Dossier manga - Kids on the Slope

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Publié le Vendredi, 08 September 2017


Le jazz : « Nous sommes condamnés au jazz, on ne s’en évadera jamais »


Kaoru se met au jazz en découvrant le « sous-sol » de la boutique du père de Ritsuko qui exerce la profession de disquaire. Ce qui plait aux personnages dans ce style de musique, c’est certainement son caractère spontané et plus libre, chose importante dans une société étriquée. Dès lors, il s’y rend durant son temps libre et s’y entraîne en tant que pianiste aux côté du père de Mukae, contrebassiste, de Sen qui joue de la batterie et parfois de Junichi trompettiste. Ces moments passés à partager des sessions musicales sont des moments  d’évasion pour nos personnages. Leur regard suffit à transmettre leur passion aux lecteurs. Nishimi et Kawabuchi font passer leurs sentiments à travers leur instrument, la musique leur permet de se sentir vivants, d’oublier leurs douleurs ne serait-ce qu’un instant. Par exemple, quand Sen tombe amoureux de Yurika, il semble complètement ailleurs lors de leurs retrouvailles au sous-sol ce qui fait comprendre à son ami que quelque chose ne va pas. Quant-à Kaoru, il fera sa déclaration à Ritsu en interprétant un morceau : « Someday My Prince Will Come » de Bill Evans à qui il ressemble étrangement.     La musique devient donc pour eux un mode d’expression et de communication. Sen et Kaoru se réconcilient aux sons de leurs instruments, ce qu’ils n’arrivent pas à se dire avec des mots, ils l’expriment en jouant ensemble. De même, lorsque Kawabuchi en veut à Junichi de sortir avec Yurika, il lui envoie une « déclaration en duel » et tous les deux se retrouvent au travers d’une session jam pour se réconcilier et se dire au revoir. Mais, la musique permet aussi de penser aux gens que l’on aime ; comme le dit la mère de Kaoru : « Comme je sais que c’est la musique que tu aimes… c’est comme si tu étais à mes côtés quand je chante. ».





Une quête d’identité


Dans Kids on the slope se pose la question de trouver son rôle dans l’existence. Kaoru et Sen ne se sentent pas à leur place dans leur environnement. Ainsi, Kawabuchi se questionne : « Pourquoi suis-je dans ce monde ? ».  Cela revient à comprendre qui on est pour mieux se réaliser. Mais c’est également le cas de Junichi qui énonce : « Je n’ai plus ma place dans la société ».  Cela s’explique partiellement par un thème omniprésent  dans le manga : l’absence de la mère. En effet, Riko, Sen et Kaoru n’ont pas connu leur maman. Cela leur donne certainement un sentiment d’abandon et un manque d’identification. Quand Nishimi retrouve sa mère : ils ne se connaissent pas mais sont tellement semblables ! C’est comme si celui-ci retrouvait quelque chose qui lui avait manqué jusqu’alors dans son fond intérieur. Kaoru et Sen n’ont pas de foyer où ils se sentent vraiment chez eux étant donné que le premier, ayant un père toujours absent, vit avec son oncle et sa tante qui ne sont pas tendres à son égard dans une famille qui a déjà tracé sa voie ce qui lui donne l’impression d’être prisonnier d’une vie qui n’est pas la sienne et que le second n’a pas de liens de parenté avec ceux qui partagent son quotidien. Cette quête d’identité est d’autant plus forte chez ce dernier qui ne connait pas ses origines et qui, étant métis montre aux yeux de tous sa différence ce qui l’exclue encore davantage. Il symbolise une union répréhensible au vu du passé évoqué précédemment entre le Japon et les Etats-Unis. C’est finalement par le biais de la religion catholique qu’il trouvera sa place.



  
  
  


SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

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