Dossier manga - Japan Expo 2008

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Sommaire

Publié le Jeudi, 17 July 2008


Conférences


De nombreuses conférences avec les artistes invités à cette Japan Expo ont été organisées, publiques ou privées.
Nous avons pu assister à la conférence de monsieur Kazuo Koike, donnée dans la salle 1 en public. Créateur d'une école de mangakas, il a aujourd'hui 72 ans et a formé plus de 300 artistes. Fort de son expérience, l'homme commença par nous enseigner quelques ficelles pour rendre une histoire intéressante. Selon lui, une bonne histoire doit tourner autour d'un duo qui dissimule en fait un trio. Il prit alors l'exemple de Death Note où Light et L constituent le duo central, le shinigami étant la troisième entité qui vient perturber le tout. Le personnage principal doit également avoir une faiblesse qui puisse faire tourner l'histoire: c'est Daigoro dans Lone Wolf and Cub, par exemple.
Il nous parla ensuite de l'avenir du manga en nous présentant une œuvre qu'il a spécialement réalisé pour être lue sur téléphone portable. C'est pour lui un moyen de lutter contre la déforestation et la raréfaction du pétrole.
Se présentant comme l'un des derniers mangakas de la première génération et sentant s'abattre sur lui le poids des ans, le maître ne manqua pas de nous répéter qu'il s'agissait peut être de son dernier voyage en France.
Petite anecdote : il nous révéla que lorsque des copies pirates de ses œuvres lui tombait sous la main en dédicaces, il ne les signait que de petites croix.



Difficile d'approcher Takeshi Obata, le dessinateur de Death Note et Hikaru no Go, que l'on fasse partie de la presse ou pas. Outre l'interdiction de le photographier, de nombreuses questions étaient prohibées lors de la conférence privée. Nous avons donc préféré attendre la conférence publique qui avait lieu en salle 1. Là, c'était bien évidemment Kana qui posait les questions. Nous n'apprendront que peu de choses des quelques questions qui lui furent posées. Il prit sa décision de devenir mangaka très jeune, en deuxième année de collège. Il est admiratif des travaux de Tezuka et de Fujiko Fujio, mais aussi d'Enki Bilal en ce qui concerne le franco-belge. Il apprécie beaucoup l'animé de Grendizer (Goldorak), le titre de Go Nagaï, qu'il dit avoir beaucoup dessiné enfant. Très vite, le maître laissa le soin à son éditeur de répondre pendant qu'il exécutait sur paperboard deux dessins, portant chacun sur une de ses séries phares. De son éditeur, nous apprendrons qu'Obata appris à jouer au go en même temps que la publication du manga Hikaru no Go, qu'il découvrait le scénario de chaque chapitre de Death Note juste avant de les dessiner et qu'il est très ami avec Masanori Morita avec qui il vient de collaborer sur une courte nouvelle pour le lancement du Square Jump. Ce fut sans aucun doute la conférence la plus suivie du festival. Elle se termina par une standing ovation.

J'ai pu également rencontrer Kohta Hirano, l'auteur de Hellsing. Très humble quand on lui parle de son travail (il se qualifie de débutant), il ne cache pas son admiration pour son ami Yasuhiro Nightow et sa série Trigun Maximum dont il dit s'inspirer, mais aussi pour Joe Madureira, auteur de comics qui travailla notamment pour Marvel sur la série X-Men. Il se dit également influencé par Gundam « comme tous les auteurs de sa génération ». Il nous parla de sa passion pour l'oeuvre de Bram Stocker, nous raconta que les bonus du manga Hellsing sont pour lui un moyen de se détendre mais aussi de rompre avec la violence de son oeuvre. Quand on lui demanda pourquoi les titres des chapitres font références à des jeux vidéo, il nous répondit qu'il s'agissait au départ d'un plaisanterie dont il ne peut plus se défaire aujourd'hui. Il compte bientôt utiliser le numérique pour ses mangas.


Restent les conférences de Yoshiyuki Sadamoto, le célèbre designer de la Gainax, qui venait pour la première fois en France. Nous apprendront peu de choses lors de la conférence privée. En effet, son traducteur attitré n'étant pas là, la dame qui le remplaça -et dont ce n'est pas le métier- ne nous permis pas de travailler dans des conditions satisfaisantes. Il nous confia sa préférence pour ses premiers travaux, comme les ailes d'Honneamise, car la pression était moins forte à cette époque. Puis sa fierté concernant la création de Rei Ayanami, le personnage qui l'a rendu célèbre. On retiendra surtout son amour pour la France, qu'il considère comme le pays de l'Art, et surtout son admiration pour les voitures de la marque Citroën à laquelle il est fidèle depuis 20 ans.


Pas de Go Nagaï cependant, qui annula toutes ses conférences au dernier moment.

Au bon endroit au bon moment nous avons pu profiter d'une courte entrevue avec le groupe Scandal, la révélation musicale du festival.
Scandal est un groupe de J-Rock composé de quatre jeune filles ayant entre 16 et 18 ans. Elles se sont rencontrées à l'école de musique et de danse dont elles font partie. Elles ont appris à jouer de leurs instruments en seulement deux ans et passent leurs week-ends à répéter. Difficile de mêler vie scolaire et vie professionnelle mais il ne faut négliger aucun des deux côtés selon elles. Car attention au retour de flammes, elles peuvent en témoigner! Quand on leur parle de groupe de rock international, c'est SUM 41 qu'elles ont apprécié toutes les quatre.
Inquiètes à l'idée de venir en France pour la première fois, elles ont finalement trouvé le public très chaleureux et ne cache pas leur envie de revenir. De quoi rassurer les fans de J-Music qui ont apprécié leur prestation.



Toute une génération de fans de la première heure pour Dorothée


C'est sur le stand des éditions Kana, qu'une bonne partie de ce que l'on appelle la génération Club Do, a pu venir rencontrer en personne cette grande dame de la télévision française qui a animée pendant tant d'années nos mercredi après-midis. Force est de constater que ses fans sont toujours aussi nombreux et il était bien difficile d'approcher tant la foule était dense. Face à cet engouement Dorothée a tenu à rester un maximum sur place, malgré un emploi du temps chargé pour contenter toutes les personnes présentes.





Le Cosplay


Le Cosplay (ou Costume play) est un évènement majeur et incontournable pour toute convention qui se respecte. Cette neuvième édition de la Japan Expo n'a pas dérogé à la règle en proposant, tout au long des quatre jours, des défilés tels que le Cosplay individuel ou encore le Cosplay groupe. Ces derniers avaient bien souvent lieu dans l'amphithéâtre. Malheureusement, je n'ai pu me rendre à aucun de ses rendez-vous toujours très attendus par les visiteurs. Le manque de temps, mais aussi la peur de la foule, le fait d'être plongé dans une immense salle obscure... C'était trop pour moi! Je vous propose néanmoins plusieurs séries de photographies prises lors de mes nombreuses pérégrinations. Je peux vous dire que le combo reflex numérique + badge presse est très efficace: les cosplayers jouaient toujours le jeu, allant même jusqu'à écouter certaines de mes directives pour élaborer des positions ou des chorégraphies sympathiques!

Cette première série de clichés vous plonge dans l'univers de deux séries cultes: Ranma 1/2 de Rumiko Takashi et Dragon Ball d'Akira Toriyama. Pêle-mêle, vous pouvez voir les personnages suivants: Ranma fille, Ranma garçon, Akane, Shampoo, Ryoga, Trunks et Vegeta! Pour l'anecdote, j'ai beaucoup usé les jambes du pauvre Ranma garçon, qui n'en pouvait plus de tenir des positions épuisantes. Quant à Trunks, il était à fond dans son rôle et semblait très content d'être photographié!






Continuons le défilé avec un cosplay de groupe dérivé du jeu-vidéo Final Fantasy (Yuffie, Vincent, Aerith, Cloud) et du manga Bleach. Nous nous intéresserons ensuite au cinéma avec un Jack Sparrow plus vrai que nature et un professeur Dumbledore un peu efféminé...




Pour conclure cette partie, je vous propose une petite sélection des cosplays que j'ai le plus appréciés. La première photographie représente l'Alien, l'extraterrestre du film de Ridley Scott. La ressemblance était si frappante que certains enfants ont pleuré à son passage! Le deuxième cliché représente Hard Gay, un célèbre comique japonais. Par contre le cosplayer n'avait pas la musculature de l'original!


  
  

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