Lupin III : Une femme nommée Fujiko Mine - Actualité manga
Dossier manga - Lupin III : Une femme nommée Fujiko Mine
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Publié le Vendredi, 16 September 2016


La puissance d'une réalisation léchée


S'il ne faut finalement pas attendre de Lupin III : Une femme nommée Fujiko Mine quelque chose de réellement fou au niveau du background de Fujiko, c'est également parce qu'en dehors des deux derniers épisodes et malgré quelques raccroches entre le début et la fin de la série, chaque épisode reste dans une optique assez indépendante en présentant une affaire à chaque fois différente. Ces différentes affaires, par ailleurs, ne s'avèrent donc pas extrêmement poussées, du fait de leur brièveté. Néanmoins, chacune d'elle est un régal pour plusieurs raisons.





Voyage à travers le monde


Il y a, en premier lieu, une variété de lieux très plaisante au fil des épisodes, car les différentes affaires vont pouvoir amener personnages et spectateurs dans divers coins du monde, allant du Japon à l'Italie en passant par l'Amérique latine, l'Egypte ou la France.  L'effet de lassitude est ainsi constamment évité, car chacun des endroits visités comporte quelques spécificités qui lui sont propres.


Diversité des atmosphères


Il est aussi agréable de voir les récits varier beaucoup au niveau des ambiances. Ainsi, certains épisodes, à commencer par le premier, ont quelque chose de très psychédélique, alors que d'autres passages vont faire dans l'aventure/action un peu too much typique de la saga Lupin (on pense, par exemple, à l'épisode où Goemon se retrouve à batailler sur l'aile d'un avion en plein vol, ou au passage en Egypte avec les pièges du tombeau), dans un certain romantisme, dans le drame presque fataliste, dans l'humour là aussi assez typique de la saga... sans oublier le glauque total des scènes de flashback sur l'enfance de Fujiko. Le résultat est là : chaque épisode se renouvelle et parvient à avoir sa propre identité et à plaire.





Un impact visuel très artistique


Mais tout cela ne serait rien sans une réalisation à la hauteur, et c'est sans doute sur ce point que la série bluffe le plus, tant Lupin III - Une femme nommée Fujiko Mine est une série ancrée dans un fort degré artistique.

A la fois acéré et fidèle au design original de la saga, le character design élaboré par Takeshi Koike dégage un charme rétro voire parfois un effet esquisse/crayonné délicieux (notamment avec ces effets d'ombre à base de traits épais), ce qui ne l'empêche pas de bénéficier des techniques d'aujourd'hui.

Ce character design s'inscrit parfaitement dans un travail sur les décors souvent prodigieux, où l'on ressent un grand soin et une variété de chaque instant. Très souvent nourris d'un travail de composition très soigné, alternant à merveille les ambiances (psychédélique, sombre, réaliste, malsain, archéologique, exotique, érotique, traditionnel...), les différents tableaux servant de cadre s'apparentent plus d'une fois à des oeuvres d'art, où l'on a presque envie de faire pause pour apprécier plus longtemps le souci sur les détails, sur les couleurs, sur les angles de vue, sur la position des personnages... Et alors que l'un des éléments qui pourraient le plus rebuter concerne l'aspect parfois très statique des images, on apprend à apprécier ce côté figé pour mieux apprécier ce travail de composition, et cela permet aussi de mieux accentuer certains excellents effets de caméra.


Puissance sonore


Il est évidemment impossible de ne pas évoquer l'ambiance sonore, impeccable.

Avec ses séries Kids on the Slope, Cowboy Bebop ou Samurai Champloo, et ses travaux de producteur musical sur Michiko & Hatchin ou Mindgame, on connaît déjà la passion de Shinichiro Watanabe pour la musique, et l'artiste ne cache d'ailleurs pas qu'il s'agit sûrement là du poste sur lequel il prend le plus de plaisir, tant il adore déterminer les types de morceaux adéquats pour chaque scène, les coller comme il se doit pour souligner chaque élément de mise en scène et chaque rebondissement, les alterner pour ne pas lasser et nous les ancrer en tête pour nous rappeler certaines scènes précises, et dénicher le talent qui saura sublimer tout ça.
C'est donc à Naruyoshi Kikuchi qu'a été confiée la bande-son, et celle-ci est impeccable. Il y a toujours ces petites sonorités jazzy qu'adore l'artiste, mais aussi de très belles utilisations de certains instruments (la basse et l'orgue, entre autres), des variations efficaces selon le contexte (par exemple, un peu latines pour des passages plus exotiques et psychédéliques, lourdes - avec l'orgue par exemple - pour les moments plus graves... sans oublier les bruits bizarres et durs à identifier se faisant entendre lors des flashbacks glauques et malsains sur l'enfance de Fujiko), pour un résultat où rien n'est laissé au hasard.

Loin de se contenter de souligner efficacement les événements de la série, la bande-son fait partie intégrante de l'oeuvre.





Les comédiens de doublage


Du côté du doublage d'origine, mention spéciale à la comédienne de doublage Miyuki Sawashiro : celle qui a notamment doublé Suruga dans Bakemonogatari, Celty dans Durarara!! ou Yomi dans Black Rock Shooter campe ici une Fujiko merveilleuse de force, de faiblesse à certains moments, et de sensualité.

L'ensemble du casting de voix japonaises est par ailleurs très convaincant. Soulignons que la plupart des noms se retrouvent aussi sur les autres adaptations plus récentes de la saga Lupin III.
  
  
  


© by TMS Entertainment / Black Box

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