Dossier manga - Mes voisins les Yamada

Reader Rating 20 /20

Sommaire

Publié le Jeudi, 18 November 2010


Un genre à la fois connu et méconnu

    
Mes Voisins les Yamada est un titre d’un genre peu répandu dans nos contrées, en manga tout du moins : le « yonkama », ou strip en quatre cases. Tout le monde connaît Calvin and Hobbes (du moins de nom) ou Garfield (sauf que ses aventures sont en trois cases). Mes Voisins les Yamada utilise le même procédé. Il est souvent publié dans les quotidiens, car c’est un genre qui peut facilement coller à l’actualité si besoin est. Il peut aussi servir à combler efficacement des pages blanches dans les mangas reliés. Il se divise en quatre étapes (logique). Dans la première case, le décor de l’histoire est planté. Dans la deuxième case, un développement apparaît. Dans la troisième, on trouve souvent un événement inattendu. Et dans la quatrième, la chute de l’histoire, là où se concentre tout l’humour. Sans une bonne chute, tout s’effondre, tout tombe à l’eau. Un style qui peut paraître simple immuable, mais qui est en réalité difficile à maîtriser et laisse beaucoup de place à l’imagination et à l’originalité. Et Mes Voisins les Yamada est indéniablement un grand titre du genre, grâce à l’expressivité et à la maîtrise du trait de Hisaichi Ishii. À noter que l’aspect humoristique n’est pas indispensable, mais qu’il s’agit là d’un genre qui s’y prête évidemment très bien.
   
  
  
  
 

Mes voisins japonais

 
Le moins qu’on puisse dire à la lecture d’une aventure de Mes Voisins les Yamada, c’est que les membres de la famille ne ressemblent pas vraiment à ce qu’on s’attendrait d’une famille typique japonaise. Certes, on retrouve le schéma du salaryman et de sa femme qui s’occupe de la maison, et l’inquiétude vis-à-vis des enfants qui doivent bien travailler à l’école. Mais le rôle de chacun n’est pas aussi strict qu’on pourrait le croire. Takashi a beau être le père, il est loin de disposer de l’autorité suprême. Matsuko n’est pas vraiment la femme au foyer parfaite, laissant souvent sa maison en désordre et se débrouillant la majeure partie du temps pour ne pas avoir à faire les tâches ménagères. Noboru n’est pas un élève brillant, mais il n’est pas nul non plus, c’est juste qu’il ne se tue guère à la tâche. Nonoko est une petite fille espiègle et indépendante, qui sait parfaitement se débrouiller sans ses parents. Shige n’est pas une vieille femme acariâtre est autoritaire, mais plutôt bienveillante et prête à mettre la main à la pâte s’il le faut, avec en plus un esprit éveillé et toujours prête à lancer des petites remarques cinglantes et bien placées.

Bref, ce qu’on retient de la famille Yamada, c’est une façon de vivre banale, mais totalement décomplexée. Aucune caricature pour autant, juste une façon de vivre sans se prendre la tête. Pour ceux qui en doutaient, les Japonais sont donc des gens vraiment comme les autres, et le titre est là pour le prouver.
      
 
  
  
 

TONARI NO YAMADA KUN – ZENSHU ©1999 ISHII HISAICHI : Studio Ghibli / First published by Tokuma Shoten

Suivre les commentaires du dossier

Ajouter un commentaire

*


Le code HTML est interprété comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Si vous voulez créer un compte, c'est ICI et c'est gratuit!

> Conditions d'utilisation
MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News