Kids on the Slope - Actualité manga
Dossier manga - Kids on the Slope

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Sommaire

Publié le Vendredi, 08 September 2017


Des apparences souvent trompeuses


Kids on the Slope dépeint une société qui n’est faîte que de jugements et d’apparences. Les êtres humains se jaugent les uns les autres, se fient à ce qu’ils voient ou entendent, croient se connaître mais il n’en est rien. Cela se matérialise au sein du manga dès les premières pages lorsque le personnage principal arrive dans sa nouvelle classe : tous les élèves se retournent vers lui intrigués et à peine arrivé, il est déjà catalogué. Cela est d’autant plus visible tout au long du récit, au travers du personnage de Sentarô. Celui-ci est tout d’abord décrit à Nishimi par un autre personnage et, alors qu’il ne l’a toujours pas rencontré en personne, il en est déjà effrayé. Par la suite, alors que le lecteur s’attend à voir en Sen une brute, il découvre en réalité un personnage qui certes, use de la bagarre mais à des fins nobles. En effet,  lorsque Kaoru est brimé par d’autres lycéens, Kawabuchi vole à son secours alors que de prime abord, il ne l’avait même pas reconnu. Il va donc en effet se battre mais pour aider plus faible que lui. Cela démontre bien son côté altruiste. Par la suite, lorsque Nishimi devient son ami, dans un premier temps, tout le monde pense qu’il est malmené par Sen à cause de sa réputation de voyou et puis, par la suite, on imagine que c’est un Kaoru manipulateur qui tire les ficelles et se sert de Kawabuchi. C’est encore vrai lorsque les deux amis s’imaginent mutuellement que l’autre est heureux et sans problème. Yurika est également victime des apparences : chacun la traite comme une personne délicate et fragile alors qu’elle est en réalité quelqu’un de fort qui aspire à être libre de ses opinions et de ses agissements.





La religion


La religion catholique est beaucoup évoquée tout au long du manga ce qui est étonnant au vu de la faible proportion de catholiques au Japon. Cela s’explique par le fait que Sentarô, Ritsu et leurs familles respectives sont  de confession catholique. Le premier a d’ailleurs été abandonné alors qu’il n’était encore qu’un nouveau-né puis élevé jusqu’à l’âge de trois ans au sein de l’église locale. Lorsque Sentarô va mal, alors même qu’il a trouvé une famille d’adoption, il se réfugie en ce lieu où il se sent chez lui : l’église est son foyer. Ainsi, il se recueille face à la vierge à laquelle il se confie. De plus, Sentarô porte un rosaire tel un talisman, autour du cou. Il ne s’en sépare jamais bien que le prêtre lui ait expliqué, lorsqu’il était enfant, que cela n’était pas convenable. Ce chapelet, c’est le prêtre qui l’a présenté à Kawabuchi en lui indiquant qu’il appartenait à sa mère biologique soi-disant décédée. Nous apprenons par la suite que ces allégations étaient fausses. Kawabuchi l’avait certainement compris et pourtant il s’obstinait à le garder près de lui en permanence. Peut-être voulait-il y croire ? Par la suite, lorsque sa sœur est dans un état critique à l’hôpital après qu’il l’ait conduite lui-même et qu’un accident se soit produit, alors qu’il se sent coupable, il abandonne son rosaire ce qui fait immédiatement comprendre au lecteur que son départ ne connaîtra pas de retour. Il disparait dans la nature. Nous le retrouverons finalement en tant que prêtre alors qu’il a fondé sa propre famille dans une église pleine d’enfants.



  
  
  


SAKAMICHI NO APOLLON © 2008 Yuki KODAMA / Shogakukan Inc.

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