Rozen Maiden - Actualité manga
Dossier manga - Rozen Maiden

Reader Rating 18 /20

Sommaire

Publié le Jeudi, 22 July 2010


Mais beaucoup de lacunes...

  
Rozen Maiden est une belle série, pleine de qualité. Cependant, de nombreuses lacunes viennent abîmer le récit et la savoureuse histoire des poupées. Celles-ci n’ont en effet pas de développement suffisant. En faisant figure de personnages principaux du manga, nos sept sœurs auraient pu avoir une longue explication sur leur création, la raison de leur existence, leur passé (entrevu seulement pour Hina Ichigo), et leur devenir … Donc toute la partie « passé » est à oublier, on commence le récit comme on le commence. D’ailleurs, on n’en apprend pas d’avantage à propos des parents de Nori et Jun, du quotidien de Tomoé ou du passé de Mégumi, personnage pourtant passionnant. Tout au long de la série, on attend de tels développements qui ne viennent pas, qui se perdent joyeusement dans le présent. La série aurait du être plus longue et accueillir plus de flash backs, dans l’intérêt du scénario. Pour avoir ces explications, il faudra apprendre le japonais et se pencher sur les diverses sorties gravitant autour de Rozen Maiden, ou encore explorer l’anime dans l’espoir de découvrir ce que l’on cherche. Ce qui fait que, dans les premiers tomes, l’histoire n’avance que grâce à quelques combats où des petites informations filtrent, sans toutefois nous révéler grand-chose. Le reste du temps, c’est la joie quotidienne, les disputes et les rires sans raison, le besoin de s’apprivoiser, l’envie de se connaitre … Sans que l’intrigue principale n’avance d’un poil.

Mais il n’y a pas que la notion de passé qui souffre d’importes failles. Le futur est également une notion malmenée par les auteurs, qui ne maitrisent manifestement que le présent, bien qu’elles le maitrisent à la perfection. En effet, les deux-trois derniers tomes développent l’intrigue principale au maximum, avec l’apparition de la rose blanche, le jeu d’Alice qui s’accélère … et s’arrête. Manifestement, le huitième tome n’est même pas une fin ouverte, juste un énorme bâclage. Il semblerait que Peach-pit ait eu un différent avec son éditeur, ce qui expliquerait la fin précipitée. Déception. Mais les japonais ont de la chance, puisqu’une suite est en cours dans leur pays, ce qui leur permettra sans doute de ne pas avoir à se jeter sur les animés pour comprendre le devenir des poupées. Dans nos contrées, nous avons moins de chances. La suite ne semble pas vouloir arriver, et on ne doit apparemment pas compter sur l’éditeur Soleil, qui n’a plus les droits de la série. Parviendrons-nous un jour à accéder à cette suite tant attendue, alors même que la série a été terminée au moment même où tout se met en place ? Injustice, frustration, c’est une grande déception de voir que les huit tomes de Rozen Maiden se targuent de former une série terminée, puisqu’il n’en est pas question. Les amateurs devront se rabattre sur les animes excessivement chers proposés par Kaze, et seuls qui auront les moyens et une envie irrépressible de connaitre la suite s’en offriront le luxe. Pourtant, le duo de mangakas avait ouvert de nombreuses portes passionnantes, et ne veulent apparemment plus les ouvrir, nous laissant dans l’ignorance la plus totale, le bouche à oreille et les rumeurs mis à part.

De plus, au fur et à mesure de la lecture, on se rend compte de plusieurs choses : Suiginto, qui semblait si importante, ne l’est pas tant que ça et pendant plusieurs volumes elle fait profil bas, le jeu d’Alice semble secondaire aux poupées pourtant créées dans ce but …  Même les petites branches parallèles à l’intrigue souffre de lacunes, comme le vieux monsieur dans le palais aux roses, qui n’a pas une place suffisamment émouvante et proche de Soseiseki. Le créateur des rozen n’a lui non plus pas tant d’importance, alors que chaque poupée cherche à le satisfaire, particulièrement sur la fin … Ainsi, le dernier tome est totalement piétiné, la dernière rozen à peine identifiée que le récit s’achève alors que celle-ci a un rôle déterminant et passionnant à jouer. On ne connaitra pas non plus la destinée de Megumi, on ne verra jamais Jun retourner à l’école … Bref, toutes les qualités, les bonnes idées, se voient ici balayées par un vent de précipitation et de déconfiture. Les rêves s’envolent, les poupées dont les âmes s’égarent restent en suspens, sans vraiment que l’on ne sache ce qu’elle devienne au regard des autres, ni ce que les vivantes vont entreprendre pour gagner le jeu d’Alice. Tout se dégrade, jusqu’aux relations entre les personnages, puisque Jun change de rapport vis-à-vis de Shinku, et semble moins proche et compréhensif, malgré sa belle décision de sauver ses poupées … En parlant de ça, finir sur un discours moralisateur du magicien Laplace, dont là encore on ne sait rien, est particulièrement maladroit et annonce à toutes et à tous que cette fin est pliée rapidement et rangée dans un carton, comme on oublierait une poupée cassée … Rendez vous au prochain chapitre ? Si seulement il y en avait un …
   
  
  
  
  
© Peach-Pit, Gentosha Comics 2004. All rights reserved. © Peach-Pit / Shueisha Inc.

Suivre les commentaires du dossier

Ajouter un commentaire

*


Le code HTML est interprété comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Si vous voulez créer un compte, c'est ICI et c'est gratuit!

> Conditions d'utilisation
MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News