Ace Attorney - Phoenix Wright - partie 2 - Actualité manga
Dossier manga - Ace Attorney - Phoenix Wright - partie 2

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Publié le Vendredi, 12 April 2019


Quelques tops....


Alors, pour conclure ce double dossier sur la saga Phoenix Wright, j'ai décidé de m'atteler à un exercice pour le moins... Original (sentez l'ironie dans ma voix) : faire des tops.
Ceux ci seront plus là pour vous parler plus longuement des choses que j'ai vraiment adoré dans ces jeux, des choses qui m'ont fait devenir une fan absolue de cette licence, quelque soit ses défauts (et il y en a!). C'est pour cela qu'à partir de cet instant, tout ce que je vais dire sera à prendre avec des pincettes car ce n'est QUE mon avis personnel. Pour ceux d'ailleurs qui voudront en débattre, je le ferais volontiers dans les commentaires !

Attention : si vous n'avez pas jouer à ces jeux, je vous demanderai de ne pas lire cette partie qui spoilera allègrement les intrigues de ces jeux. Et pour les Ace Attorney, le spoil détruit une bonne partie de l'expérience de jeu. Vous voilà prévenu !
  
  

Le meilleur personnage : Phoenix Wright


Je ne sais pas si j'aurais la majorité avec moi sur ce coup, mais je dois dire qu'il est difficile de trouver meilleur personnage que noter cher Phoenix Wright dans cette saga. Bien évidemment, tout le monde adore Maya et son insouciance, Hunter pour son charisme, Tektiv pour son côté un peu bouffon. Mais celui qui est le lien entre eux tous, celui que l'on incarne dans ce jeu, c'est bien Phoenix Wright, et on peut dire que c'est un personnage qui aura magnifiquement évolué dans la saga. Jamais les créateurs ne l'auront laissé de côté, même dans "Apollo Justice", poussant toujours le personnage dans ses derniers retranchements, nous amenant à découvrir de nouvelles facettes de lui. Il aura démarré la saga en tant qu'avocat novice, peu sûr de lui. Il s'appuiera longtemps sur l'aide de son ancien mentor, Mia Fey, avant de s'en détacher petit à petit et de prendre son envol. Grâce à quelques habiles utilisations de son passé, on aura découvert un Phoenix épris de justice dès sa plus tendre enfance grâce à de ses meilleurs amis de l'école primaire, un certain Benjamin Hunter. On aura aussi découvert un étudiant rêveur de littérature fou d'amour et naïf. Puis, dans la deuxième trilogie, le voilà devenu un joueur de piano à la manque, joueur de poker à ses heures perdues. Un homme en apparence désabusé mais qui continuera d’œuvrer dans l'ombre pour amener la vérité à la cour de justice. C'est également à cette période qu'il deviendra le mentor d'Apollo. Un rôle qu'il prendra très à cœur, et on en comprendra toute la signification un peu plus tard. Ayant adopté la fille d'un de ses anciens clients, Vérité, Phoenix était à la recherche de son frère, qui n'est autre qu'Apollo. Fait qui ne sera jamais révélé à nos deux protagonistes mais qui sera de temps en temps soulevé par Phoenix et la mère des deux jeunes gens, une certaine Lamiroir...
Puis arrivera une nouvelle venue, Athena, qu'il prendra sous son aile également. Là encore, si Phoenix reste toujours cet avocat qui préférera avancer avant de réfléchir dans un procès, force est de constater qu'il aura gagner durant ces sept ans sans son badge une véritable assurance. Celle-ci le rendant d'autant plus charismatique mais surtout digne de confiance pour ses deux subordonnés. Et son rôle de mentor arrivera à son terme lors « Spirit of Justice », où, pour la première fois, Phoenix ne sera pas l'avocat chargé de la défense pour la dernière affaire. C'était déjà le cas me direz-vous, dans « Apollo Justice », mais vu qu'il n'avait son badge d'avocat à ce moment-là, ça ne compte pas. Ici, c'est bien Phoenix, en tant qu'avocat, qui sera aux côtés de son poulain , Apollo, lors du procès et qui l'aidera à remettre de l'ordre dans ses idées si besoin est. Une vision un peu triste pour tout bon fan de la saga mais qui fait sens avec la direction prise par la saga. Cette affaire n'est clairement pas un « adieu » pour notre Phoenix, mais plutôt un « au revoir ». Si une suite il y a un jour, pas sûr qu'on retrouve notre Phoenix en personnage principal, qui sait, peut-être prendra-t-il la même importance que Hunter...
  
  
  
  

Le meilleur jeu : Phoenix Wright : Trials and Tribulations


Pour le coup, il m'a été très, trèèèès difficile de faire un choix pour le meilleur jeu. J'ai longuement hésité entre celui-ci et "Spirit of Justice", et c'est finalement deux défauts de "Spirit of Justice" qui ont fait pencher la balance. Le premier, c'est la fameuse quatrième affaire qui a littéralement cassé le rythme du jeu. Je ne pense pas qu'elle soit mauvaise, en revanche, si elle avait été interverti avec la troisième affaire (qui est juste folle), cela serait beaucoup mieux passé. Et le deuxième défaut c'est le look de la reine Ga-ran en mode "procureur". Est-ce qu'il n'aurait pas été possible de faire moins subtil que les cheveux noir qui flottent et les ongles de 10 cms de long ? Non, parce qu'à part une pancarte avec écrit "je suis la méchante, accusez-moi", je ne crois pas qu'on aurait pu faire pire.
Donc oui, j'estime que "Phoenix Wright : Trials and Tribulations" est le meilleur jeu de la série. Toute la construction autour du personnage de Dahlia Plantule, autour du pouvoir des Fey est magistrale. Bien évidemment, la dernière affaire est géniallisme, le fait qu'en plus on incarne Hunter en avocat de la défense, qu'on retrouve tous les grands des jeux précédents (Franziska von Karma, Paul Defès...). On apprécie vraiment les liens qui se font entre les affaires, même avec celles du deuxième opus. Le procureur Godot introduit dans cet épisode de la saga est charismatique, et son passé vraiment touchant. Aucune affaire n'est inutile dans cet opus, toutes sont mémorables. Et si certains personnages sont particulièrement déjantés, les intrigues n'en reste pas moins vraiment prenantes (erreurs que feront les épisodes suivants de la saga, à mon humble avis...)Que dire si ce n'est quasiment un sans faute ?


La meilleure affaire : Adieu ma Volte-face (Phoenix Wright : Justice for all)


Alors là, pas sûr que je fasse l'unanimité avec ce choix, mais pour le coup, c'est mon cœur que j'ai laissé parler.
En effet, j'aurais pu mettre la dernière enquête de "Trials of Tribulations" ou de "Spirit of Justice" à cette place, mais... Je dois bien avouer que ce que j'ai aimé dans ces jeux, c'est plutôt la construction globale qui les entourait que l'affaire en elle-même.  En soi, les dernières affaires de ces jeux ont cette saveur grâce à la construction qui se fait durant tout l'opus. Ici, on parle d'une affaire qui a su me marquer tout autant malgré le fait qu'elle soit sans lien avec les précédentes. On parle d'une affaire qui a totalement renversé les règles instaurées par les précédentes affaires et qui amènera à l'unique verdict « coupable » de Phoenix qui ne soit pas un Game Over.
Je l'avoue totalement : la nostalgie joue très certainement sur mon attachement à « Adieu ma Volte-face ». J'ai découvert assez jeune cette enquête, et le premier m'ayant déjà rendu accro à la saga, je m'étais plongé dans « Justice for all » avec énormément de plaisir. Plus court que le précédent, j'arrivais donc rapidement dans cette affaire qui nous permettait de revoir pas mal de personnages du précédent opus (notamment l'inoubliable Eïchouette) et qui démarrait somme toute de manière assez calme et joyeuse avant de nous plonger dans un état de stress permanent. Il n'était pas question ici de seulement prouver l'innocence de son client mais aussi de libérer Maya. Une course contre la montre se lance, nous plongeant dans une affaire de meurtre de star de show biz en apparence anodine mais qui révélera de noirs secrets.
Maya ayant été enlevé dans l'optique que Phoenix défende l'accusé, Phoenix utilisera le magatama pour s'assurer de l'innocence de son client. Et c'est là que la magie opérera.
Durant tout ce deuxième opus, on vous apprend que le Magatama vous permet de voir les secrets des gens. Or, Matt Engarde, notre client, n'aura aucun verrous psychés lorsque Phoenix l'interrogera. On en conclue donc qu'il n'est pas le coupable et qu'on aura le moyen de le disculper. Et pourtant...
Et pourtant, au fur et à mesure que l'enquête avance, difficile de ne pas constater que notre client est loin d'être blanc comme neige. De plus, les suspects sont peu nombreux, Andréa Landry, la manager de l'accusé finissant par être la seule autre option possible. Mais difficile de la considérer comme la véritable coupable. Nous voilà dans une impasse.
Et c'est là que la situation bascule de nouveau.
On découvre qu'un tueur à gages est derrière ce meurtre. La question n'est donc plus de savoir qui a assassiner la victime mais qui a commandité le meurtre. Et malheureusement, alors que l'enquête avance, il faut se rendre à l'évidence : Matt Engarde était bien le coupable. C'est juste que ce dernier, n'ayant pas commis l'acte directement, ne se considère pas comme tel. Révélant son vrai visage, on découvre une véritable ordure sans cœur ne pensant qu'à son profit personnel. Un trait de caractère qui finira par se retourner contre lui.
Le deuxième procès démarre, et là encore, il va falloir gagner du temps. La police est aux trousses du tueur à gages, et c'est sans doute là seule manière pour Phoenix de sauver Maya tout en se battant pour la liberté. Là encore, une vraie course contre la montre s'engage, impliquant tous les membres de l'affaire, qui feront équipe d'une très belle manière, pour écrouer Engarde. La vraie fin ne sera vraiment pas facile à avoir et se méritera vraiment.

Voilà pourquoi cette affaire m'a marqué. Parce que c'est la première à nous offrir une tension permanente. Parce que c'est la seule qui amènera à défendre un client coupable. Parce que c'est la seule qui nous offrira une « bad ending » (ce que d'autres feront ensuite d'ailleurs). Parce que c'est la première qui verra tous nos protagonistes principaux s'allier pour une cause commune. Parce que c'est une affaire dont la résolution se mérite.
  
  
  
  

Le meilleur procureur : Benjamin Hunter (alias Miles Edgeworth dans les versions anglaises)


Alors, pas sûr que je me fasse beaucoup d'amis la dessus, mais force est de constater que Hunter reste, et restera à jamais le meilleur procureur de cette saga, et ceux pour plusieurs raisons.
La première : ce n'est pas un meurtrier. Ça, c'est déjà pas mal, après tout, on a eu plusieurs fois ce coup-là du procureur assassin (Von Karma par exemple...)
La seconde : c'est le rival/ami de toujours de Phoenix Wright. C'est le premier procureur que l'on aura à affronter dans le premier jeu (on oublie l'éternel procureur Boulay des premières affaires de chaque jeu). On découvrira son passé avec Wright, qu'il est une des raisons pour laquelle celui-ci s'est lancé dans le droit. Et c'est quand il se retrouvera notre client qu'on commencera à mieux le connaître et surtout à vraiment s'attacher à lui. Tout cela se fera dans le premier jeu, et à partir de là, les créateurs du jeu feront un choix EXTREMEMENT judicieux.
Alors qu'on aurait pu s'attendre, au vue de sa popularité, à retrouver Hunter en procureur principal du deuxième jeu, voilà qu'on se retrouve en face d'une adolescente, Franziska von Karma, filledu mentor d'Hunter. Celui-ci est d'ailleurs présumé mort au début du jeu. Ainsi, Hunter devient à partir de ce moment-là un personnage récurrent qu'on retrouvera dans quasiment tous les jeux (sauf Apollo Justice) mais qui ne fera son apparition QUE dans les enquêtes finales. Il sera tantôt procureur face à Phoenix, tantôt avocat de la défense. Dès « Dual of Destinies », il prend une toute autre dimension en tant que procureur général. S'il n'a plus lieu de se tenir dans une salle d'audience, il reste un soutien pour Phoenix et surtout un fervent défenseur de la vérité, tout comme son ami. Ensemble, il mettront fin à l'âge sombre de la loi initié par la radiation au barreau de Phoenix et le verdict coupable de Simon Blackquill. Il devient un véritable personnage iconique de la saga, qui se fait rare mais qui fait battre le cœur de chaque fan à chaque apparition...
Alors malgré les procureurs marquants que la saga nous a chaque fois présenté, Hunter reste et restera celui qu'on retiendra tout du long.


Le meilleur antagoniste : Dahlia Plantule (alias Dahlia Hawthorne en anglais)


Pour cette section, il était assez évident que le choix se porterait sur un des antagonistes des histoires finales de chaque jeu. Et il faut le dire, la concurrence était rude. On a eu tantôt des antagonistes charismatiques, très mystérieux, voire particulièrement fourbe. Mais, en me remémorant tous les jeux, en me replongeant dans mes souvenirs de chaque affaire... Il m'a semblé évident de mettre Dahlia Plantule. C'est d'ailleurs ce personnage qui a fait tout le génie du troisième jeu, et qui a fait qu'il se retrouve premier dans mes jeux préférés de la licence. Ce personnage aura hanté de nombreuses affaires et bien qu'elle soit plus le némésis de Mia Fey plus que de Phoenix, difficile de passer à côté. Toute la construction du personnage aura été magistrale, nous laissant dans le flou le plus total un long moment avant d'arriver à des explications qui éclairciront certains de ses choix. Un personnage diabolique sous son air angélique qui en aura fait frissonner plus d'un, et qui ne s'avouera jamais vaincu, même dans l'au delà... Assurément un des personnages les plus marquants de cette saga !
  
  
  
  

La meilleure OST : Phoenix Wright : Spirit of Justice


Alors là, le choix a été bien plus compliqué pour moi. Les OST étant de loin une des plus grandes qualités de ces jeux, difficile de faire un choix. Depuis le premier jeu, une certaine cohérence a été gardé tout en apportant à chaque fois son lot de nouveautés. Le plus gros changement ayant été amené avec « Apollo Justice », je me suis rendu compte que ces trois derniers avaient plus de morceaux marquants que les premiers. Je ne veux pas ici dire qu'ils soient plus marquants mais que les thèmes marquants sont plus nombreux dans ces opus.
Alors j'ai restreints mon choix à ces trois-là. « Apollo Justice » fut rapidement éliminé pour ne laisser place qu'à « Dual Destinies » et « Spirit of Justice ». Et là encore, force est de constater  que la diversité de « Spirit of Justice » l'a remporté. Chaque affaire a son lot d'OST identifiable, entraînante et qui nous reste en tête. Je pense à celle du magicien « Reus », à celle de la reine de Khurain et tant d'autres.... Chaque avocat à son morceau, tous très marquant et marquant bien la différence entres eux. Et que dire des thèmes de Khura'in... ?
Il ne faut pas se mentir : la bande son de « Spirit of Justice » est un petit bijou. Et c'est sans doute la bande-son que je réécouterais le plus facilement avec plaisir.
  
  

Le meilleur visuel : Phoenix Wright : Spirit of Justice


Pour cette catégorie, le choix fut restreint entre les deux derniers opus. Il ne faut pas se voiler la face : le passage à la 3D amena un visuel bien plus vivant et aussi bien plus beau. L es personnages gagnent en charisme. Je dois bien vous l'avouer, j'avais peur que les personnages perdent de leur charme avec l'utilisation de la 3D mais il n'en fut rien. Les personnages ont gardé leurs chara-design si particulier et restent très fidèles à la version d'origine. Mais ce passage à la 3D aura également permis aux développeurs de travailler au niveau de a réalisation. Les Ace Attorney ne se contenteront plus de simples images fixes mais il aura aussi des jeux de caméras lors des moments cruciaux qui ajouteront au drama de la scène, à la tension. Il en va de même pour les séances de divination, qui permettront de jouer sur la vision subjective pour nous tromper. Les personnages n'étant plus fixes, on pourra également leur donner des gimmicks bien plus marquants, notamment lors des phases finales de procès. Il n'y a pas à dire, le passage à la 3D a permis une plus grande liberté pour les créateurs qui s'en sont donné à cœur joie !
Et si j'ai choisi « Spirit of Justice » par rapport à « Dual Destinies », c'est pour son travail des visuels autour de Khura'in, qui amène une plus grande diversité que le précédent opus.
  
  


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