Hokuto no Ken - Actualité manga
Dossier manga - Hokuto no Ken

Note des lecteurs 19 /20

Sommaire

Publié le Jeudi, 15 Mai 2008


Préparez-vous à pénétrer l’univers d’une série très « frappante » !


Tout commence en 1983, deux auteurs encore relativement peu connus publient dans le Shonen Jump, le début des aventures d’un colosse au regard triste, héritier d’un art meurtrier, ramenant l’ordre et la justice dans un monde apocalyptique !
Ils ne le savent pas encore, mais ils viennent de créer un phénomène qui laissera des traces un peu partout dans le monde. La série se termine en 1989, mais garde le statut de titre culte, les fans restant nombreux, et surtout fidèles ! En 2001 les deux auteurs se réassocient pour produire la suite, ou plutôt la préquelle de leur histoire. Mais en 2008, Kenshiro et son Hokuto fêtent leurs 25 ans, et pour le coup, jamais la série n’aura autant fait parler d’elle depuis bien des années, et ce n’est que justice !
   
   
  
 

Les auteurs

 
Tetsuo Hara (原 哲夫)
   

  
En avril 1983, il publie deux chapitres racontant la jeunesse d’un certain Kasumi Kenshiro, le lectorat apprécie et la Shueisha lui laisse carte blanche pour développer ce titre, en il lui proposant l’aide du scénariste Buronson… Il ne le sait pas encore, mais il vient de donner naissance à une œuvre qui sera connue dans le monde entier et qui fera de lui un mangaka connu et respecté et mainte fois copié : tout simplement le tournant de sa carrière !
Le titre se termine en 1989 et il se lance alors dans d’autres titres, sans l’aide de Buronson, qui rencontreront tout de même moins de succès.
Le grand retour de la collaboration avec Buronson et surtout le grand retour de Ken aura lieu en 2001, qui amènera un nouveau succès à Hara quelque peu dans le creux de la vague après Keiji.

Tetsuho Hara a un style exceptionnel, son trait est fin et soigné, il maîtrise à la perfection les jeux d’ombres. Son talent a fait de lui un mangaka très imité, notamment par Hirohiko Araki, l’auteur du génial Jojo’s bizarre adventure.

Si Hara est un maître du dessin, il semble qu’il ne soit pas un conteur génial vu qu’il s’est associé à de très nombreuses reprises à des scénaristes; mais sa plus célèbre association reste celle faite avec Buronson, qu’il va retrouver à différents moments de sa carrière…outre les deux séries Ken, ils travailleront ensemble sur des short stories et des romans.

Ce qui est d’autant plus exceptionnel chez cet auteur, c’est qu’il est atteint d’une déformation oculaire rare, qui l’oblige à fermer un œil pour dessiner, il doit ainsi reprendre ses dessins pour les corriger à de nombreuses reprises…il a des problèmes de perspective, ce qui peut apparaître dans Soten no Ken…mais quand on sait ça, on ne peut avoir qu’encore plus de respect pour un dessinateur aussi génial que lui !!!

A noter que Hara est un ami de Tsukasa Hojo, le célèbre auteur de City Hunter… Il faut croire que les génies s’attirent !
  
  
Buronson (武論尊)
 

   
Il commence sa carrière avec Pink punch : Miyabi, mais c’est quelque années plus tard qu’il rencontrera le succès avec Hokuto no Ken en collaboration avec Tetsuo Hara, ils ont été mis en contact par la Shueisha et l’alchimie opéra…ils se retrouveront d’ailleurs des années après pour la suite de cette série.  
Il rencontrera également un grand succès avec sa collaboration avec Ryoichi Ikegami, ils travailleront ensemble à plusieurs reprises, notamment sur Sanctuary, Strain et Heat…mais pour le coup il utilisera son autre pseudonyme : Sho Fumimura.
 
 
 

Bienvenue en enfer! (et à Shanghai)




Hokuto no Ken (北斗の拳) nous narre l'histoire de Kenshiro, 64e héritier du Hokuto Shinken, un kung-fu assassin vieux de plus de 2000 ans qui se transmet de génération en génération, dans un monde post apocalyptique où seule la loi du plus fort domine… ça tombe bien Ken est plutôt fort.
Dans ce monde post apocalyptique, théâtre de ce qui reste d’une guerre nucléaire, la loi du plus fort domine, de nombreux gangs de voyous ultra violents pillent sans vergogne les villages où les gens se sont rassemblés et essayent de survivre dans ce monde désolé. Dans un de ces villages justement apparaît un homme mourant de soif que les villageois méfiants jettent en prison, seule une petite fille se montre gentille avec lui. C’est ce moment qu’une bande de motards choisit pour attaquer le village… pas de chance l’homme en question, Kenshiro, n’est autre que l’héritier du Hokuto shinken, un art martial meurtrier qui n’est transmis qu’à un seul homme par génération…
Ken recherche Yuria, la femme qu’il aime, enlevée par Shin, autrefois son meilleur ami, grand maître du Nanto Seiken…
 

 
Le graphisme de cette série est en constante évolution, Hara étant alors un jeune auteur qui n’a pas encore trouvé son stylé définitif. Si dès le départ le trait est malgré tout agréable, il est assez rond; les jeux d’ombres, les contrastes ne sont pas encore bien maîtrisés, mais très vite, cela prend une autre dimension, pour atteindre un niveau absolument remarquable à la fin (et même avant).
Les décors sont assez pauvres, conséquences du choix de placer le titre dans un monde dévasté où il ne reste rien, mais ce n’est pas l’attrait principal du titre, loin de là. 
 
 


Bien que datant de 2001, Ken fist of the Blue Sky (蒼天の拳,  Sôten no ken) n’est pas la suite de Hokuto no ken comme on pourrait s’y attendre (Ken n’a plus personne à affronter), mais la préquelle, on y suit les aventures du 62e héritier du Hokuto Shinken (Ken étant le 64e), également nommé Ken.

Kasumi Kenshiro, enseignant au Japon, voit un vieil ami Chinois lui demander son aide ; les membres de la triade à laquelle il appartenait, le Qing Bang, ont été décimés ou emprisonnés par une bande rivale, le Hong Hua Hui, seul lui, connu à Shanghai sous le nom de Yan-Wang, le roi des enfers peut aider ses anciens compagnons à renverser le Hong Hua Hui et cesser le trafic de drogue à Shanghai (parce qu’évidemment le Qing Bang est une gentille triade!)

L’histoire se déroulant dans le Shanghai des années 30, l’auteur se base sur un fond historique, utilisant l’animosité des Chinois pour les Japonais, se servant de la colonisation pour mêler la concession française notamment à son intrigue, mêlant les nazis à l’histoire et allant jusqu’à introduire des personnages réels tels Tchang Kai Chek. Le tout en distillant des informations sur les évènements de l’époque. Tout ce fond historique contribue à ancrer l’histoire dans un réalisme fort plaisant.

Le dessin est encore plus beau que dans la première série, superbement soigné, et qui plus est, il profite des arrières plans de Shanghai, ce qui change des décors dévastés de la première série. Seul petit bémol à ce niveau là, c’est que Hara ayant des problèmes de vue, il arrive que l’on trouve quelques erreurs dans les proportions, mais rien de bien grave (et peu fréquent quand même).
  
 

HOKUTO NO KEN © 1983 by BURONSON AND TETSUO HARA / NSP Approved No. No. 2W-03F, All rights reserved.

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