Gangking - Actualité manga
Dossier manga - Gangking

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Sommaire

Publié le Vendredi, 03 October 2008


L'art du tatouage au Japon       

            
Situation
Au japon, les tatouages sont codifiés en deux catégories bien distinctes. Le terme Horimono désigne en quelque sorte l'ensemble des tatouages toutes influences confondues.
L'irezumi englobe quant à lui les tatouages à caractère traditionnel, qui recouvrent une grande partie, voire l'intégralité du corps. Le tatouage de Jimmy, le héros de Gangking, appartient donc à cette catégorie.
L'irezumi est souvent réalisé de manière traditionnelle, c'est à dire à la main. Il faut donc un certain temps, parfois très long, pour réaliser entièrement le motif désiré. Il occasionne par ailleurs de nombreuses souffrances et des frais énormes! Le fait de tatouer à la main est communément appelé tebori.
    
De nos jours, l'irezumi est perçu assez négativement par la population japonaise, qui a tendance à associer ce type de tatouage à la mafia japonaise: les Yakuzas. De manière générale, le tatouage reste en conséquence proscrit dans beaucoup de lieux publics au Japon, notamment dans les piscines ou encore les Onsen (bains japonais), alors même qu'il tend à se démocratiser. En effet une partie de la jeunesse japonaise, toujours friande de codes esthétiques permettant de se distinguer des autres, adopte de plus en plus le tatouage, ce dernier permettant de porter un signe distinctif.
     
      
Petit historique    
L'art du tatouage est particulièrement ancien au Japon. Les Aïnous, peuple aborigène installé principalement au Nord du Japon (l'île d'Hokkaido) et sur les îles Kouriles et Sakhaline, arboraient déjà des tatouages faciaux à l'ère Jômon (-10000 à -300 avant J.C.).
Des archives et autres témoignages ont permis avec certitude de démontrer que le tatouage a toujours fait partie de la culture japonaise. On distinguait même deux types de tatouages: ceux associés à la noblesse, considérés comme prestigieux, et ceux associés aux criminels.

C'est l'ère Asuka qui marque un réel tournant dans la perception du tatouage au Japon. La fin de la première moitié du VIème siècle marque en effet l'arrivée du Bouddhisme sur le sol japonais. Accompagné de certaines doctrines chinoises, le bouddhisme condamne l'art du tatouage. Les mentalités japonaises changent alors et adoptent de manière progressive la pensée bouddhique à l'égard du tatouage, qui devint alors réservé à la lie de la société, prostituées et malfrats en tête.
  
On notera également que le tatouage, à l'époque Muromachi, retrouva en partie ses lettres de noblesse en étant utilisé par certains samouraïs, qui se tatouaient alors le symbole de leur clan sur le corps.
      
        
        
Symbolique du tatouage
Si les horimono, qui traduisent un effet de mode, n'ont pas d'influence symbolique particulière, les irezumi, eux, s'inspirent essentiellement de la religion, de certains faits historiques japonais, du folklore ou encore des autres arts (littérature, estampes...).
Dans les pays asiatiques, il est de bon goût d'associer une personnalité à un animal. C'est pourquoi un bon nombre d'irezumi représentent un ou plusieurs motifs animaliers, comme le dragon ou le tigre par exemple.
        
Pour les yakuzas (la mafia japonaise, ndlr), l'irezumi reste une phénomène encore répandu, mais tend à décroître avec le temps. Au delà de signifier l'appartenance à un clan, il symbolise, lorsqu'il est réalisé via la méthode tebori, un rituel de force et d'endurance face à la douleur. Le tatouage étant mal perçu au Japon, il connote aussi de la volonté de quitter la société civile pour entrer dans le monde du crime.



           
               

Conclusion

           
En définitive, Gangking est un excellent manga de baston. Si les premiers volumes posaient l'intrigue et présentaient les personnages, le récit semble définitivement s'emballer à partir du volume 4, dans lequel entre en scène Pinco, le leader du gang Justice.
Nous plongeons alors dans ce qui se fait de mieux dans le style furyo, avec des affrontements en pagaille et une tension narrative impressionnante, le tout servi par le style graphique particulièrement efficace de Yanauchi, au meilleur de sa forme. Alors si vous êtes amateur de castagne ou si vous êtes nostalgique de l'époque "Racaille blues", n'hésitez plus: Gangking est fait pour vous!!
                           
Sources:
Page internet Le tatouage japonais
Animeland: Article Le tatouage japonais: vers une reconnaissance?
 
 
Mise en ligne le 03/10/08.
Mise à jour le 26/01/2012.
  
   
Fiche de la série: Gangking
Fiche de la série VO: Gangking vo
Fiche de l'auteur: Daiju Yanauchi

Dossier réalisé par


© Daiju Yanauchi 2005 - Shonen Gahosha Co, Ltd.

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