joue), il renvoie l'image d'un homme un peu rebelle et qui ne manque par de piquant. Il est également friand des oeuvres de l'artiste japonais Akira Kurosawa.
 
En ce qui concerne sa vie privée, nous savons juste qu'il est aujourd'hui marié et a un enfant.
 
En une vingtaine d'années de carrière et une quinzaine d'oeuvres, Tsutomu Takahashi s'est imposé comme l'un des grands noms du seinen au pays du soleil levant, et nous lui devons notamment d'avoir formé Tsutomu Nihei, l'auteur de Blame!, qui a été son assistant sur Jiraishin, et chez lequel nous retrouvons le même goût pour les histoires sombres et pour les dessins profonds ayant pour fonction d'immerger totalement le lecteur. Bourré de personnalité, abordant sans complexe et de façon tout à fait unique les thèmes qu'il aime, comme les motards, les anti-héros tourmentés ou la mort, Tsutomu Takahashi est l'un de ces artistes qui ne laissent pas indifférent, et dont la patte est immédiatement reconnaissable.
 
 
  

... allumez le moteur et partez avec les autres membres de la bande.

 
Dans Bakuon Rettô, les personnages sont très nombreux, Tsutomu Takahashi prenant plaisir à mettre en scène des membres des Zéros, mais également l'entourage de certains d'entre eux, sans oublier des individus venant d'autres bandes de motards. Des personnages qui sont autant de preuves d'un travail élaboré en ce qui concerne le background de l'oeuvre.
Toutefois, ici, je me cantonnerai à présenter, par ordre d'apparition ou de prise d'importance, les personnages-clés: notre jeune héros, puis celles et ceux qui sont amenés à exercer, que ce soit brièvement ou sur la longueur, une influence considérable sur lui, ou à se faire représentants de tout un symbole, d'une façon d'être ou de vivre.
 
 
Takashi Kase



"Je veux devenir un type costaud et cool! Mais comment faire pour y parvenir...?"

Takashi Kase est le héros de Bakuon Rettô. A cause des mauvaises fréquentations qu'il s'était faites dans son ancien collège, situé quelque part au beau milieu des grandes tours de la banlieue de Tôkyô, ses parents ont décidé de déménager dans un quartier plus calme. Le jeune garçon s'y ennuie d'abord, mais va très vite faire la connaissance, dans son nouvel établissement scolaire, de garçons fréquentant de près une bande de motards, les Zeros. Il n'en faut pas plus à Takashi pour se laisser entraîner, ce qui l'amène bientôt à participer à son premier rassemblement de motards. Dès lors, le jeune garçon se découvre une passion grandissante pour les Zeros, au sein desquels il va peu à peu se tailler une place, au point de finir par succomber totalement aux charmes du monde de la nuit. La série Bakuon Rettô a pour vocation première de retracer le parcours de ce jeune garçon d'abord timide et effacé, qui va petit à petit se forger tout un état d'esprit et un caractère, au risque de se marginaliser de plus en plus.


Mitsuhiko Komiya



"Si jamais vous venez m'attaquer en me confondant avec mon frère... je vous tue!"

Mittsu, de son vrai nom est Mitsuhiko Komiya. Camarade de classe de Takashi dans son nouveau collège, il rentre dans la bande à peu près en même temps que lui. Doté d'un caractère assez fonceur et direct, il ne supporte pas qu'on le confonde avec son grand frère, Shinya, qui fait déjà partie des Zeros au début de la série. Sa mère habitant ailleurs et son père, alcoolique, étant souvent absent, sa maison constitue, au début de la série, le lieu de rendez-vous idéal pour Takashi et sa petite bande de potes. S'imposant rapidement comme l'un des plus fidèles alliés de Takashi, il est l'un des précurseurs à l'envie de ce dernier de se forger une place au sein des Zeros, notre héros le voyant, en quelque sorte, comme un exemple sur certains points, notamment en amour, puisque Mittsu a déjà une copine.


Maniyon



"Je me disais juste que c'était chouette d'être là, tous ensemble."

Surnommé Maniyon par les autres à cause de sa tête d'homme de cro-magnon, son vrai nom et Shôji Gotô. Ses parents tiennent un magasin de saké et de spiritueux. Maniyon est un autre camarade de collège de Takashi, qui va vivre son premier rassemblement de motards en même temps que notre héros. Un peu bête et foncièrement gentil, accordant beaucoup d'importance au fait d'être avec ses amis, ce gorille au coeur d'artichaud fait souvent rire ses potes, qui, dans ces cas-là, prennent plaisir à le taquiner gentiment, comme lorsqu'il se ramène habillé comme un surfeur, qu'il chevauche une moto beaucoup trop petite pour lui, ou qu'il se retrouve collé par Niimi, un garçon de la bande un peu "louche". Par rapport à Takashi, Maniyon est l'opposé de Mittsu: là où Mittsu sert en quelque sorte d'exemple à Takashi au début de la série, Maniyon voit en notre héros une sorte de modèle, et souhaite se forger aussi rapidement que lui. Toutefois, le côté mal assuré et un peu maladroit de Maniyon le contraint à connaître une évolution moins rapide que celle de Takashi, aussi bien en conduite de moto qu'en amour. Et quand il commencera enfin à évoluer en profondeur, son côté mal assuré pourrait bien le rattraper. Quoi qu'il en soit, le caractère de Maniyon fait de lui un personnage auquel on s'attache de plus en plus au fil des volumes.


Kazuya Akegawa



"C'est que... je n'ai pas d'amis, moi."

Personnage ô combien intrigant et difficile à cerner que Kazuya Akegawa, et ce dès sa première apparition, où il affiche d'emblée son caractère complètement détaché de tout et de tout le monde. Certains, au sein de la bande, apprécient peu ce caractère, mais il est pourtant respecté par tous, y compris par les senpai de la bande, qui lui parlent d'égal à égal. On ne tarde pas à apprendre que Saeko, sa soeur, travaille dans le bar où les Zeros ont pour habitude de se réunir, et que celle-ci n'est autre que la copine du chef de ces derniers. Dès le début, Kazuya impressionne Takashi, car il affiche sa personnalité sans broncher et possède déjà une moto. C'est un garçon détaché, plus occupé par ses intérêts personnels que par ceux de la bande comme il le dit lui-même, mais il montre un sang-froid à toute épreuve et ose prendre de gros risques, n'hésitant pas à percer de sa moto sans reculer les barrages de la police, ou à fabriquer lui-même des cocktails molotov, tant et si bien que certains le considère comme dangereux, surtout parmi les bandes rivales. Il est néanmoins très fiable et entretient de bons rapports avec Takashi.


Kuwahara



"Je vais en tuer deux ou trois."

Au début de la série, Kuwahara n'est autre que le chef des Zeros. De ce fait, il est le senpai de Takashi. Très autoritaire et souvent violent, il défend corps et âme l'image des Zeros et constitue un chef impressionnant, y compris pour Takashi. Devenant trop âgé pour continuer à jouer au motard, il ne tarde pas à quitter les Zeros et trouve un travail dans le milieu des yakuzas, comme si la suite logique des bosozoku était ce sombre univers. Ainsi, l'intégration de Kuwahara dans l'univers des yakuza présente l'un des risques qu'encourt Takashi dans le futur, s'il poursuit trop loin sa marginalisation. Après son départ, Kuwahara reste toutefois très proche des Zeros, y conservant une certaine autorité due à son statut d'âiné et d'ancien chef. Il apporte volontiers de l'aide aux Zéros quand il le faut, mais ses agissements faisant passer au second plan les membres et l'honneur de la bande au profit de l'argent décevront Takashi.


Shôko Ishikawa



"Cher Takashi, hello! Aujourd'hui aussi, je dois étudier. Je suis vidée! Mais si je suis reçue à Hiroo, je pourrai aller à l'école avec toi... Alors, je m'accroche."

Après avoir connu Kazuya en primaire, cette jeune fille s'est retrouvée dans la même classe que Takashi dans son nouveau collège. Très vite, elle affiche un certain intérêt pour les motards que fréquente Takashi, et commence à vouer une certaine admiration pour notre héros au point de se rapprocher considérablement de lui. Elle et Takashi finissent par entretenir une relation qui n'est jamais clairement avouée, tout au plus à demi-mot, à tel point que la jeune fille cherchera à aller dans le même lycée que lui. Mais leur relation ne durera pas longtemps. Shôko est une fille de bonne famille, studieuse, et son père voit d'un très mauvais oeil son rapprochement avec un ersatz de loubard comme Takashi. A partir de là, les deux adolescents se perdent petit à petit de vue, mais pendant un long moment, Shôko reste la principale rattache de Takashi au milieu scolaire. Et, de temps en temps, notre héros ne peut s'empêcher de repenser à elle.


Ayase



"Si une autre bande, même une de l'union, la ramène, ne vous laissez pas faire!"

Après le départ de Kuwahara et des autres garçons de son âge, Ayase devient le nouveau chef des Zeros. Prenant au sérieux son rôle de leader, il n'en conserve pas moins un sens des réalités et une certaine maturité, qui se voient notamment quand il apporte son aide à son père au travail, dans la petite entreprise familiale. A quelques reprises, Takashi l'aidera d'ailleurs dans cette tâche, ce qui lui vaudra de se rapprocher de plus en plus de lui et sera un parfait exemple de sa prise d'importance au sein de la bande.


Yûko



"Tu sais quoi ?Quand je mets un tampon, ça me donne des sensations!"

Collègue de travail de Saeko, Yûko est une jeune fille qui va rapidement se retrouver attirée par Takashi, et vice versa. Toutefois, elle reste bien difficile à cerner. Des rumeurs peu élogieuses comme quoi elle poserait nue dans des magazines et aurait avorté à deux reprises circulent sur elle, mais à côté de cela, elle montre à de nombreuses reprises une grande sensiblité qui lui vaut de pleurer très facilement et de chercher sans cesse du réconfort auprès de Takashi. Quoi qu'il en soit, elle entame une relation avec notre héros, qui vivra ici ses premières vraies sensations amoureuses, bien loin de la pauvre Shôko, dont Yûko est, en quelque sorte, l'exacte opposée. Ainsi, sa relation avec Takashi au détriment de Shôko enfonce un peu plus le jeune garçon dans le monde de la nuit, et en constitue une étape importante. C'est petit à petit que le voile se lèvera sur le passé loin d'être rose de cette jolie jeune fille, dont on cernera de mieux en mieux la personnalité, bien qu'elle restera on ne peut plus énigmatique dans sa façon d'être... Est-elle réellement amoureuse de Takashi, ou n'est-elle qu'une manipulatrice de petite vertu ne faisant que chercher du réconfort auprès de notre héros ?


Kengo Ôki



"Moi, ça m'est bien égal. Depuis que je suis né, j'ai l'habitude de voir des cadavres, alors..."

Ôki apparaît alors que Takashi a déjà pris beaucoup d'importance au sein des Zeros, et se présente d'emblée comme le kohai de notre héros, montrant ainsi que le temps passe, et que Takashi est, à son tour, devenu un senpai pour d'autres. Ses parents tiennent un magasin de pompes funèbres, et son père lui a enseigné la boxe, un peu de judo et des techniques de chute depuis qu'il est tout petit. Cela lui vaut d'être un redoutable bagarreur, ce qu'il n'hésite pas à montrer. En effet, Ôki est un jeune garçon possédant un tempérament très violent, qui n'hésite pas à se servir de ses poings, et qui montre d'abord très peu de respect pour la hiérarchie au sein des Zeros. A cause de cela, certains, au sein de la bande, se méfient au début de lui car ils le considèrent comme dangereux, et pourtant, un état de fait s'impose rapidement: il est prêt à tout pour défendre l'honneur de ses senpai, à commencer par Takashi. Tant et si bien qu'il finit par gagner rapidement la confiance de ses semblables. Il a appris à jouer de la guitare dans son enfance, et est fan de Gene Simmons, bassiste et chanteur du groupe de hard rock Kiss.


Shinji Miyamoto



"L'ambiance est un peu triste, là... Il n'y a plus d'alcool... On sort boire un verre?"

Shinji apparaît tardivement dans la série, au volume 8, mais prend rapidement une certaine importance. Ce fan du groupe de musique Anarchy, dont il a repris coiffure extravagante en pétard du guitariste, est membre d'une faction des Zeros basée à Yokohama. Lorsque Takashi part à sa rencontre, il tombe sur un "mec bien" comme il le dit lui-même. Shinji est un garçon droit, fiable, très respectueux envers la bande, et qui fait preuve d'une certaine gentillesse, notamment en montrant plus de compassion envers la mère de Takashi que notre héros lui-même. Rapidement, ses relations avec Takashi se présentent bien. Il est capable de montrer une certaine assurance en bande, mais reste parfois tendu face à quelque chose qu'il doit faire ou affronter seul, comme lorsqu'on lui demande de cracher du feu pendant un concert, au sein du groupe de musique dans lequel il joue et chante (sans grand succès).
 
 

BAKUON RETTO © 2003 Tsutomu Takahashi / KODANSHA Ltd.

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