Junko Mizuno - Actualité manga
Dossier manga - Junko Mizuno

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Sommaire

Publié le Mardi, 02 August 2011


Chapitre premier, où l'on voyage en terrain connu

  
    Bon, tout ça c'est bien sympathique mais pas forcément très parlant. Aussi, je pense qu'il est désormais temps de visiter un tant soit peu les lieux histoire de découvrir en détails ce mystérieux pays où l'improbable est devenu son contraire... Et tandis que l'on progresse à travers une multitude de paysages où plantes et animaux, imbibés de couleurs aussi criardes que variées, aux formes impensables et à la pensée complètement shooté au LSD, voila que deux d'entres elles viennent soudain nous accoster.
 
 

Maman, raconte-moi une histoire !


    Dites-donc jeunes demoiselles zombifiées et généreusement formées, ne pensez-vous pas que votre créatrice à tendance à jouer la carte du réchauffé ? Que neni, mon ami. Bien évidemment, s'inspirer d'épopées aussi célèbres que réadaptés un nombre de fois incalculé n'est pas forcement la meilleure des idées. Surtout si c'est pour manquer cruellement d'originalité une fois l'aventure lancée. Mais, ici, c'est bien le contraire qui s'est produit. Et j'en appelle à mes seins comme témoins ! Répondit l'une d'entre elle tandis qu'elle s'empressa de tirer de toutes ses forces sur la paire dont elle était jusque là dotée, dévoilant au passage... Ah, on verra ça plus tard ! Pour le moment, reprenons là où nous en étions avant ce petit imprévu ! Certes, reprendre des contes que l'on connait déjà par coeur n'avait en soi pas grand intérêt. Mais, ici, ce n'est que la base qui est reprise. Le reste est propre à l'univers de Mizuno et laisse clairement paraitre l'attrait de la dame pour les films d'horreur et tout ce qui s'y rapporte. Qui plus est, s'il est vrai que dans Cinderalla le parallèle avec l'histoire originale est évident, même pour les plus simples d'esprits, cette tendance s'inverse avec les deux adaptations suivantes qui s'éloignent de leur origines avec beaucoup moins de retenue, en ce qui concerne la trame de fond, en tout cas. Pour le reste, c'était dès le départ nettement plus attrayant que chez les parents. Sirènes anthropophages, sorcière givrée, zombie qui nous la joue façon thriller,... Non ? Qui plus est, renchérit la soeur possédant encore tous ses attributs, il faudrait penser à ne pas oublier que tout ça c'est la faute des vieux aigris qui ne croyaient pas notre génitrice capable de pondre une histoire digne de ce nom ! Et sa soeur de rétorquer que sans ceux-là, elles ne seraient peut être pas là. Et, qu'au final, c'est pas plus mal que les choses se soient passées ainsi. Après tout, Pure Trance, où Mizuno avoue s'être inspirée d'Akira, même dans sa version retravaillée, a parfois du mal à tenir la cadence sur le plan purement scenaristique. Enfin, quoi qu'il en soit, la morale de tout ça, c'est qu'à condition de traiter la chose avec un regard nouveau et éventuellement sous l'emprise de substances pas tout à fait nettes, les sujets les plus classiques peuvent se révéler diablement intéressants !
 
 
  
 
 

Papa, pourquoi toutes les dames elles sont à poil ?


    Et c'est en prenant congé des deux soeurs putréfiées que vous allez vous demandez la chose suivante. Tiens donc, mais pourquoi sont-elles à moitié nues ? Non, ce n'est pas uniquement pour vous rincer l'oeil, bande de petits pervers ! Cela s'inscrit bien évidemment dans une mise en avant de la femme sur laquelle je reviendrai dans un prochain chapitre. En attendant, ces femmes en petites tenues viennent imposer un univers en apparence kawai à souhait, marque de fabrique de l'auteur si l'en est. Et le trait tout en rondeur du Junko Mizuno ne fait que renforcer ce côté mignon au détriment d'un éventuel aspect outrageant. Les yeux, de grands ovales où les cils s'en donnent à coeur joie, et  les chevelures denses sont également des constantes et des moteurs de cette douceur qui s'installe. On se croirait presque revenus quelques décennies en arrière, à l'époque où les personnages étaient ébauchés à l'aide de quelques traits sans pour autant chercher un réalisme à tout épreuve. La nudité, omniprésente, et les tenues affriolantes ne sont donc jamais choquantes mais souvent gratuites, cela dit. Et les messieurs alors, eux aussi, on peut tout voir ? Hé non, pas de chance mesdames ! Non seulement ils ne sont pas que peu représentés, mais en plus ils sont tous habillés ! Sauf peut-être quand ils se font bouffer... Car oui, vous verrez, les gentilles petites filles qui se baladent innocemment aux milieux des bestiaux difformes, ce n'est qu'une moitié de ce que pouvez ici rencontrer...
  
  

© Junko Mizuno / All Rights reserved

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