Nana - Actualité manga
Dossier manga - Nana

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Publié le Mardi, 22 April 2008


Un humour efficace

  
Bien qu'il y ait parfois des moments sombres ou émouvants, on retrouve de nombreux passages amusants dans Nana. Ici, l'humour n'est pas présent sous la forme de gros gags, mais plutôt de situations ou de paroles comiques. Le caractère opposé de nos deux héroïnes engendre déjà de nombreuses situations cocasses, mais la plupart des protagonistes, même les plus sérieux, sont parfois tournés en dérision.
  
 
 

Des thèmes plus sombres

 
Les relations avec les parents sont souvent complexes ou conflictuelles et l'oeuvre de Yazawa n'échappe pas à cette règle. Ainsi Nana Osaki a été abandonnée par sa mère, les parents de Nana Komatsu sont assez laxistes, certains personnages ont vécu la mort de leurs parents, ont subi leur violence ou leur méchanceté, d'autres ont été reniés ou chéris... On retrouve presque tous les cas de figure possibles, mais globalement les relations parents/enfant sont difficiles dans Nana. Peut-être que Yazawa fait cela pour montrer l'indépendance de ses personnages? En effet, la plupart des protagonistes se débrouillent seuls, sans l'aide financière ni le soutien de leurs parents.
On constate cependant que les relations conflictuelles qu'ont eues certains personnages de Nana avec leurs parents ont encore aujourd'hui un impact sur leur vie: il y a des traumatismes et des blessures qui ne s'effacent pas.
Certains revers ou contreparties propres à la vie d'artiste à succès sont également abordés:  la traque par les paparazzi, la critique qui est souvent sans pitié dans le monde de la musique, ainsi que  la gestion de la pression qui peut mener à un mal-être, à une consommation de stupéfiants ou au suicide.


    
  
 

Une œuvre pleine de symboles


De nombreux symboles sont présents dans Nana.
Il y a tout d'abord les chiffres sept et huit. Nana veut dire sept, et ce nombre porte malheur au Japon, ce qui affecte beaucoup Nana Komatsu qui est très superstitieuse. L'appartement dans lequel vivent les deux Nana a pour numéro 707. Une autre subtilité en rapport aux chiffres est à relever. En effet, Nana Komatsu, en raison de son caractère impulsif et joyeux se fait surnommer Hachiko par Nana Osaki, qui est le prénom d'un chien célèbre au Japon, or le diminutif de Hachiko, Hachi, veut dire huit en Japonais. Le fan-book du manga a d'ailleurs pour numéro 7.8.
Il y a ensuite de nombreux symboles matériels. Tout d'abord il y a les verres décorés de fraises que Nana Komatsu achète au début de sa colocation avec Nana Osaki et que l'on retrouvera souvent dans le manga, car ils sont en quelque sorte le symbole de leur amitié.
Il y a aussi le pendentif avec le cadenas que Nana Osaki a offert à Ren et dont elle seule à la clé, le tatouage de Nana Osaki et de nombreux autres petits objets qui ont une importance particulière.
    
  
       
  
 

Les graphismes: un style à part

   
Le style de Yazawa est assez particulier. Les personnages sont longilignes, les visages sont très fins,  tant et si bien qu'on pourrait presque qualifier de disproportionnée la manière dont l'auteur dessine ses personnages. Malgré cela, elle leur donne beaucoup d'élégance et de caractère et leur style vestimentaire est généralement très fouillé.
Yazawa accorde aussi beaucoup de dimension aux expressions de ses personnages. En effet, la joie est exprimée par une bouche démesurément ouverte, l'émotion et la tristesse par la forme des yeux et la courbure exagérée des sourcils. On peut dire que Yazawa privilégie la retranscription des sentiments et des ressentis de ses personnages sur le réalisme.
Fan de la mode et ayant fait une école de stylisme, l'auteur fait ressortir sa passion en conférant des styles particuliers à ses protagonistes et on retrouve ainsi différents styles vestimentaires.
Le plus représenté est le look punk: collants effilés, pantalons troués, chaînes, maquillage et piercing à outrance sont le style de la plupart des musiciens de Blast et de Trapnest, avec Nana Osaki comme représentante avec ses porte-jarretelles, ses bottes à talon super-compensés et sa veste Vivienne Westwood.
En effet, à travers son héroïne, Yazawa dessine les créations de son idole, cette célèbre et extravagante styliste anglaise qui a d'ailleurs contribué à la naissance du style punk.
De la tenue vestimentaire aux bijoux, on retrouve de nombreuses conceptions de cette styliste sur Nana Osaki.
On retrouve aussi le look gothique lolita à travers le personnage de Misato, une fan inconditionnelle de Blast.
Ensuite, il y a le look que l'on pourrait qualifié de classe et coquet à travers le personnage de Nana Komatsu. Tenues élégantes, coiffures soignées, boucles d'oreille et barrettes à fleurs caractérisent la jeune fille.
On retrouve enfin le look hippie qui correspond aux amis de Nana qui étudient l'art.
Yazawa nous en met donc plein les yeux par la diversité vestimentaire de ses personnages et par l'intensité de l'expressivité des visages.
 
L'auteur ne néglige pas pour autant les décors et les objets entourant les personnages.
On peut voir en effet de magnifiques paysages de la ville natale des protagonistes et l'appartement 707 est aussi très bien réalisé.

   
 

NANA © 1999 by Yazawa Manga Seisakusho / SHUEISHA Inc

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