La Colline aux coquelicots - Actualité manga
Dossier manga - La Colline aux coquelicots

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Sommaire

Publié le Jeudi, 28 November 2013


Adaptation

 

Passons maintenant à la réalisation proprement dite. En premier lieu, l’aspect visuel. Yokohama étant une petite ville portuaire en pleine expansion, comme on l’a vu, le challenge était de montrer les nuances à l’intérieur d’une seule et même ville. Et pour cela, c’est totalement réussi. On voit bien les chemins qui sont modernisés ou pas, les demeures également tout comme les bâtiments plus utilitaires. Les décors sont réellement inspirés de l’époque, et on peut même reconnaitre certains points de vus comme un parc, le port en lui-même ou la gare, qui sont fidèlement représentés dans le film. Tout fourmille de détails, et notamment dans les trois lieux clés de l’histoire. Évidemment, la maison d’Umi et son architecture classique, la disposition des pièces et les ustensiles très traditionnels. Jusqu’à la réserve de légumes sous le plancher, qui rappelle un peu les méthodes utilisées pendant la guerre. De même, le Quartier Latin est un puits de détails et de superpositions qui sont superbement bien représentées. Enfin, Tokyo est également dessinée avec soin, mettant en avant toutes les différences d’avec Yokohama. Les vues en extérieures sont tout aussi réussies avec les plans sur le port ou la mer, attachant réellement le film au voyage en mer. Les décors sont donc quasi parfaits, et un réel soin est donné à leur réalisation.

Les personnages sont un peu plus décevants. Tout est très classique, du fait du manque de folie du scénario. Les jeunes gens sont tous assez semblables les uns aux autres, et cette normalité aurait pu être géniale si les expressions suivaient bien les émotions évoquées. Au contraire, les visages sont un peu figés et peu souples dans l’expressivité, atténuant un peu l’impact du visuel du film.

Passons maintenant à la bande sonore du film. C’est Satoshi Takebe qui en a la charge, et il faut dire que c’est une réussite. Avec ses inspirations pop et jazzy par moments, il donne beaucoup de dynamisme et d’espoir pratiquement tout le long du film. Le tout est parfois brouillon, sans prétention, vraiment réalisé avec cette envie de simplicité et de détente pour accompagner une vie de tous les jours. Cet aspect un peu amateur comporte surtout beaucoup de nostalgie, du fait des accents de jazz, qui habillent parfaitement un scénario qui regarde à la fois vers le passé et l'avenir.
  
  
  
 
 

Conclusion

 
 
Avec ce second film, Goro Miyazaki s’ancre davantage dans le studio Ghibli. Malgré un scénario écrit par son père, il pose ses marques et trouve plus sa place, s’éloignant de la folie fantasque et merveilleuse de son père. Il navigue plutôt vers des œuvres réalistes, intimistes et témoignant d’une époque qui, s’il ne l’a pas connue, signifie quelque chose à ses yeux. Il affiche clairement l’ambition de se démarquer de son père et professeur pour s’attacher davantage à la nostalgie japonaise plutôt qu’au conte onirique. Finalement, Miyazaki fils préfère suivre les traces d’Isao Takahata plutôt que de son géniteur. Et c’est un film plein de messages plus concrets, et avec moins de dérives que Terremer que l’on découvre avec plaisir. Le ton est juste, et si l’animation est parfois faiblarde, La colline aux coquelicots est une excellente œuvre du studio.
 
 
Dossier mis en ligne le 29/11/2013.
 
 
Fiche de l'animé : La colline aux coquelicots
Fiche du réalisateur : Goro Miyazaki
 
 

Dossier réalisé par NiDNiM


© 2011 Chizuru Takahashi · Tetsuro Sayama · GNDHDDT

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