Free Fight - Tough - Actualité manga
Dossier manga - Free Fight - Tough

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Publié le Vendredi, 31 July 2009


Combat libre ou Hokuto ?

           
Si au départ le titre se veut le plus réaliste possible, cet aspect disparaît peu à peu au profit d’une quête de puissance rappelant un autre grand titre de combat: Hokuto no ken, également connu sous le nom de Ken le survivant !
En effet, si dès le début le Nadashinkageryu, l’art que pratique Kiichi et son père, est présent, il ne sert que de prétexte pour défier les différents combattants se présentant. Bien sûr une trame est construite, et le Nashinkage en fait partie, cet art est à l’origine de la haine de Kiba envers Seiko, mais plus tard, les choses vont prendre une autre ampleur! En observant les diverses techniques issues de cet art, se montrant de plus en plus puissantes et par conséquent de moins en moins réalistes, on peut faire un parallèle avec le Hokuto et les effets de cet art sur les points vitaux de l’adversaire. Tout comme le Hokuto, le Nadashingake peut condamner à plus ou moins long terme, peut faire perdre la raison ou les sens...
Mais là où le parallèle est beaucoup plus intéressant, et c’est en cela que ça rend le titre aussi passionnant, c’est quand l’auteur développe l’histoire du Nadashingake: un destin maudit, des frères qui s’entre-déchirent, des arcanes interdites, un renoncement que doivent faire ceux qui n’ont pas été choisi pour devenir gardien (ou l’héritier), un passage de flambeau de génération en génération, provoquant des jalousies et des drames au sein des fratries... Les amateurs feront le lien avec Ken! De même on trouvera également des adversaires dont les techniques de combat n’ont plus grand chose de réaliste. On pense notamment à Minoru le vent qui fend l’air avec ses frappes tel un maître du Nanto. D’autres ont des méthodes bien particulières également tel que Gen aux doigts pointus, l’énorme Huo Chong Gao, rappelant « Heart » dans Ken ou encore Ukon l’aveugle pouvant faire penser à « Shuh » et utilisant une canne de combat.
Mais il ne faut pas y voir un plagiat ou un simple copier-coller sans inspiration! Tough et Free Fight ont leur propre identité, et Saruwatari est suffisamment talentueux pour ne pas reproduire bêtement ce qui l’a inspiré. L’arc se centrant sur la jeunesse de Seiko est absolument fabuleux, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce passage un monument du manga qui séduira quiconque le lira!
                     
                                  
                                                  
                                  
                                        

Et après…

            
Et c’est sur ces bases là que commence Free Fight. Les affrontements se multiplient: il n’y a pas un volume sans qu’il n’y en ait au moins trois ou quatre, sans compter qu'apparaît très rapidement un tournoi. Derrière ce classicisme, on trouve un fond fouillé et prenant ses bases sur la fin de Tough.
Voilà une suite à proprement parler, qui reprend les éléments comme on les avait laissés. En effet la fin de Tough, bien que grandiose, ne levait pas tous les mystères concernant le Nadashingake et le clan Miyazawa, et nous laissait sur une fin ouverte. Le plus surprenant c’est qu’avec la tournure des évènements, Kiichi se retrouvait plus spectateur qu’acteur, lui qui était logiquement au centre de tout le titre. Ce dernier reprend donc pleinement son rôle de personnage principal, bien que laissant une part importante à son père; une ellipse de quelques mois est faite, et on retrouve un Kiichi plus puissant et motivé que jamais, désormais habité par un but bien plus noble et important que de prouver à tous sa force.
Le passage de flambeau a été effectué, c’est désormais notre jeune héros qui est le gardien du Nadashingake, il est désormais plus adulte, plus sérieux et cela se ressent dans ses combats et ses attitudes avec ses adversaires. Et cerise sur le gâteau, n’étant plus gardien, Seiko n’a plus à se retenir et peux se lâcher... un régal !

Le choix du titre «Free Fight»
On peut effectivement se poser la question, car avec l’importance de l’histoire du clan Miyazawa et de la transmission du Nadashinkage, on perd le réalisme que l’on pouvait trouver au début de Tough, bien que l’on y gagne en scénario et en approfondissement des personnages.
Cependant même si les techniques utilisées sont de plus en plus tirées par les cheveux, même si les combattants sont de moins en moins humains tant ils sont puissants, il n’empêche que l’auteur y confronte de puissants guerriers mesurant leurs arts, et sur un ring en plus! Ajoutez à cela des équipes de combattants s’entraînant ensemble un peu à la manière des grandes écoles où l’on trouve les combattants les plus célèbres et on se croirait presque dans le véritable monde du Free Fight!
C’est là que repose désormais tout l’intérêt du titre, dans cet habile mélange entre excès et réalisme, ce paradoxe voyant s’affronter des guerriers utilisant des techniques séculaires aux coups mortels mais utilisant également des prises classiques. Dans quel autre titre que celui-ci peut on voir un combattant perdre un affrontement important sur une «simple» clé de bras?
          
                    
              
                   

KOKO TEKKENDEN TOUGH © 1993 by Tetsuya Saruwatari/SHUEISHA Inc. // TOUGH © 2003 by Tetsuya Saruwatari/SHUEISHA Inc.

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