Parasite - Actualité manga

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actualité manga - Parasite

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Présentation

 
L'histoire
Shin'Ichi Izumi est un lycéen tout à fait banal, jusqu'à ce qu'une "rencontre du troisième type" bouleverse sa vie, un soir de printemps... Alors que la vie sur Terre suit son cours normal (ou anormal, ce n'est qu'une question de point de vue...), de mystérieux parasites débarquent aux quatre coins du Japon (ou du globe?)... Leur but? "Voler" le cerveau du premier humain qu'ils rencontrent pour en prendre le contrôle... C'est ce qui devait arriver à ce pauvre Izumi... Heureusement pour ce dernier, les choses ne se vont pas se passer comme prévu, car le parasite, qu'il nommera plus tard "Migy", va se loger dans son bars droit!!
C'est ainsi que deux consciences vont devoir cohabiter au sein d'un même corps: celle de Shin'Ichi et d'un extra-terrestre aussi drôle que dangereux! Très vite, notre tandem se rendra compte de l'existence des autres parasites et de leur danger pour l'humanité...
 
 
Fiche signalétique
Parasite (寄生獣) a été publié au Japon de Juillet 1990 à Mars 1995 par l'éditeur Kodansha et prépublié dans le magazine Afternoon (voir la fiche VO de la série). Cette série a été réalisée par Hitoshi Iwaaki (岩明 均). Elle est terminée au Japon et compte 10 volumes dans sa version standard, et 8 tomes dans sa version deluxe.
En France, c'est l'éditeur Glénat qui a publié ce titre de novembre 2002 à août 2004. La série totalise 10 opus.
      
    
      
L'auteur
  

     
Hitoshi Iwaaki est né le 28 Juillet 1960 à Tokyo. On ne sait pas grand chose sur lui... Il apprécie énormément le travail d'Osamu Tezuka, qui l'a beaucoup influencé. Afin de créer ses histoires, il réalise un gros travail de documentation et n'hésite pas à se déplacer et prendre des photos qui lui serviront pour ses dessins. Il aime réaliser les travaux préparatoires de ces récits dans des cafés.
En 1993, il a reçu le prix Kodansha du meilleur manga pour sa série Parasite, qui reste son œuvre la plus connue.
 
Ses autres oeuvres: Fûko no Iru Mise (4 volumes / 1987), Hone no Oto (One shot / 1990), Tanabata no kuni (4 volumes / 1997), Yuki no Touge (One shot / 2001), Heureka (One shot / 2002), Historie (5 volumes / en cours / 2004).
  
 
Personnages principaux
  
Shin'Ichi Izumi:
    

   
C'est le héros de notre histoire. C'est un jeune lycéen assez banal, qui s'entend plutôt bien avec ses parents et son amie Satomi. Malheureusement, l'arrivée de Migy à la place de son bras droit va bouleverser la donne: difficile pour un adolescent de devoir cohabiter avec un tel être! Au début du récit, Shin'Ichi apparaît comme un jeune homme équilibré, qui apprécie la compagnie de sa famille et de ses amis. Mais peu à peu, notre héros va s'isoler et son caractère va changer: il va notamment perdre sa sensibilité... Serait-il sous l'influence involontaire de Migy?
 
 
Migy:
 

    
Migy est l'extra-terrestre qui a pris la place de la main droite de Shin'Ichi. A l'instar de ses congénères, il a voulu parasiter le cerveau du lycéen, mais échoua... Il s'accommode néanmoins très rapidement de sa condition. Migy se caractérise par son sang-froid à toute épreuve, un détachement maladif à tout ce qui ne concerne pas sa personne ou Shin'Ichi, mais aussi et surtout par son insatiable curiosité, qui se manifeste par la lecture d'ouvrages divers et variés...
 
 
Satomi Murano:
 

    
Murano est une camarade de classe de Shin'Ichi. Petit à petit, une relation va naître entre elle et notre héros. Pourtant, les sentiments de Murano vont être mis à très rude épreuve à partir du moment où Shin'Ichi va devoir cohabiter avec Migy. Très vite, elle va être confrontée à l'horreur des parasites, lorsque l'un d'entre eux va exterminer une partie de sa classe. Elle arrivera pourtant à se remettre de ce traumatisme. Enfin, soulignons qu'elle sert souvent "d'attache" à Shin'Ichi, en permettant à ce dernier de ne pas perdre pied lors des moments les plus difficiles.
 
 
Les parasites:
  

   
On peut supposer que les parasites sont des entités extra-terrestres, car on constate qu'ils descendent du ciel dans le premier tome. Une fois leur œuf éclos, ils apparaissent sous la forme d'un petit serpent qui doit absolument pénétrer dans un corps humain pour en prendre le contrôle et se substituer à la tête (cette dernière étant dévorée!). Une fois le parasite installé, la conscience de l'humain disparaît et laisse place à la volonté de l'extra-terrestre. Ce dernier n'a qu'un seul besoin primaire: dévorer les humains!! Notons que le parasite peut changer de visage à loisir, ce qui lui permet de se confondre facilement avec les humains. Il ne peut néanmoins se cacher au yeux de ses congénères, car il émet des ondes spécifiques qui sont captées par les autres parasites. Enfin, il faut souligner que certains parasites vont peu à peu s'insérer dans la société au lieu d'y rester en marge. Ils restent globalement assez insensibles à ce qui les entoure, ne pensant qu'à leur propre survie.
    
  
                             
                        
                         

Main dans la main

    
Avant toute chose, il faut considérer la série de Hitoshi Iwaaki comme une véritable œuvre sociologique, qui va s'intéresser au comportement de l'homme face à l'arrivée d'une nouvelle espèce, en l'occurrence extra-terrestre. Certes, le récit est purement fictif, mais il n'empêche qu'il reste assez représentatif des réactions de l'homme face à "un paramètre inconnu". Pour étayer sa réflexion, l'auteur va organiser son histoire selon deux intrigues, qui vont bien évidemment finir par s'entre-croiser: la première est la relation de Shin'Ichi et Migy, la seconde nous fait quant à elle part de l'immersion des parasites dans la société.
Ces deux relations alterneront entre des séquences conflictuelles et des moments plus symbiotiques, où les deux partis finissent par s'enrichir mutuellement.
  
Dans le cas de Shin'Ichi et Migy, on avait toutes les raisons d'être inquiet au début de notre histoire. En effet, la cohabitation entre ces deux énergumènes fut bien difficile, notamment à cause de graves divergences sur la manière d'envisager "le vivant".
La source originelle de discorde est bien évidemment l'arrivée impromptue de Migy dans la vie de notre héros, une arrivée qui se caractérise par le premier conflit de la série: c'est en effet après un affrontement délicat que Shin'Ichi arrive à conserver sa conscience. C'est dans un premier temps le port des oreillettes de walkman qui a empêché Migy de pénétrer dans la tête du héros via le canal auditif. Lorsque le monstre tenta de rentrer par une narine, le lycéen s'en rendit compte. Un combat s'engagea alors entre le parasite sous sa forme primaire (un petit serpent) et le jeune homme. Finalement, l'extra-terrestre entra dans l'organisme de Shin'Ichi en faisant un trou dans la main droite de ce dernier, mais fut bloqué dans son ascension vers le cerveau grâce à un garrot que se fit notre héros autour du bras. C'est ainsi que le parasite fut forcé de prendre racine dans le bras de l'adolescent, et pas ailleurs.
Après cette péripétie traumatisante, on comprend la terreur mêlée de colère de Shin'Ichi, qui va devoir s'accommoder de ce nouvel ami qui ne lui ressemble guère...
      
                        
Face à un Shin'Ichi altruiste et compatissant, qui se refuse à laisser ses semblables se faire dévorer par les parasites, Migy apparaît comme un être insensible qui considère que ces meurtres sont nécessaires car ils permettent aux parasites de se nourrir, il n'y voit donc aucun mal. Après tout, comme le souligne Migy: "Si l'homme a le droit de tuer des porcs et des vaches pour se nourrir, pourquoi le parasite ne pourrait pas en faire autant?"
On pourrait croire que cette divergence d'opinion aboutisse à une haine réciproque des deux individus mais pourtant, avec le temps, Migy et Shin'Ichi vont finir par bien s'entendre et apprendre des choses l'un de l'autre. C'est cette association si curieuse de deux conceptions opposées qui va donner toute la saveur au titre de Hitoshi Iwaaki.
  
Mieux encore, un fait bien particulier (dont je tairai la teneur) associé à divers évènements va occasionner un changement notable dans la personnalité du héros, qui va peu à peu s'isoler et adopter en partie le point de vue des parasites sur l'homme, ou plus généralement sur le vivant. Cette déshumanisation du héros est captivante à bien des égards... Tout d'abord, on a tellement l'habitude d'avoir droit à des héros exemplaires et propres sur eux qu'on est assez interloqué par ce changement, d'autant plus lorsqu'il s'applique à un adolescent. Ensuite, on s'intéresse aux interactions sociales du (faux?) héros: comment va réagir son entourage, et notamment sa proche amie Murano face à un Shin'Ichi si insensible?
Enfin, cet état de fait provoque chez le lecteur un questionnement personnel, qui portera aussi bien sur la valeur du vivant que sur la portée environnementale de notre mode de vie (nous y reviendrons plus tard).
 
Et Migy dans tout ça? Peut-on considérer que sa cohabitation forcée avec Shin'Ichi va provoquer des changements chez lui? Jusqu'à la fin du manga, il semble que non. Migy a toujours privilégié sa personne et notre héros aux autres. Il affirme à plusieurs reprises qu'il n'hésiterait pas à tuer un humain pour se protéger. Il considère d'ailleurs ces derniers comme "des boucliers de viande" qui peuvent servir de protection si un autre parasite attaque.
On est en droit d'être choqué par l'attitude de Migy. Qu'il considère les humains comme des ennemis, passe encore. Ce qui est surprenant, c'est qu'il n'hésite pas à tuer ses propres compagnons sous l'impulsion de Shin'Ichi... C'est réellement à la toute fin du manga que ce personnage révèlera ses bons côtés aux yeux des lecteurs.
   
  
                               
    
       

Qui est le parasite?

  
Avec Parasite, notre auteur aborde une multitude de thématiques: l'amour, les problèmes adolescents, la peur des hommes face à l'inconnu, la tolérance... mais il semble attacher plus d'importance à un thème en particulier: l'environnement. Cela fait-il de Parasite une œuvre engagée?

Dans le premier tome, l'auteur annonce avec force la plus importante thématique de son œuvre: l'environnement, et plus particulièrement le respect de l'environnement. Tout au long de la série, Hitoshi Iwaaki ne cessera d'aborder ce thème, via des scènes ou des paroles bien pensées. C'est ainsi que le premier volume commence sur ces paroles, prononcées par un narrateur énigmatique:
Au dessus de la Terre, quelqu'un songeait: "Si la moitié de l'humanité venait à disparaître, combien de forêts pourraient être sauvées? Si 99% de la population venait à disparaître, les rejets de pollution diminueraient-ils de 99%? Si l'on protégeait la vie..."

 
Vous en conviendrez, ces quelques phrases sont assez mystérieuses, d'autant plus qu'elles sont directement suivies d'un plan montrant l'arrivée des parasites sur Terre. Le message véhiculé est ainsi très fort et on ne peut plus accusateur à l'encontre de l'espèce humaine. On finit par penser que l'homme est un fléau, et que les parasites sont une sorte de remède envoyés par une puissance inconnue (Dieu?).
 
Très rapidement, Shin'Ichi nous offre une vision très négative des parasites: ce sont des meurtriers anthropophages qui ne méritent que l'extermination. Pourtant, l'analyse de Migy concernant cette question est différente. Pour ce dernier, ces compagnons ne font que se nourrir à l'instar de toutes les autres espèces. A partir de là, peut-on leur en vouloir? Dans le fond, on se demande si le point de vue de l'auteur n'est pas similaire à celui de l'extra-terrestre, comme en atteste la présence de certains passages aussi ironiques qu'accablants. On se souvient notamment de la séquence où un passant jette à la poubelle la moitié de son hamburger parce qu'il n'a plus très faim... Tout comme l'homme, les parasites tuent pour se nourrir, mais eux au moins ne font pas ou très peu de gaspillage!
      
                               
Plus loin dans le récit, c'est le maire Takeshi Hirokawa (il sera élu durant l'histoire), qui va offrir une nouvelle piste d'analyse concernant le comportement des parasites. Hirokawa va ainsi chercher à socialiser ses compagnons, afin qu'ils s'insèrent dans la société au lieu de s'y tenir à l'écart. Dans cette optique, les parasites devront adopter un comportement qui se veut le plus humain possible et devront limiter les actions à risque: le temps des boucheries et des cadavres découverts au coin d'une rue doit disparaître et faire place à des cantines "homologuées", qui permettront aux extra-terrestres de continuer leurs massacres sans être découverts. Le but est bien évidemment de détourner le regard de l'opinion publique sur "les boucheries", qui vont alors se transformer en "disparitions".

On a ainsi l'impression que les parasites cherchent à devenir comme les hommes: ils ne renient pas ce qu'ils sont mais souhaitent se "civiliser", car ils comprennent que les carnages risquent à terme de les mener à leur perte. Dans cette tâche, Hirokawa est aidé par Tamura Reiko, un parasite occupant le corps d'une enseignante. Tamura est l'exemple même du parasite qui perd presque son statut de "parasite": elle s'intègre dans la société, occupe une profession et a en charge un enfant. Elle va même jusqu'à arrêter l'anthropophagie, préférant prendre des repas plus "conventionnels".

A l'instar de Migy, Tamura est un parasite atypique: si Migy se caractérise par sa curiosité insatiable, Tamura brille par son intelligence et ses introspections permanentes. A ce sujet, on se souviendra d'un dialogue troublant entre notre héros et Tamura, durant lequel elle lui expliqua que lors de son arrivée sur Terre, elle avait reçu l'ordre de dévorer les humains jusqu'au dernier...
Encore une fois, on retrouve ce spectre d'une puissance supérieure et omnipotente. Et une fois de plus, de manière sous-jacente l'homme est perçu comme un fléau qu'il serait bon d'éliminer. Le parasite étant quant à lui un sauveur. Cette idée perdurera jusqu'à la toute fin du manga, elle en deviendra même le socle constitutif, l'idée fondatrice: Si les parasites sont considérés comme tels parce qu'ils dépendent de leur hôte humain, qu'en est-il de l'homme, qui par ses excès détruit peu à peu la Terre dont il dépend?

Avec brio, Hitoshi Iwwaki parvient avec son récit à brouiller les pistes et nous fait prendre conscience d'une chose fondamentale: Ne sommes-nous pas nous-mêmes des parasites?
              
                                   
                           
                                
                         

Ca tranche !!

   
C'est évident, Parasite n'est pas une série à mettre entre toutes les mains. En effet les parasites ne sont pas des enfants de cœur, et la série de Hitoshi Iwaaki offrira son lot de tripes sanguinolentes et d'hémoglobine à maintes reprises! La faute à des parasites qui, comme je vais vous l'expliquer ci-après, sont de véritables machines de combat (en plus d'être particulièrement moches!)
Les parasites sont arrivés sur Terre enfermés dans des oeufs, ces derniers ressemblant étrangement à des oursins. Une fois son oeuf éclos, l'extra-terrestre revêt la forme d'un petit serpent, équipé au niveau de la tête d'une sorte de foret qui lui sera bien utile pour pénétrer dans le premier corps humain qu'il rencontrera. Une fois qu'il a pénétré dans un organisme, il va se diriger vers la tête. Cette dernière va alors être dévorée en quelques heures, pour être remplacée par le parasite qui va adopter la forme du visage de son "hôte".
 
Lorsqu'il est en danger, le parasite est capable de changer de manière radicale sa forme, afin de s'adapter à tous les types de combat. Concrètement, il peut se créer des appendices de taille variable, le bout de ces derniers pouvant se transformer en une redoutable lame affutée. De la même manière, l'ensemble du parasite peut se transformer en une immense bouche... pratique pour se sustenter très rapidement!
  
En fait, le parasite peut modifier sa structure externe, en se solidifiant. Lorsqu'il chasse les humains, le parasite va alors utiliser ses attributs spéciaux, et on assiste très régulièrement à des scènes de meurtre et de mise à mort... D'ailleurs, l'auteur ne lésine pas sur les moyens "saisissants" pour nous faire découvrir ces séquences, à grand renfort d'effets horrifiques et d'hémoglobine!
Il arrive ainsi à l'auteur de ralentir sa narration, en "décomposant" l'action meurtrière d'un parasite en plusieurs cases, pour un frisson garanti! Ci-dessous, voici un exemple qui illustre ce que j'essaie de vous expliquer. Les différentes images sont issues de la version japonaise Deluxe de Parasite. N'hésitez pas à cliquer sur l'un des visuels pour agrandir l'ensemble:
      
                                         
Mais si le parasite est dangereux, son ennemi mortel, Shin'Ichi, l'est tout autant! Comme je l'ai écrit tout à l'heure, notre héros va très vite partir en croisade contre les créatures afin de les empêcher de tuer des humains. Pour ce faire, il va être aidé de Migy, qui dispose des mêmes attributs que ses compagnons. Très vite pourtant, les choses vont évoluer... En effet des évènements bien particuliers vont permettre à notre héros de développer des capacités surhumaines. Ajoutés à l'aide apportée par Migy, ces attributs vont lui permettre de faire jeu égal avec les parasites, voire même de leur être supérieur... On assistera alors à d'épiques affrontements, qui se termineront bien souvent dans des bains de sang...
  
Enfin, il faut souligner qu'à bien des égards, la psychologie des parasites est assez choquante. En effet, ces derniers se caractérisent par leur détachement à tout, sauf ce qui concerne leur survie. Ils n'éprouvent aucun sentiment, que ce soit face à la mort d'un humain ou celle d'un congénère. Ils ne semblent pas rechercher le bonheur ou une quelconque plénitude: les plaisirs charnels ne les intéressent pas, sauf dans le cadre d'une étude scientifique.
En clair, ils nous sont présentés comme des êtres insensibles... Néanmoins, le récit nous prouvera que les parasites sont capables de s'humaniser...
 
Ce qu'il faut retenir, c'est que si Parasite brille par son scénario palpitant et maîtrisé, il se caractérise également par sa propension au gore et aux scènes choc. Il s'adresse donc exclusivement à un public adulte et averti... Alors si l'image ci-dessous vous soulève l'estomac, passez votre chemin!
                    
                                      
     
  
  

Graphismes et adaptation

  
Graphismes
Au niveau des graphismes, on notera tout de suite le style assez conventionnel de l'auteur. Le trait est globalement réaliste mais un peu trop classique, sans compter qu'il n'est pas à l'abri de quelques petites imperfections. Les cases sont souvent très petites, mais restent toujours lisibles et fourmillent de détails.

Au niveau des personnages, on ne remarquera pas à un design particulièrement soigné et élaboré. On reconnaît néanmoins les parasites au premier coup d'œil lorsqu'ils sont grimés en humains. Ils ont d'ailleurs un regard aussi vide qu'inquiétant...
Les humains ne sont pas en reste, avec des visages très expressifs. De la même manière, l'auteur est capable de réaliser des planches saisissantes pour certains moments clef de son histoire: il abandonne alors les cases de petite taille pour nous offrir des actions en pleine page, pour le plaisir des yeux... Si les personnages ont parfois un air un peu "figé", il n'en est rien des séquences d'action, particulièrement dynamiques et rythmées!
 
Adaptation
La publication de Parasite en France date de sept ans. Autant dire que la série fait figure de dinosaure dans le paysage du manga en France. A cette époque, les éditions Glénat n'étaient pas particulièrement soigneuses pour certaines séries... cela se remarque malheureusement sur Parasite, qui n'est pas à l'abri de quelques coquilles et d'une qualité d'impression discutable. Néanmoins, le titre se lit avec beaucoup de plaisir et la traduction est bonne. Comme d'habitude, je déplore l'absence de pages couleurs...
     
   
    
     

Conclusion

  
C'est toujours avec beaucoup de plaisir qu'on découvre Parasite, un titre mêlant habilement horreur et action, le tout saupoudré d'une réflexion bien faite sur l'homme et l'environnement. Si la série peut rebuter par ses graphismes un peu démodés, on ne pourra être que séduit par la qualité de son scénario prenant, qui ne connaît aucun temps mort...
Hitoshi Iwaaki est un conteur particulièrement talentueux, qui nous propose ici une œuvre absolument indispensable pour tous les fans de seinen. A lire de toute urgence!!
  
 
Dossier réalisé par shinob. Mise en ligne le 04/12/2009
 
 
KISEIJU © 1990 Hitoshi Iwaaki / KODANSHA Ltd.
 
 
Fiche de la série: Parasite
Fiche de la série VO: Kiseiju vo
Fiche de l'auteur: Hitoshi Iwaaki

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