Arrietty - Le petit monde des chapardeurs - Actualité manga
Dossier manga - Arrietty - Le petit monde des chapardeurs

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Publié le Vendredi, 15 Febuary 2013


Une musique ensorcelante 

       
La musique est tout simplement l’un des plus grands atouts du film. Si l’on pourra partir avec une appréhension, puisque qu’on ne connait que le maître en la matière, Joe Hisaishi, on sera honteux d’avoir douté ! Cécile Corbel est française, et c’est donc avec fierté qu’on aura accueilli sa prestation dans une conception du studio Ghibli, résultat d’une très grande épopée pour la jeune femme et son collaborateur et co-compositeur Simon Caby. Evidemment, on pourrait penser qu’un Ghibli sans le talent de Joe Hisaichi derrière, c’est une aberration des plus incroyables. Qui plus est, le film est sorti après le CD donc certains connaissaient déjà les mélodies sans le film et beaucoup parlaient de déception, de bande sonore qui ne serait pas à la hauteur.. Mais là, c’est évidemment une grande réussite née d’une brillante idée du studio !
    
    
    
       
       
Les sonorités celtiques de Cécile Corbel se sont adaptées à l’univers d’Arrietty, se faisant très variées et dans plusieurs langues, sans frontière. Le rythme délicat et varié porte le film dans des grands moments de poésie et de félicité. L’émotion transparait merveilleusement, et après quelques minutes seulement on ne peut plus imaginer une bande sonore différente pour le film, comme si Cécile Corbel été devenue une chanteuse de talent pour cette réalisation, qui fera connaitre sa voix magnifique et ses arrangements musicaux extrêmement émotifs et porteurs. On se laisse bercer, et on ne regrette qu’une chose : qu’il n’y en ait pas plus ! Les harmonies celtiques se marient à merveille avec les images du film que l’on garde en tête durant à chaque note de harpe. On se noie dans les accents splendides que l’artiste donne à ses musiques et chansons, d’autant que son style colle très bien avec l’idée des gens de petites tailles, lutins et autres farfadets. L’alternance constante entre musiques seules et chansons avec des paroles françaises, anglaises ou même japonaises permet de se plonger dans les différentes inspirations du film. D’ailleurs, les CD de cette bande son sont de bonnes idées de cadeau, créant une ambiance sonore même au-delà du film, ce qui est plutôt rare. On se laisse peu à peu bercer par les intonations dynamiques, parfois mélancoliques mais toujours fines et justes de Cécile Corbel et Simon Caby. C’est ce qui fait le charme de l’œuvre, alors dédiée au calme et à la musicalité des sons de harpes magnifiquement maîtrisés par l’artiste. De plus, certaines pistes deviennent vite culte comme la mélodie d’Arrietty. Les sons de harpe nous font penser à une cascade qui coulerait sur un rocher, les tintements de voix de Cécile Corbel à la porcelaine d’une toute petite théière de chapardeur. Un univers à découvrir ou redécouvrir, dont on ne parvient pas à se lasser et qui nous laisse plein de curiosité. Chapeau bas pour cette petite merveille, qui parvient à faire oublier Joe Hisaishi même aux plus réfractaires. On ne peut en effet que céder à cette œuvre à part entière ... 
      
Le rythme de chaque musique accompagne parfaitement les pas d’Arrietty, ses émotions, ses angoisses. Cécile Corbel sait être présente de sa voix tout en laissant le tout très instrumental pour ne pas écraser l’histoire et ses rebondissements. C’est un peu inhabituel ce mix entre instrument et voix, mais sur ce film cela s’accorde parfaitement. Après l’avoir vu une fois, il est tout bonnement impossible d’imaginer la balade tranquille de la petite chapardeuse autrement qu’avec des froissements de harpe en accompagnement. Les mélodies sont reprises plusieurs fois dans le film, et c’est avec plaisir qu’on retrouve alors la même ambiance, qu’on partage un moment assez semblable au précédent. Mais Cécile Corbel ne s’arrête pas à ce simple exercice de bande originale, et je vous propose de vous expliquer en quoi elle peut être excellente dans son propre style, finalement peu éloigné de ce qu’elle a réalisé pour Arrietty.
  
     
   
   
Les amateurs pourront ainsi la redécouvrir dans son univers exclusif, loin d’une histoire imposée et dans sa propre progression, avec les mots qui lui importent vraiment. D’autres CD existent alors, et notamment Songbook 3 dont je vais vous parler ici. Sans grande surprise, c’est l’univers féérique, à la fois dynamique et mélancolique, qui guide l’esprit de cet album. Les intonations et émotions changent à tout moment, et pourtant c’est bien l’esprit délicat et pertinent que l’on retrouve à chaque nouvelle note. On croisera ainsi les aventures du Roi des Fées, un soldat irlandais ou une jeune femme accusée de sorcellerie ... Mais aussi des inspirations plus lointaines, comme l’auteur le laisse suggérer. Si les mélodies se ressemblent souvent, les paroles et inspirations sont variées, autant que les intonations. Chaque chanson se crée une âme que l’on se plait à découvrir au gré d’une voix seule, de notes de harpe particulièrement cristallines ou des accélérations imprévues et surprenantes dans le cours d’une mélodie. L’instrument est, à l’égard des créations pour le film Arrietty, extrêmement présent et accompagne l’artiste de manière très présente pour offrir un rendu très pur, et particulièrement fin. On sent par ces chansons tout l’amour de Cécile Corbel pour son pays, pour la culture qu’elle adopte dans les mots qu’elle nous livre, et c’est alors une véritable aventure à chaque chanson que de l’écouter, la réécouter pour en saisir le sens profond, l’état d’esprit dans lequel l’auteur a pu être, un instant. Se saisir ainsi des émotions fugaces et présentes dans chaque note, voilà le défi lancé par le CD de Cécile Corbel, au premier abord peut-être inaccessible. Entre les sons de flûte, de tambour et les applaudissements fictifs qu’on entendrait presque, parfois (en particulier sur Little Soldier), les plus belles réussites de ce disque seront les chansons anglaises, notamment la piste 9 (My Lullaby). On relèvera cependant la très belle surprise de fin, dans un air plus oriental que jamais avec la dernière piste, entraînante et triste dans le même temps, pour un rendu surprenant, mais très apprécié !
   
    
    
   
     

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