Critique du volume manga
Publiée le Mardi, 13 Janvier 2026
Aria et Ichika font à nouveau face à leur plus grande menace, Al-Khamil, qui observe avec un certain amusement l'amour sincère que la reine des lilû porte à la jeune humaine. Néanmoins, la leader des ghika affirme qu'elle n'est pas là pour se battre, et qu'elle est venue uniquement pour exaucer le voeu le plus cher d'Aria: l'emmener dans le Désert du Vent. C'est ainsi que l'ennemie héréditaire de notre héroïne lui fixe un dernier rendez-vous... mais Aria peut-elle vraiment faire confiance à cette fille aux airs d'enfant angélique, ou va-t-elle tomber dans un nouveau piège ? Une seule chose est sûre: les camarades de la lilû sont tous décidés à l'accompagner pour l'aider si besoin, en signe de profonde affection. Et Ichika en particulier, mue par son amour, est bien décidée, malgré ses doutes, à tout faire elle aussi pour protéger celle qu'elle aime.
L'heure est venue pour la série vampirique d'Akili de tirer sa révérence au fil de ce neuvième et dernier tome où l'ultime face-à-face contre Al-Khamil suit un déroulement somme toute assez classique, fait de quelques étapes où l'auteur alterne entre révélations et confrontation. Ainsi, assez vite dans le volume, Aria, touchée par l'affection de ses proches alors qu'elle est restée quasiment solitaire pendant longtemps, finit par se livrer sur le lien exact qu'elle a avec Al-Khamil, un lien ayant traversé les siècles et s'étant transformés de la pure affection quasiment sororale à une sorte de haine, ce retour en arrière ayant aussi le mérité d'évoquer rapidement ce qui a autrefois poussé Aria à transformer Al-Khamil, pourquoi la lilû peine tant à éliminer cette dernière, le sentiment de culpabilité à son égard, comment elle est devenue reine des lilû d'Asie de l'est puis s'est retrouvée esseulée au fil des siècles jusqu'à avoir envie de mourir, et enfin l'origine des ghika. Puis plus tard, l'étonnante rencontre d'Ichika avec le surprenant dieu des lilû amène ce qu'il faut d'informations supplémentaires sur l'origine des lilû, entre autres.
Toutefois, ne vous attendez vraiment à rien de profond: toutes les révélations restent très rapides, aucune d'entre elles ne rentre vraiment dans les détails, et tout ceci ne nuance pas vraiment les personnages, en particulier Al-Khamil qui reste quand même très manichéenne, avec zéro remise en question de sa part. Dans la même logique, les derniers rebondissements et autres dangers ne se veulent pas spécialement intenses ni très travaillés, en particulier la rencontre avec le dieu des lilû qui a un peu des allures de deux ex machina, puis le vague suspense de la toute fin sur l'état d'une Ichika qui, après avoir tenté de sauver sa bien-aimé, devra elle aussi peut-être être sauvée par la force de l'amour (waouh).
Tout ceci pourra paraître un brin insipide et inconsistant, un peu comme l'ensemble de la série. Et pourtant, jusqu'au bout, Vampeerz a son petit charme qui peut accrocher. Akili livre un travail visuel qui reste sympathique en se basant beaucoup sur ses personnages, ses petites notes d'humour et de nonchalance (à l'image d'Ichika qui s'endort au moment des révélations) apportent jusqu'au bout une ambiance un peu à-part... et puis, même si tout reste lisse, on a bel et bien une vraie fin. Dans le fond, ce n'est déjà pas si mal !
30/10/2025