Parfait Tic ! - Actualité manga
Dossier manga - Parfait Tic !

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Publié le Lundi, 21 May 2012


Garçons

   
Daiya et Ichi : une complicité rivale
   
Depuis leur plus jeune âge, Daiya et Ichi sont comparés l’un à l’autre, car au meilleur des deux sera offert un avenir prometteur : reprendre l’entreprise de leurs grands parents. Ichi, malgré le fait qu’il soit un élève brillant, un des meilleurs de son école, a un très gros défaut : il est associable. Ce manque de tact et de chaleur humaine, fait de lui un être froid qu’il est difficile d’approcher, tant les a priori à son égard sont importants. Daiya, lui, souffre de son manque de maturité. Il prend tout à la légère et ne cesse de s’amuser. Mais cette personnalité lui vaut la sympathie de tous. Malgré l’avenir de PDG réservé à l’un des garçons, Ichi et Daiya ne semblent pas se mettre des bâtons dans les roues. Ce destin, qu’ils n’évoquent pratiquement jamais, leur paraît encore très lointain. On pourrait s’attendre à une rivalité féroce entre les deux jeunes garçons, assoiffés par la réussite professionnelle. Mais il n’en est rien. Nagamu Nanaji concentre toutes leurs forces sur leurs sentiments, leurs histoires d’amour et d’amitié. Elle met en scène ces deux protagonistes comme ils doivent l’être, c’est-à-dire, comme des adolescents d’une quinzaine d’années.
Les cousins Shinpo vivent ensemble bien avant leur arrivée dans la résidence où se trouve Fûko. Ils se connaissent par cœur, et malgré leur différence de tempérament, ils se comprennent parfaitement. Ils continuent à vivre ensemble dans leur nouvelle résidence. Cela paraît curieux au premier abord : des lycéens qui vivent sans leurs parents. Mais ce mode de vie permet à la mangaka d’introduire sans problème le personnage de Fûko dans leur appartement. La jeune fille s’y rend fréquemment, à tel point qu’elle ne réalise pas qu’elle est la seule « femme » à entrer chez deux « hommes » seuls. Malgré leurs fréquentes prises de bec, les cousins Shinpo pensent sans cesse l’un à l’autre. Ils s’inquiètent pour celui qui ne va pas bien, et lui apportent leur aide à leur manière. Mais ils deviennent de vrais rivaux lorsque l’amour s’en mêle. Malheureusement pour les deux garçons, leur équilibre si parfait se fragilise à la naissance, et surtout, à l’aveu des sentiments amoureux envers la jeune fille. Contre toute attente, les cousins ne passent pas leur temps à se battre pour la jeune fille. Mais au lieu de cela, l’un gagne sa confiance et son cœur, pendant que l’autre souffre en silence. Le triangle amoureux est d’autant plus prenant que les trois protagonistes vivent dans la même résidence. De plus, les garçons vivant ensemble, le malaise n’en est que plus grand. 
Nagamu Nanaji réussit à changer une complicité entre deux garçons si différents en un froid dur, triste et poignant. L’amour fraternel qui lit les cousins Shinpo tend par moment à revenir coûte que coûte, mais il est incontestable que la rivalité entre les garçons reste présente malgré toute leur bonne volonté.
       
      
      
Les cousins Shinpo : « le soleil et la lune »
     
Afin de troubler au plus la pétillante Fûko, Nagamu Nanaji s’amuse à exagérer les caractères très opposés des cousins Shinpo. Tous deux dégagent un charme presque indécent, auquel une adolescente de l’âge de Fûko ne peut résister. Tout comme l’héroïne, on guette la moindre expression positive que pourrait éventuellement dégager le visage d’Ichi. Lorsque cela se produit, bien évidemment, la mangaka en profite pour le dessiner en gros plan. Ichi est le stéréotype même de l’adolescent secret, que personne n’ose approcher à cause de son côté énigmatique exacerbé. Les critiques que certains élèves formulent à son égard blessent Fûko, car elle, au fil du temps, réussit à le comprendre, à détecter et à interpréter le plus petit sourcillement de son visage. Ce mystère qu’Ichi dégage, son intelligence, mais aussi la condescendance qu’il exprime parfois envers les autres font de lui un être tout autant repoussant qu’attirant. Ichi a alors ses fans. Et bien évidemment, Fûko en fait partie à de nombreuses reprises.
Pour ce qui est de Daiya, la mangaka réussit à nous le faire apprécier par une toute autre méthode : Daiya est le comique de la bande. Dès les premières pages, il conquiert le cœur de tous. Totalement en opposition avec son cousin, il paraît par conséquent beaucoup plus abordable et ouvert. Daiya est le garçon facile avec lequel il est facile d’interagir, sans aucun problème apparent. On le voit sans cesse faire le pitre, rire de tout et de rien, s’amuser sans aucune gêne. Sa joie de vivre fait de lui un garçon simple, dont le sourire et les éclats de rire ne cessent d’illuminer le quotidien de Fûko. Il est évident que Daiya, tout comme son cousin Ichi, a lui aussi énormément de fans. Et malgré le fait qu’il se moque ouvertement de la culotte de Fûko dès les premières pages de la série, la jeune fille n’en est pas moins une de ses plus grandes alliées.
    
C’est grâce à de rares moments que Nagamu Nanaji nous montre les autres facettes des deux garçons. Ainsi, leur caractère, bien que figé, parvient à nous surprendre à certains moments et à rendre la lecture bien plus attrayante et intéressante. La mangaka montre par exemple, Ichi en train de rire. Cela peut paraître très simplet. Mais finalement, ces passages pendant lesquels le garçon ne parvient pas à cacher sa joie face aux bêtises de Fûko permettent d’ajouter des expressions à un nuancier bien pauvre, et par le même temps, de palier à un manque de changement qui pourrait être ressenti comme un poids pour le lecteur. La mangaka insiste sur la sincérité de ces moments, mais aussi sur leur rareté, qui font de ces instants des passages chers et puissants. C’est en restant dans le contraste entre les deux garçons que la mangaka met en avant les autres facettes de Daiya. Étant un adolescent à la joie de vivre débordante, les instants marquants de ce personnage résident dans ses moments de sérieux. C’est avec stupeur que l’on se rend compte du fossé qui se creuse entre Daiya et la gente féminine. Lui, coureur de jupons et collectionneur de baisers et de copines si faciles, est beaucoup moins rayonnant lorsqu’il s’agit d’aborder l’amour avec sérieux. Fûko le surprendra à plusieurs reprises, le visage fermé, les yeux sans âme, face aux filles sérieuses qui prennent le risque de lui faire une déclaration enflammée. 
Grâce à des personnalités très différentes, Nagamu Nanaji fait de Daiya et d’Ichi des personnages opposés, qui néanmoins ne restent pas figés dans leurs caractéristiques qui leur sont propres. La mangaka leur apporte des nuances, couleurs qui tendent à rendre le combat entre l’amour et l’amitié bien plus difficile qu’on ne le pensait au départ.
    
         
      

PARFAIT-TIC! © 2000 by Nagamu Nanaji /SHUEISHA Inc.

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