Saga Tales of - partie 4 : L’âge d’or de la « Team Symphonia » - Actualité manga
Dossier manga - Saga Tales of - partie 4 : L’âge d’or de la « Team Symphonia »
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Publié le Vendredi, 02 August 2019


Tales of Vesperia


L’histoire se déroule dans le monde de Terca Lumeiris où règne une substance, l’aer, qui est à l’origine de toute vie. Le monde étant truffés de monstres, les humains ont appris à se protéger grâce aux « blastias », une technologie servant pour tout, créer des barrières pour une ville entière ou tout simplement pour faire chauffer un four. Tout commence quand le blastia servant à réguler la fontaine du quartier inférieur de Zaphias disparait. Yuri Lowell, un ancien chevalier impérial, et son fidèle compagnon à quatre pattes, Repede, partent à la recherche du voleur, et son périple le mènera jusqu’au quartier des nobles où il sera arrêté. Lors de son évasion, Yuri rencontrera une jeune fille, Estellise, qui n’est autre que la princesse impériale. Celle-ci recherche Flynn, un ami d’enfance de Yuri et chevalier impérial. Tous les deux partiront à la recherche du jeune homme, tout en continuant à poursuivre le voleur de blastia. Ce périple les amènera à rencontrer de nombreux compagnons, Karol Capel, un ambitieux membre de l’Union des guildes, Rita Mordia, une scientifique et magicienne brillante, Raven, un archer membre de l’Union assez taquin et enfin Judith, une jeune femme faisant partie de la tribu des Krytiens qui se déplace souvent sur le dos de son fidèle compagnon et ami, le dragon Ba’ul. Ensemble, il se retrouveront mêler à un complot mondial semblant viser Estellise, mais dans quel but ?

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Comme dit précédemment, « Tales of Vesperia » fait partie des jeux chouchous des fans de la licence. Pour ma part, je l’ai découvert assez tard, et malgré ses très, TRES nombreuses qualités, je dois dire que j’ai du mal à le considérer comme le meilleur jeu de la licence. Le scénario reste assez classique, mais tout comme « Tale sof the Abyss », c’est vraiment du côté des personnages que cet opus se démarque. Là encore, nous avons le droit à un héros charismatique et vraiment très attachant. Et ce qui est vraiment rafraîchissant chez lui, c’est le fait qu’il ne soit pas naïf, comme l’était Lloyd ou encore Luke. Ici on a affaire à un jeune homme qui a fait un temps partie de la garde royale, avant de la quitter. Lui qui est épris de justice ne supportait plus d’y suivre les ordres, et il y laissera son meilleur ami, Finn, tenter de changer les choses de l’intérieur. Le destin lui fera croiser la route d’Estellise, la princesse royale, qu’il ne pourra pas s’empêcher d’aider. Mais c’est définitivement plus tard qu’on se rendra compte de la profondeur du personnage de Yuri. En effet, celui-ci n’hésitera pas à tuer ses adversaires pour protéger ses compagnons. Cela peut sembler anodin dis comme ça, mais c’est bien un acte totalement inédit de la part d’un héros d’un « Tales of » ! On ne parle pas ici de tuer le grand méchant du jeu, mais de quelques criminels de bas étage. Yuri n’est pas un idéaliste, même s’il s’adoucira au contact de ses compagnons. Il ne croit pas en la bonté de chaque être humain, il croit en la justice, sa justice. Autre élément qui fait le charme du personnage : il est toujours accompagné de Repede, son fidèle chien. Là encore, ça pourrait paraître anodin, mais c’est le premier personnage de la saga à avoir un animal qui va l’accompagner tout son périple, et surtout se battre avec lui. On sent qu’un lien indéfectible les lit, et cela fait toujours son petit effet d’avoir une mascotte animale dans l’équipe qui ne sert pas simplement de fan service (du genre… Mieu dans « Tales of the Abyss » ?) Et c’est tous ces petits détails qui fojnt qu’il se démarque vraiment des autres héros de « Tales of ». Autre personnage vraiment intéressant du jeu : Karol. Si dans un premier temps, il nous ferait penser à un « Génis » en étant le compagnon un peu rigolo de notre héros. Pourtant, le jeune garçon montrera rapidement une grande force de caractère et deviendra le vrai leader du groupe. Rejeté par sa guilde, il fondera la sienne avec Yuri, « Brave of Vesperia ». Enfin, parlons d’un dernier personnage, Raven. Membre assez volatile de la ville de Dahngrest, la cité des guildes, il rencontrera Yuri en prison et leur proposera son aide quand leurs objectifs coïncideront. Manque de bol, ce personnage plutôt taquin se révélera être le « traitre » du groupe (quel serait un bon « Tales of » sans un traître ?). Celui-ci est en effet un membre de la garde impérial, sous les ordres direct d’Alexei, qui le manipule sans vergogne. Il faudra un bon petit combat entre lui et Yuri pour le ramener sur le droit chemin. Ce qui est vraiment intéressant, c’est la manière dont la traitrise est amenée. Plusieurs plans nous montreront quelqu’un en train d’observer nos héros. On devinera rapidement que cette personne fait partie de la Garde Impériale a sa tenue, mais impossible de savoir qui ce sera avant la révélation. Pourtant, de petits indices, notamment quelques phrases lancées par le duo comique du jeu, la brigade de Schwann, pourront nous mettre sur la piste, aussi mince soit-elle. Ces personnages, leurs passés, leurs constructions démontre d’une certaine rigueur d’écriture, dont ne bénéficieront pas tous les « Tales of » malheureusement. Une rigueur qui rend l’histoire très agréable à suivre, qui nous donne envie de fouiller l’univers, le passé de nos personnages. Une rigueur d’écriture qui aura su hisser ce jeu dans le cœur des fans.

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Au niveau de l'univers, on a le droit à un monde assez classique de « Tales of », où la technologie est ici autant une nécessité de survie qu'un luxe. Elle s'est fait sa place dans la vie de tous les jours et créera une véritable dépendance de chaque nation aux Blastias. On découvrira plus tard que ces Blastia sont en partie fait au détriment d'une race quasiment disparu, les Entelexeia. Le message de Tales of Vesperia a ici donc plus une portée écologique, et on pourrait rapidement faire le lien entre le pétrole chez nous et les Blastia par exemple. Le confort vaut-il le sacrifice de notre écosystème ? Vaut-il des guerres intestines ?

Au niveau du gameplay, là encore, rien de révolutionnaire. Quelques fonctionnalités sont ajoutées, mais rien de bien transcendant. En revanche, les « Artes Mystiques », véritable marque de fabrique de la série, prennent une autre dimension dans cette opus et commence à devenir vraiment impressionnant. Non, le gros point fort de « Tales of Vesperia », c’est clairement ces visuels. Ceux-ci poussent à l’extrême un style graphique initié dans « Tales of Symphonia » et « Tales of the Abyss », en nous offre une 3D de toute beauté (qui elle n'a pas pris une ride). Le style est très manga, très coloré et garde ce côté assez médiéval dans les villes et villages. Ça ne plaira pas forcément aux adeptes du réalisme, mais pour ma part, c’est typiquement le style graphique qui me plaît et que je vais rechercher dans un jeu vidéos. La série délaissera d’ailleurs ce style graphique très typé pour partir vers plus de réalisme, notamment au niveau des décors, dans les opus suivants, lorsque la team « Symphonia » et « Destiny », fusionneront.

En somme, si je devais résumer la chose : « Tales of Vesperia » n’est pas le meilleur jeu de la licence (en tout cas, pas dans mon cœur !) mais il est très certainement le jeu le plus équilibré. Un scénario intéressant, mais classique, des personnages très attachants et qui sortent des sentiers battus (surtout Yuri), des visuels splendides et un gameplay efficace, bien qu’un peu rigide. Tous les ingrédients en somme bon faire un très bon jeu et surtout un très bon « Tales of »!


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