Rumiko Takahashi - Deuxième partie - Actualité manga
Dossier manga - Rumiko Takahashi - Deuxième partie

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Publié le Jeudi, 17 December 2009


Conclusion

  
Si avec le temps, les épisodes nonsensiques et les chapitres en queue de poisson ont laissé la place à des sagas d’aventure suivies de semaine en semaine, Rumiko n’en a point laissé tombé des archétypes qui lui sont propres.
 
Les intrigues de toutes les séries shonen de Rumiko Takahashi contiennent une relation sentimentale sous-jacente entre les deux premiers rôles sur laquelle viennent se greffer d’autres prétendants potentiels. Les comportements sont fort semblables d’un archétype à l’autre de héros. Si je parle d’un homme protecteur mais au caractère vindicatif et querelleur refusant de s’avouer les sentiments qu’il ressent pour la jeune fille qu’il protège et qui en certaines occasions se transforme, je parle de Ranma ou d’Inu Yasha? Des deux, en fait, puisqu’Inu Yasha retourne parfois à sa nature humaine. Mendo dans Urusei Yatsura est, tout craché, l’ancêtre de Takewaki Kuno, le maitre en kendo de Ranma 1/2. De même, c’est Ryuunosuke Fujinami qui sert de modèle plus tard à Ukyo Kuonji dans Ranma 1/2 (le rôle de la jeune fille niée dans sa féminité est un bon point de mire à la création d’un garçon se changeant en fille) et comme Sango dans Inu Yasha, Ukyo est armée d’un objet surdimensionné (et presque symbolique d’une lacune à combler dans leur fausse virilité et après une déception sentimentale). Shampoo peut être prise pour une évolution du personnage de Lamu par sa détermination à obtenir ce qu’elle désire. Le cercle des personnages s’agrandit jusqu'à contenir parfois plus d’une cinquantaine de personnages récurrents. Mais il y a presque toujours un playboy friqué (Mendo ou Kunio), un maladroit (Godai, Ryoga, le chiropracteur amoureux de Katsumi Tendo), un pervers (Shippo, Happosai, Yotsuya…)
  
Quelques séries échappent au cadre shonen que la mangaka a tracé pour ces trois séries les plus longues. Le caractère particulièrement gore et horrifique de Mermaid Saga, l’extrême sensibilité des histoires de Rumiko Theater, le charmant marivaudage de Maison Ikkoku dénué de la moindre once de violence ou de fantastique. C’est aussi dans cette dernière série que le rapport sexuel est le plus clairement abordé (rendant le titre d’autant plus réaliste). La maturité de Rumiko Theater et Maison Ikkoku avec le rapport à la mort ou les simples relations humaines les distinguent quelque peu du reste.
Inu Yasha en est tout l’inverse avec une large place à l’action débridée, avec des combats épiques contre des monstres du bestiaire fantastique à coup d’armes démesurées et d’artefacts aux pouvoirs démentiels. Les méchants sont purement maléfiques, pas des simples escrocs à la petite semaine comme Yotsuya, pas des adversaires de cœur comme Ryoga, pas des extraterrestres loufoques qui se transforment en vaches tigrées pour bâfrer. On est plus dans le roman fleuve, le sérial américain, l’épopée héroique.
 
On attend un peu de voir dans quel sens va partir Kyoukai no Rinne, sa nouvelle série. Mais, de même qu’il y a à partir d’un schéma semblable chez Mitsuru Adachi des multitudes de développements plausibles, il y a chez Rumiko Takahashi tant de possibilités que même déçu par une série, on y revient toujours d’une façon ou l’autre.
         
      
         
                  
               

Webographie:

 
Wikipedia pour l'établissement de la chronologie.
Rumic World pour la somme considérable d'informations diverses.
Rumiko Takahashi: retour aux sources pour le relevé d'anlayses contextuelles.
Anime News Network
Viz Comics
Shonen Sunday
  
  
Dossier réalisé par néun11septembre
Mise en ligne le 18/12/2009.
Mise à jour le 21/06/2012.
     
      
   
Fiche de l'auteur: Rumiko Takahashi


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