Midori Days - Actualité manga
Dossier manga - Midori Days

Reader Rating 18 /20

Sommaire

Publié le Vendredi, 23 May 2014


L’amour omniprésent


Midori Days est une comédie sentimentale et mélange donc l’humour aux relations amoureuses. Seulement, la thématique de l’amour ne tourne pas exclusivement autour de Seiji et Midori et, au fur et à mesure, de nombreuses idylles se développent au point de devenir des sous-intrigues majeures de l’histoire.

Nous avons déjà parlé en long et en large de la relation qui se construit entre Seiji et Midori, aussi il est important de se consacrer aux autres aspects romantiques de Midori Days car nombre de personnages vont développer des sentiments pour autrui, des amours qui auront plus ou moins d’importance dans la série. Avec du recul, force est de constater que Kazurô Inoue aborde la romance sous ses différentes facettes tout le long de l’intrigue, en respectant des schémas plus ou moins convenus dans les récits de ce genre.

L’amourette prenant le plus de place, en dehors de la liaison principale, se construit autour de Takako Ayase, lycéenne studieuse prônant les bonnes mœurs et méprisant Seiji pour sa réputation de racaille. Lorsque le jeune homme la sauve des griffes d’une bande de loubards, Takako tombe sous le charme et passera huit volumes à tenter de se faire remarquer par l’être aimé. L’idylle se construit autour de l’humour, des tentatives veines de Takako de se faire remarquer par l’être cher à son cœur. L’intérêt est avant tout de construire des plans de séduction inventifs et barrés car, de manière évidente, le lecteur ne s’attend pas à voir les deux personnages finir ensemble. Néanmoins, on aurait tort de penser que cette romance dessert juste l’humour du titre tant elle bénéficie d’un véritable développement. C’est d’avantage marquant sur les deux derniers opus, apportant une conclusion à cette part de l’histoire, montrant un véritable travail sur le personnage de Takako.
  
  
  
  
  
L’intrigue est truffée de romances loufoques, jouant volontiers sur certains clichés. Lucie est l’étudiante américaine flashant sur Seiji pour ses airs de samouraï noble, Shûichi tombe amoureux de Midori en tant que poupée, Kôta voit en Seiji un modèle indéniable, Nao vénère Midori pour son aspect de petit être parfait et mystique… Des exemples parmi tant d’autres, tant ceux-ci sont nombreux. Le mangaka s’en est donné à cœur joie pour forger des romances qui, pour le coup, sont souvent un outil parfait pour créer des situations improbables au possible. Pour ces quelques cas de figure, il est important de ne pas attendre de développements particuliers, nous devons nous contenter d’apprécier l’absurde pour ce qu’il est… et la recette fonctionne !

Notons toutefois le travail de Kazurô Inoue sur sa fin. Si le mangaka a créé des personnages totalement barges pour faire du loufoque une pièce maitresse de son manga, il ne se permet pas de lâcher ses protagonistes dans la nature. Aussi, lorsqu’arrive la fin du récit, il semble important pour l’auteur de développer, pour chaque acteur du scénario, un dénouement optimiste. Certains personnages, étant parfois apparus transparents, deviennent véritablement appréciables et jouissent d’une petite construction qui les rend moins plat que ce qu’on aurait pu penser sur les premiers chapitres.

Et parce que Kazurô Inoue est un véritable amateur du sketch à répétition, il est important de souligner la manière dont chaque personnage s’éprendra de Seiji. Il suffira à l’individu en question de se trouver aux prises avec quelques malfrats pour que Seiji les sauve, et qu’une amourette se développe automatiquement. La recette peut paraître lourde et prise au premier degré, elle l’est. Aussi il est important de prendre le récit avec un certain recul et d’apprécier l’absurde pour ce qu’il est, et les romances plus sérieuses et travaillées quand il y en a. A ce titre, les derniers chapitres gagnent véritablement en maturité et développe quelques thématiques qu’on n’aurait pas soupçonné en lisant le premier opus. Cette évolution va d’ailleurs de pair avec l’évolution du coup de crayon de l’auteur qui gagne en précision. Et lorsqu’il s’agit de retranscrire le mieux possible l’émotion des moments dramatiques, le style crayonné du mangaka fonctionne à merveille.
  
  
  
  
  
Avec cette multitude d’intrigues et sous-intrigues amoureuses, il n’est pas toujours facile de distinguer quelles sont les romances que l’auteur souhaite véritablement travailler, et quelles sont celles qui ne sont vouées qu’à appuyer l’absurde du titre tant l’humour règne d’une manière générale. Aussi, apprécier Midori Days ne se fait pas forcément sur le moment, mais bien avec un peu de recul, une fois la lecture terminée. Car en tenant compte des idylles qui tenaient à cœur au mangaka, celles-ci ne s’avèrent pas forcément fades, voir même plutôt touchantes.
  
  
  

MIDORI NO HIBI by Kazurou INOUE © 2002 by Kazurou INOUE / Shogakukan Inc.

Suivre les commentaires du dossier

Ajouter un commentaire

*


Le code HTML est interprété comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Si vous voulez créer un compte, c'est ICI et c'est gratuit!

> Conditions d'utilisation
MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News