Sumomomo Momomo - Actualité manga
Dossier manga - Sumomomo Momomo
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Publié le Vendredi, 04 May 2018


Une série avant tout humoristique


Autant être prévenu tout de suite : si vous vous attendez à une série sérieuse, qui vous bousculera les méninges et mettra à mal votre vision du monde, passez votre chemin. "Sumomomo momomo" est avant tout un shonen d'action sur les arts martiaux, complètement décomplexé. En effet, quand l'intrigue principale tourne autour du fait que Momoko veut faire l'amour avec son « aimé » pour mettre au monde ses enfants... Ce n'est pas banal. Cela amènera son lot de gag potache, qui ne cessera de prendre de plus en plus de place au fur et à mesure qu'un vrai petit harem va se monter autour de notre cher Kôshi. Et oui, Momoko n'est pas la seule qui va succomber au charme de notre jeune lycéen peureux mais féru de justice. La délégué de sa classe, Sanae, qu'il considère comme sa meilleure amie, est également amoureuse de lui. Au départ, c'était une martialiste envoyée par sa grand-mère pour protéger l'héritier du clan de l'est, mais elle va rapidement tombée amoureuse de Kôshi qui représente son idéal masculin, celui qu'elle a découvert dans les mangas à l'eau de rose. Enfin, nous avons Iroha, héritière d'un clan déchu qui verra en Kôshi quelqu'un de réssurant, sur qui elle peut compter et à qui elle peut montrer ses faiblesses. Rappelons aussi que Momoko est tombé amoureuse de Kôshi quand ils étaient petit parce que ce dernier, qui s'entraînait encore aux arts martiaux à cette époque, a voulu la protéger de petites racailles, sans grand succès. Depuis ce jour, Momoko le voit comme un héros de la justice, tandis que Kôshi a été traumatisé et cela l'a fait détesté les arts martiaux, et accessoirement les martialistes.

Un des petits plaisirs de Shinobu Ohtaka dans Sumomomo momomo est de détourner les codes du shônens pour les ridiculiser. L'exemple le plus flagrant, ce sont les martialistes et leurs attaques complètement exagérées. On peut parler de Momoko qui fait apparaître des dragons à tout bout de champ, à Unken Inuzuka, le père de Kôshi, qui tire des rayons lasers avec ses yeux ou encore Tenga Koganei qui se  transforme en homme velu grâce à la force antique, nous rappelant au passage un certain héros de Dragon Ball. On peut aussi parler du personnage de Sanae. Elle cache le fait d'être martialiste, mais elle ne peut s'empêcher de voler au secours des gens qu'elle voit souffrir. Mais, c'est sans compter les règles assez... étranges de l'univers des martialistes. En effet, Sanae ne peut déployer sa pleine puissance qu'en portant « la robe de protection divine en crin céleste providentiel ». Ce costume lui apporte le surnom de « jument masqué » à chaque fois qu'elle porte secours à quelqu'un, ce qu'elle fera avec Kôshi. En effet, au tout  début de la série, aucun des martialistes autour de Kôshi ne se rend compte qu'il ne sait pas se battre (alors qu'il a prouvé sa faiblesse à plusieurs reprises déjà). Alors quand un martialiste le défie en duel, seul Sanae qui a conscience de sa faiblesse va lui porter secours, dans son magnifique costume qui ne la recouvre pas beaucoup car, soi-disant, le sentiment de honte qui l'envahit va accroître sa puissance. Et ce n'est rien comparé à ce qui nous attend. En effet, Sanae va avoir du mal à vaincre ce martialiste, et elle va devoir dévoiler toute sa puissance, c'est à dire la concentrer dans ses jambes. Or, pour concentrer son énergie dans ses membres inférieurs, elle va devoir enlever des parties de son costume ! Elle qui n'était pas très couverte, elle va se retrouver quasiment nue.





Ce genre règles absurdes est légion chez les clans de martialistes et elles ne cesseront de nous étonner et de nous faire rire. L'humour est d'autant plus efficace que Shinobu Ohtaka a choisi comme héros un  membre important d'un clan de martialiste mais qui est au final très proche de nous et auquel on peut s'identifier. C'est un humain « normal », entouré de personnes aux pouvoirs démesurément absurdes. Comment ne pas rire quand on voit ce pauvre Kôshi se retrouver mêler à des combats où des lycéens sont capables d'invoquer des dragons, de faire des sauts de plusieurs mètres comme s'ils sautillaient, de tirer des rayons lasers, de créer des poisons et potions de toutes sortes ?
  
  
  


© Shinobu Ohtaka / SQUARE ENIX Co. Ltd.

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