Dossier manga - Battle Royale

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Sommaire

Publié le Vendredi, 31 May 2013


Introduction

   

L'histoire

  
Dans un ersatz de Japon sobrement intitulé « République d’extrême orient », se déroule chaque année un jeu baptisé « le programme ». Le principe général est on ne peut plus simple : une classe de troisième est sélectionnée au hasard, séquestrée dans une zone vaste et close, et chacun des élèves se voit alors dans l’obligation de tuer son prochain, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un. La dictature, qui accroît ainsi son emprise sur sa population par la peur, fait toutefois preuve de générosité en offrant à chaque participant un sac où se trouvent des vivres, une trousse de secours, et une arme différente pour tous.
Cette année, c’est la classe du jeune idéaliste Shuya Nanahara qui se voit sélectionnée pour participer au programme sur une île évacuée pour l’occasion. Let’s rock !
     
    
  
   

L’œuvre

   
Ce dossier ne porte que sur le premier manga Battle Royale. Le roman, Les films et les autres mangas pourront être évoqués, mais en aucun cas développés.
   
Battle Royale (バトル・ロワイアル) de Kôshun Takami et Masayuki Taguchi débute en 2000 dans le Young Champion, et se termine en 2005 avec la publication du quinzième et dernier volume. Il est publié par Akita Shoten au japon et par Soleil Manga en France. Il bénéficie de d’avantage d’éditions dans nos contrées : 
- L’édition simple en quinze volumes, publiée de 2003 à 2006, commercialisée au prix de 6,99 euros pièce.
- Les coffrets, qui contiennent cinq volumes chacun, publiés en 2006. À noter que l’achat des coffrets ne permet qu’une économie de 60 centimes sur l’intégrale, par rapport à l’édition standard. 
- L’édition Perfect, dont la parution très aléatoire a débuté en 2010, et devrait se terminer le 12 juin 2013 avec la parution du cinquième et dernier tome. L’édition bénéficie d’un grand format et d’un papier glacé, et revient à 20 euros et 15 centimes de plus que l’édition standard.
  
    
   
      

Les responsables du drame

   
   
      
C’est dans son esprit que tout débute. Kôshun Takami (高見広春) naît en 1969 à Kobe, entame des études littéraires avant de se tourner vers le journalisme politique de 1991 à 1996, et écrit Battle Royale, son premier roman, en 1999. 
Depuis, l’homme n’a eu de cesse d’adapter son roman sur divers supports et de créer des spin-off à l’œuvre mère : 
-2000 : Il collabore avec le réalisateur Kinji Fukasaku pour le portage au cinéma et avec le mangaka Masayuki Taguchi pour l’adaptation manga.
-2003 : Il participe à la scénarisation d’une suite du premier film (Battle Royale 2 : The requiem), toujours réalisé par Kinji Fukasaku, cette fois-ci aidé de son fils Kenta Fukasaku. Il s’allie également avec le mangaka Hitoshi Tomizawa (Alien Nine, Yumihari) pour la création de Blitz Royale, l’histoire d’un autre « programme ».
-2012 : Il scénarise deux histoires courtes réunies dans le one shot Battle Royale - Angel’s Border, respectivement dessinées par Ônishi Mioko et Oguma Yôhei.
Takami travaille aujourd’hui sur son second roman.
        
      
      
    
  
  
Masayuki Taguchi (田口雅之) naît en 1966 à Aichi et débute sa carrière de mangaka 24 ans plus tard après avoir remporté un concours organisé par la Kôdansha. Il débute en tant qu’assistant pour Kaoru Shintani (seulement connu en France pour l’anime Area 88), publie quelques séries courtes prometteuses (Chiteki Boxer, Innocent Inkaru), et rencontre finalement le succès avec Baron Gong Battle, une série en neuf volumes dont la publication débute en 1998 dans le Shônen Champion
Par la suite, tous ses travaux furent traduits en France : 
-2000 : Battle Royale avec Kôshun Takami.
-2006 : Lives, série en deux volumes publiée en France par Soleil manga; et Black Jack néo (un spin-off du manga d’Osamu Tezuka), série en deux volumes publiée en France par Asuka. Ces deux séries sont aujourd’hui en arrêt de commercialisation.
-2008 : Black Joke, série en cours au Japon avec huit volumes, et dont la publication est stoppée en France après le cinquième tome, depuis la fermeture du label Kuri des édtions Ankama
  
      
   
   

Victimes

  
La classe de 3ème B contient 42 élèves, seuls les plus importants seront présentés, ainsi que leur « professeur principal ».
     
     
        
  
   
Le héros justicier complètement naïf et idéaliste. Il est orphelin depuis ses 5 ans et est passionné de musique rock, pourtant prohibée dans son pays. Il compte bien sauver la totalité de sa classe et se retourner contre « ces chiens du gouvernement » avant de s’enfuir tranquillement de l’île (ça c’est pour la théorie). Il a une réserve inépuisable de larmes et semble ne rien apprendre de ses erreurs. Son arme est un couteau de l’armée. 
   
   
   
    
Toute aussi niaise que son ami Shûya, Noriko fera office de boulet de service autant qu’elle le pourra, puisqu’elle se retrouve blessée à la jambe dès les premières minutes de jeu. Elle sait faire de beaux discours humanistes, pleurer et se plaindre. Son « arme » est un boomerang. 
   
    
   
   
Le mystérieux redoublant qui aidera Shûya et Noriko durant l’aventure. Il est particulièrement débrouillard, sait se servir d’une arme et sauvera la vie de ses deux acolytes à de nombreuses reprises. Il ne prend aucun plaisir à tuer, mais le fera si sa vie en dépend. Son arme est un fusil à pompe. 
   
   
  
   
« Le troisième homme », hacker de génie, expert en basket et dragueur invétéré. Il fera également tout son possible pour faire en sorte que sa classe se retourne contre ses bourreaux en subissant le moins de pertes possibles. Il est de ce fait un allié indispensable de Shûya. Son arme est un revolver Beretta M92F. 
  
   
    
     
Élève timide et d’une gentillesse absolue, il n’en est pas moins un expert en arts martiaux. Il ne souhaite tuer personne et part à la recherche de l’élue de son cœur, quelque part sur l’île. Son « arme » est un radar portatif lui permettant de détecter les élèves se situant à 15 mètres à la ronde. 
  
   
   
  
Le jeune homme au regard froid capable de vaincre un gang à lui seul. Il est surdoué dans absolument tous les domaines et semble dénué de sentiments. Au début du jeu, il lança une pièce dans les airs : si elle retombait sur face, alors il aiderait les « gentils » à s’échapper sans dommage ; si elle retombait sur pile, il participerait au jeu, et tuerait un à un les autres participants. Et le destin envoya Kiriyama tuer son prochain, ce qu’il fit sans sourciller, et avec une efficacité hors du commun. Son arme est une mitrailleuse Ingram.
  
    
     
    
C’est une jeune femme au corps fantasmagorique qui décide de participer activement au jeu, et qui compte bien le gagner. Elle use énormément de son sex-appeal pour manipuler la gente masculine, et semble ne ressentir aucune compassion pour ses victimes. Son arme est une faucille. 
  
   
    
  
Plus connu sous le nom de Yonemi Kamon, il est le « professeur principal » de la classe de 3ème B depuis qu’il a fait tuer son prédécesseur. Il est le représentant du gouvernement supervisant cette session du « programme » et fait preuve d’un sadisme et d’une cruauté sans bornes. 
  
    
   
   

© KOUSHUN TAKAMI / MASAYUKI TAGUCHI 2005 (AKITASHOTEN PUBLISHING)

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