Comte Cain - God Child - Actualité manga
Dossier manga - Comte Cain - God Child

Reader Rating 19 /20

Sommaire

Publié le Vendredi, 23 January 2009


Un scénario complexe au service de la provocation

    
Comme dit précédemment, l’ennui n’est jamais présent dans la série des Comte Cain / God Child. L’action est soutenue, la narration d’une densité rare sans être précipitée, le tout formant une série au dynamisme détonnant et rare dans un shojo. Il faut dire que la complexité du scénario est rarement aussi élaborée dans ce genre de lecture. Ici, les personnages sont présentés comme torturés et évoluant dans un univers provocant, créé par une Kaori Yuki qui bouscule les tabous, encore d’actualité de nos jours. Ainsi, l’adultère, et donc les enfants illégitimes, la prostitution, les cobayes humains, la maltraitance des enfants ou du conjoint, le suicide, la pédophilie, le viol, les parricides et fratricides, l’inceste … Ces thèmes, totalement condamnables, côtoient le meurtre, la folie et la vengeance dans un ballet condensé de concepts immoraux, au moins autant que le sont les personnages. La mangaka agit donc sur le fond aussi bien que sur la forme pour provoquer en abordant, comme toujours, des sujets bien disparates, mais tout aussi affreux les uns que les autres.

Le choc de ce témoignage, ce catalogue de notions malsaines et honteuses, est rendu possible par un scénario qui se complexifie pour intégrer tout cela dans un ensemble romancé, donc adouci, mais pas à mettre dans toutes les mains. Cette série, si elle propose nombre de petites histoires assez simples à comprendre, joue tout de même sur la surprise du dénouement. L’action est souvent assez bien menée pour que l’on arrive au bout de l’histoire sans en connaître vraiment la fin. Kaori Yuki reprend cette incertitude dans son intrigue suivie, où les rebondissements sont rarement prévisibles, puisque la trahison intervient là où l’on s’y attend le moins … C’est donc sous deux formes qu’apparaît le suspense de la série Comte Cain / God Child. Au contraire de nombreux autres shojos où les situations, même si elles nous tiennent parfois en haleine, sont répétitives, la mangaka arrive à faire de son œuvre un condensé de révélations et situations singulières, amenant une multitude de questions à chaque fois, interrogations servies par les relations parfois inavouables ou indécentes des personnages. Ainsi, dans Qui a tué le rouge-gorge ?, on a du mal a percevoir la fin avant que celle-ci n’arrive, car on ne pourrait imaginer le concept de pédophilie … C’est cet aspect provoquant qui sert la qualité de la série et permet à Kaori Yuki bien des choses vis-à-vis de son scénario.
                     
                                                   
© Kaori Yuki/HAKUSENSHA Inc.

Suivre les commentaires du dossier

Ajouter un commentaire

*


Le code HTML est interprété comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Si vous voulez créer un compte, c'est ICI et c'est gratuit!

> Conditions d'utilisation
MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News