Dossier manga - Freaky Girls
Sommaire

Publié le Vendredi, 02 March 2018


A la découverte des para-humaines


Les tout premiers moments de Freaky Girls suivent un schéma très classique : après une introduction faisant vite entrer en scènes les 4 demis, la suite va voir Takahashi essayer de mieux les cerner en discutant avec elles. Mais ce schéma linéaire est exploité efficacement pour bien poser les héroïnes.

Ainsi découvre-t-on d'abord Hikari Takanashi, qui est une jeune vampire sociable, franche et particulièrement énergique !

Kyôko Machi, elle, est une dullahan (être issu du folklore irlandais, ayant la tête séparée du corps et voyant des flammes sortir de son cou... Celty de DuRaRaRa!! en est une aussi, pour citer un exemple très connu issu d'une autre oeuvre japonaise) plutôt introvertie et posée.

L'enseignante en mathématiques Sakie Satô n'est autre qu'une succube, créature capable de rendre les hommes fous de désirs sans rien faire, si bien qu'elle s'habille comme un sac pour limiter son pouvoir de séduction hors-norme.

Enfin, Yuki Kusakabe est une très timide jeune fille des neiges qui semble fuir les autres, comme si elle craignait quelque chose...
  
  



Une approche « scientifique », et un désir de comprendre


A leur contact, Takahashi va pouvoir en découvrir plus sur les demis, à commencer par le plan physiologique.

Par exemple, Yuki est capable de pleurer des larmes de glace, et son statut de fille des neiges fait que la température se rafraîchit là où elle passe, et qu'elle supporte très mal la chaleur.

Les flammes sortant du cou de Machi sont un endroit très sensible de son corps : les toucher, c'est comme lui triturer les nerfs. Puis plus tard, par le biais de son ami physicien Soma, Takahashi est amené à s'interroger plus en profondeur sur le corps si particulier de cette jeune fille. La tête des dullahan étant détachée de leur corps, comment les aliments passent-ils quand ils mangent ? Ont-ils un cou ? Autant d'interrogations qui sont assez finement évoquées.

Pour une vampire comme Hikari, boire le sang des autres n'est pas nécessairement vital même si elle en a envie, il lui suffit de surveiller son alimentation pour avoir l'apport nécessaire, les superstitions comme l'ail sont fausses (elle adore ça, même !), et elle permet aussi de nous apprendre qu'on ne devient pas soi-même vampire si on se fait mordre.

Quant à Mlle Satô, elle nous permet par exemple d'apprendre qu'une succube n'est pas forcément elle-même très penchée sur l'autre sexe... mais qu'elle peut avoir d'autres points faibles très gênants, comme quand elle s'endort dans un lieu public.

A chaque volume, il y a ainsi pas mal de petits éléments, de petites informations, de brefs approfondissements qui, mis bout à bout, forment un réel travail de fond montrant que l'auteur a envie de penser assez intelligemment son univers.
  
  
  


DEMI CHAN WA KATARITAI © PETOS / Kodansha Ltd.

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