Rumiko Takahashi - Deuxième partie - Actualité manga
Dossier manga - Rumiko Takahashi - Deuxième partie

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Publié le Jeudi, 17 December 2009


Inu-Yasha

    
   
    
L’intrigue de cette série, qui a connu sa conclusion après 56 tomes au Japon se résume à peu de choses: une lycéenne, Kagomé, au bout de sa chute dans un puits asséché, se retrouve dans un Japon médiéval peuplé de démons, fantômes et autres créatures surnaturelles. Identifiée comme le sosie d’une miko, une grande chasseuse de démons, elle se retrouve aux prises avec une femme mille-pattes qui, la blessant, libère la perle de Shikon qu’elle détenait en elle. Dépassée par les événements, Kagomé relâche un semi-démon pour la protéger: Inu-yasha. A l’issue d’un bref combat la perle est accidentellement fractionnée et dispersée dans l’anéantissement d’un autre démon rodant dans le village. La perle donnant un surcroit de pouvoirs aux créatures surnaturelles qui l’assimilent, devient l’enjeu d’une folle équipée qui va jeter Kagomé et Inu Yasha sur les routes de ce Japon sommairement défini. Il s’agit probablement de la période Muromachi, qui précède l’unification du Japon, mais aucune documentation précise ne confirme jamais l’époque dans un temps réel (ce qui est bien commode pour l’auteure, libre d’y faire ce qu’elle veut).
A l’origine d’Inu Yasha, il y a cette histoire écrite par Rumiko en 1983: Fire tripper. Le thème du voyage temporel y est déjà présent ainsi que des scènes très semblables entre le one shot et les premiers chapitres de la série. Si Shukumaru est totalement humain dans Fire tripper, il n’en a pas moins le même caractère rustre et désinvolte qu’Inu Yasha. Une scène de bain dans une source naturelle est la réplique d’une scène de l’histoire courte. Comme pour les séries précédentes, ce sont les nombreux personnages ajoutés qui renouvellent l’intérêt de l’aventure. Les situations burlesques apportées par la relation entre la jolie héroïne volontaire (et limite garçon manqué) et son rustre mais héroïque protecteur vont amener l’essentiel des traits d’humour dans la narration. Le réflexe de Kagomé pour maitriser Inu Yasha en criant « couché » est une bonne trouvaille.

Hélas, côté humour, Inu Yasha marque sévèrement le pas sur les shonen produits par Rumiko Takahashi auparavant. A force de multiplier les combats et de courir la perle, l’auteure en oublie parfois de rendre ses personnages attachants. Toute son énergie semble avoir été concentrée dans le design des diverses créatures fantastiques qui peuplent le récit. Le dessin en est remarquable mais meuble bien mal une course au « mc guffin » qui tire en longueur et un scénario assez creux. Si la série est un succès au près des fans de la dernière heure, les autres n’y verront que les grosses ficelles dont Rumiko Takahashi use depuis le début de sa carrière. C’est répétitif, assurément très complexe par une surmultiplication de hiérarchies de démons qui se dressent sur le chemin de notre troupe de héros (des alliés comme Shippo, Miroku, Sango ou Kirara viennent grossir les rangs du bien) et on en voit surtout pas le bout quand on entreprend d’en débuter la lecture.
  
   
  
L’auteure multiplie les références pseudo-historiques et les personnages aux pouvoirs mirobolants mais cela ne décolle pratiquement jamais scénaristiquement. Je ne m’appesantirai pas ici sur la notion de succès populaire face à la qualité intrinsèque d’une œuvre, mais on est bien ici selon mon opinion devant la moins bonne œuvre de la carrière de Rumiko Takahashi sur le plan de la narration. Les fans absolus se réjouiront des fantastiques créations graphiques de la mangaka (inspirée par une très visuelle mythologie japonaise et chinoise) et adoreront suivre les personnages sur une si longue saga pleine de rebondissements en cul-de-sac. Les completistes se consoleront par le meilleur dessin que Rumiko soit capable de produire sans plus s’intéresser à l’histoire et décrocheront en cours de route.
     
Côté animation, on n’est pas en reste avec le démarrage depuis le mois d’octobre d’une nouvelle série qui s’annonce comme « l’acte final ».
Inu Yasha (2000-2004) 167 épisodes de 25min
Inu Yasha - Film 1: Au delà du temps (2001)
Inu Yasha - Film 2: Le château des illusions (2002)
Inu Yasha - Film 3 Tenka Hadou no Ken (2003)
Inu Yasha - Film 4 Guren no Houraijima (2004)
Inu Yasha Kanketsu-hen (2009) 26 épisodes de 25min (en cours de diffusion).
 
Comme pour Ranma 1/2, pléthore de jeux vidéo ont fleuris sur toutes les plateformes imaginables. Le dernier jeu en date évolue sur PSP et est un titre collectif regroupant des personnages de shonen magazine et shonen Sunday: Sunday vs Magazine (sorti en mars 2009) dans lequel on retrouve également Yaiba, devilman, Ippo ou Joe Yabuki.

            
                 
                           


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