Dossier manga - Kyoko Karasuma - Inspecteur à Asakusa

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Publié le Jeudi, 26 April 2012


De l'action qui en jette


En marge de tout ce qui a déjà été cité, l'un des atours de Kyoko Karasuma réside très certainement dans la patte graphique de Yusuke Kozaki. Si, dans les premiers tomes, on le sent encore quelque peu hésitant, ayant parfois du mal à offrir une anatomie totalement convaincante à ses différentes créations, il ne tarde cependant pas à s'améliorer grandement mais, aussi et surtout, il gagne en régularité dans ses traits. Ainsi, s'il adopte un style qui ne transpire pas forcément de personnalité (ou en tout cas nettement moins que lorsqu'il officie en tant que chara-designer sur la série No More Heroes par exemple), il se montre néanmoins à son avantage avec une sobriété plus qu'efficace. Mais là où la donne change et où le talent de Kozaki atteint son paroxysme, c'est à travers les nombreux affrontements qui viennent ponctuer le récit. C'est rythmé, dynamique, lisible, bien mis en scène et varié. Bref c'est une véritable réussite qui était par ailleurs indispensable afin de faire de la série un seinen survitaminé sur lequel on peut compter pour nous en mettre plein la vue sans pour autant qu'on vire dans le n'importe quoi à la première occasion venue.
  
En outre, on pourra également apprécier le soin apporté aux décors qui se veulent souvent très réalistes et qui permettent ainsi d'eux-même de situer où l'action se déroule tout en sachant se faire discrets lorsque ce qu'il se passe à l'avant-plan le suggère. On pourra juste regretter de temps à autre quelques effets de style floutés ou autre pas toujours très esthétiques et n'apportant pour ainsi dire rien du tout.
 
 




Un mot sur l'édition


C'est Taifu qui s'est occupé de l'édition du titre dans nos contrées et celle-ci se révèle être assez changeante du début au neuvième tome de la série (le dernier à être sorti chez nous à l'heure actuelle). Les cinq premiers volumes bénéficient par exemple d'une couverture soignée et agréable au toucher tandis que pour les volumes suivants l'éditeur a opté pour une plastification beaucoup plus classique. La qualité du papier est, quant à elle, plus que moyenne dès le départ. Un léger mieux et ceci dit à noter sur les derniers tomes parus. En marge de cela, il est par contre très agréable de constater la présence d'un lexique à la fin de certains opus ou de renvois en bas de pages ça et là afin de permettre au lecteur de mieux saisir les nombreuses références qui sont faites à divers éléments sociaux, culturels ou historiques tout au long de l'intrigue. En outre, Pierre Giner, le traducteur, y va même de ses réflexions et notes personnelles à la fin du troisième volume, histoire de développer encore un peu plus certaines choses. C'est clairement toujours un plaisir de constater une telle implication, surtout sur une série comme celle-ci !
 
 

© Ohji Hiroi / Yusuke Kozaki - Gentosha Comics Inc.

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