Dossier manga - Full Moon

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Sommaire

Publié le Jeudi, 28 January 2010


Présentation

     
Mitsuki Kôyama vit chez sa grand-mère, où elle reçoit des cours et quelques visites de son médecin, mais rien de plus. Etant orpheline, la petite n’a en effet pas d’autre entourage qu’une vieille femme et la bonne, Mme Tanaka. Mais ce n’est pas tout : Mitsuki ne peut pas sortir car elle est de faible constitution à cause de la tumeur qui prend racine dans sa gorge. Une opération semble incontournable, mais la jeune fille ne veut pas perdre l’usage de ses cordes vocales et refuse tout net chaque proposition du Dr Wakaôji, son médecin particulier. Le chant est la seule chose qui la rattache à sa passion, à son amour perdu. Celui qu’elle considère comme le centre de sa vie, Eichi, lui a fait promettre, alors qu’il partait pour l’Amérique, d’atteindre son rêve et de devenir chanteuse avant qu’ils ne se retrouvent. Le jeune homme, largement plus âgé que Mitsuki, lui avoue son amour avant de la laisser seule avec cette promesse qu’elle souhaite plus que tout réaliser. Alors, quand se présente l’occasion d’un concours de chant, Mitsuki n’hésite pas : c’est sa chance. Seulement voilà, deux Shinigamis viennent lui rendre visite. Ceux-ci, normalement invisible pour les humains, se font pourtant repérer par Mitsuki qui les utilisera dans sa fuite et pour son rêve. Takuto et Meroko, dont la mission était d’empêcher quiconque de faire obstacle à la mort programmée de la jeune fille, vont alors se lier d’amitié avec elle et décident de l’aider jusqu’à sa fin. C’est ainsi que nait Full Moon, transformation de Mitsuki en une jeune femme non malade, grande et belle. Promise à un avenir de chanteuse. Elle se rapproche alors de son rêve tandis qu’elle peut dans le même temps profiter de la vie et de ses différentes facettes.  
         
         
     
La mélodie en quelques mots
      
Troisième véritable série d'Arina Tanemura, Full Moon (満月をさがして - Full Moon wo sagashite) comprend 7 volumes, parus dès janvier 2002 et jusqu’en juin 2004. La prépublication se fit par l’intermédiaire de la Shueisha, via leur magazine Ribon, et la série connut également une réédition en format bunko en janvier et février 2012 (4 tomes).
En France, c’est Glénat qui prend en charge la première sortie de la mangka sur le continent français, et ce de décembre 2005 à novembre 2006. La série fut également éditée en version numérique via la plateforme Manga Mode de l'éditeur Docomo
                
       
La créatrice:
    

   
Née le 12 mars 1978 à Aichi, au Japon, Arina Tanemura (種村 有菜) est une mangaka de shojo assez réputée. Timide et peu sociable, Tanemura se plonge rapidement, et dès le lycée, dans le monde du manga. C’est en 1996, à l’âge de 18 ans, qu’elle commence à se faire connaître grâce à Nibanme no Koi no Katachi (The style of the second Love, un one shot), après avoir dessiné pas mal de dojinshi. Elle fut publiée dans le magazine Ribon, qui appartient à Shueisha, et elle y est à présent rattachée. Elle est secondée dans son travail par trois assistantes : Asan Kyakya, Kadouki Ruka et Manase Ai, et sa bibliographie est bien remplie depuis 13 ans qu’elle est dans le métier. Cependant, et incontestablement, ses œuvres les plus connues restent Full Moon wo sagashite, I.O.N et Kamikaze kaitou Jeanne. Tanemura apprécie beaucoup lorsque le fantastique s’invite dans ses mangas, mais elle admet que la normalité lui manque quelque peu. En France, trois de ses œuvres seulement nous sont parvenues, dont une qui transpire cette même réalité qui lui fait parfois défaut. C’est face à son premier rédacteur qu’elle sera obligée de rentrer dans le principe du « signe distinctif » de son héroïne, ce qui la fait rapidement dériver vers la fantasy …
    
L’auteur aime à livrer vraiment des bouts de vie dans les colonnes de ses mangas, et Full moon nous fait part de ses réticences, angoisses ou loisirs (notons la véhémence avec laquelle elle parle de Final Fantasy X, de Kingdom Hearts ou de Harry Potter …). Bref, elle partage beaucoup avec ses lecteurs et se complait dans ces colonnes de discussion avec sérieux, que ce soit pour nous présenter les personnages ou nous parler de l’anime de Full Moon. Ce qui, au final, est plutôt agréable lorsqu’on lit un titre. 
   
En décembre 2010, Arina Tanemura se lance également dans la chanson ! A l'occasion de ses 15 ans de carrière, la mangaka enregistre en effet un CD avec des chansons dédiées à ses différentes héroïnes. Quelques mois plus tard, elle participera même à différentes séances de dédicaces et à un mini-concert, telle une vraie star de la chanson ! Cette expérience l'aura sans doute inspiré pour une histoire courte lancée en avril 2011 : Fudanjuku Monogatari, autrement dit la légende de Fudanjuku, qui n'est autre qu'un véritable groupe d'idols.
     
    
Registre de référence:
   
- I.O.N
    

  
C'est un one shot de six chapitres publiés de juin à novembre 1997 au Japon. Ce sera le premier manga de l’auteur à sortir en relié au mois de décembre. L’histoire est celle de Ion, qui un jour fait la connaissance d’un membre du club d’investigations surnaturelles : Mikado. Ce dernier s’intéresse à la parapsychologie, et il révélera les pouvoirs de Ion qui pourra alors utiliser son don de télékinésie après avoir été en contact avec les manifestations du pouvoir de Mikado.
A noter qu'un chapitre spécial parut dans le Special Ribon Fantasy en septembre 2010, soit près de 13 ans après la fin de la série ! Il eut d'ailleurs les honneurs de la couverture du magazine.
       
       
- Kanshaku Dama no Yuutsu
  

    
C'est le deuxième one shot de l’auteur. Sorti en 1998, sa réédition en 2001 contient cinq nouvelles basées sur le très classique thème de l’amour. Tout commence lorsque Kajika, une petite ninjette, est destinée à protéger une relique familiale, accessoirement une arme puissante. Le problème est qu’un garçon de sa classe lui conseille de devenir plus féminine, perdant ainsi de sa fougue et de sa force... Suivent alors trois autres histoires du même genre, dont le premier récit de Tanemura, Nibanme no Koi no Katachi ainsi que Kono Koi wa Non-Fiction, Ame no Gogo wa Romance no Heroine et un deuxième chapitre sur la vie de Kajika. Kono ko iwa Non-fiction raconte l’histoire de Yuri et de son correspondant. La jeune fille, peu confiante, demande à sa meilleure amie Karin de prendre sa place lors de cette rencontre … Mais les deux amies tombent alors amoureuses du même garçon ! Enfin, Ame no gogo wa Romance no heroine met en scène Minori, follement amoureuse de Shinya, qui lui évite ce sentiment depuis qu’il s’est fait rejeté au collège. La jeune fille décide alors de changer son point de vue sur l’amour et de l’entrainer dans ses bras...
     
   
- Kamikaze Kaitou Jeanne
      

    
Ce titre comporte 7 volumes, c’est donc la première véritable série de l’auteur. Publiés de février 1998 à juillet 2000, les 30 chapitres de l’histoire se verront également adaptés en anime par la Toei Animation (février 1999 à janvier 2000) en 44 épisodes. Maron Kusakabe est la réincarnation de Jeanne d’Arc, en laquelle elle se transforme grâce à l’aide de Fin fish, un ange, afin de bouter non pas les anglais mais les démons hors des œuvres d’art qu’elle vole pour protéger les futurs propriétaires. Seulement tout n’est pas aussi simple puisque le père de sa meilleure amie est policier et qu’il cherche partout la fameuse cambrioleuse. De plus, un garçon nommé Sindbad se trouve avoir les mêmes pouvoir qu’elle. Mais si Jeanne est envoyée par dieu, ce dernier est le messager du diable … En outre, Tanemura fait de nombreux liens entre cette première œuvre à succès et ses autres mangas (I.O.N par exemple).

- Time Stranger Kyoko
        

     
Deuxième série de l’auteur. Ses trois tomes, parus de mars à septembre 2001, feront l’objet en 2003 d’une adaptation animée en un OAV d’une dizaine de minutes. L’histoire se base sur un futur lointain : le 30ème siècle. La Terre ne comporte plus qu’un pays, dont Kyoko en est la princesse, alors que personne ne connait sa véritable identité. Pour réveiller sa sœur jumelle Ui qui dort depuis 16 ans, la jeune fille doit regrouper 12 stangers aux pouvoirs particuliers, dont elle fait partie grâce à sa maitrise du temps. La quête la mènera alors sur ses propres traces, lui permettant d’en apprendre plus sur elle et sur son entourage. 


- Gin Yuumei Ka
     

   
C'est une petite nouvelle qui a été publiée en France dans le deuxième volume de Full Moon, sous le nom de « La fleur du Ménestrel » (et non pas du troubadour comme Glénat le laisse penser par la traduction de la colonne de discussion de l’auteur). C’est le destin d’un pianiste qui trouve le réconfort qu’il cherchait dans ce qu’il croit être l’esprit d’un cerisier qui fleurit au mauvais moment. Kanon, c’est le nom de ce fantôme. Elle l’aidera à retrouver sa confiance et son envie de jouer pour l’autre, lui faisant oublier que la compétition est si importante à ses yeux.

     
- The Gentlemen's Alliance Cross (Shinshi Dômei Cross)
         

        
The Gentlemen's Alliance Cross compte 11 volumes, publiés de 2004 à 2008 au Japon. Les deux premiers tomes sont sortis simultanément en France chez Kana à l’occasion de la Japan Expo de juillet 2009 et le dernier parut quant à lui en aout 2011. Arina Tanemura confesse que c’est son premier manga qui ne soit pas fantastique, puisqu’Hainé ne possède aucun don ni pouvoir. C’est une adolescente très simple, énergique et amoureuse de l’Empereur du lycée. Grâce à lui, elle a réussi à se sortir de son passé de délinquante, et son but est de vivre à ses côtés. Même quand elle découvre à son arrivée dans ce lycée si convoité que le bel Apollon de son cœur a perdu son sourire et sa gentillesse … Entourée d’une pléiade de compagnons, Hainé persévère et compte bien retrouver le Shizumasa qu’elle a connu ! Tout cela au milieu des mystères de sa famille et des relations que l’Empereur entretient avec les autres membres du conseil.
       
    
- La chanson inoubliable de la sorcière
      

     
La chanson inoubliable de la sorcière est un One shot de 2004. C’est le livre écrit par Shizumasa dans The Gentlement Alliance Cross. Ce livre a été offert avec la version limitée du volume 10 du manga, et on espère y avoir droit en France dans un extra de volume … C’est donc l’histoire d’une gentille sorcière vivant dans un village paisible. Mais le jour où celle-ci perd la voix, des villageois se mettent à disparaitre, ce qui a pour impact de développer une aura de crainte et de colère chez les autres. Qu’est ce que la sorcière a à voir dans cette malédiction ?

   
- Princesse Sakura (Sakura Hime Kaden)
  
        
   
Princesse Sakura est une série en actuellement onze volumes édités à partir de mars 2009 au Japon, la série ayant commencé l'anné précédente dans le Ribon. La série est éditée en France par Glénat à partir de septembre 2011.
C’est l’histoire de Sakura, une princesse vivant à l’époque Heian. Orpheline, la jeune ville vit dans un palais sous la garde de son fiancé, le prince Oda qui lui est promis depuis l’enfance. Lors de ses 14 ans, celui-ci envoie quelqu’un pour la chercher, mais Sakura, prise de panique, s’enfuit. Or, il lui est formellement interdit de regarder la lune mais dans sa fuite, elle rompt cette promesse et un démon apparait alors avec des intentions quelque peu meurtrières. Il lui faudra remporter cette victoire pour comprendre la raison de sa mélancolie face à la lune.
   
    
On compte de plus tout un ensemble de one shot assez divers et variés. Pour ne pas alourdir la liste précédente, voici très sommairement les œuvres secondaires de l’auteur :
    
- Shoujo Eve Ringo Jikake no 24-ji
    

   
C'est un one shot publié en 2006 dans un numéro du Ribon spécial, qui regroupe des extras ou one shot d’auteurs. Eve est une très jolie jeune fille, qu’on désigne toujours sous l’affectueux terme « kawai » (ou mignonne). Mais cette dénomination l’empêche d’avoir une vie normale. En effet, cela l’éloigne des autres filles qui l’envient et des garçons qui l’admirent de loin. Tout ce qui compte, c’est que Niikawa réponde à ses sentiments … Sans succès, puisque c’est l’idole de la classe Kashii Hisaki qui lui expose les siens.
    
     
- Zettai Kakusei Tenshi Mistress Fortune
        

       
C'est un one shot de trois chapitres parus en décembre 2008. Il raconte l’histoire de Tachikawa Kisaki, une jeune ado de 14 ans qui admire depuis toujours Hashiba Giniro, qui maitrise ses « pouvoirs » depuis l’âge de cinq ans. Un véritable petit génie qui la fascine littéralement.
   
   
- Umi no Sakyuugi Nocturne
     

    
C'est un autre one shot de Tanemura. Publié en 2007, qui présente Kunitachi Nano, une collégienne amoureuse de son professeur. Elle parait simple, mais un grand secret l’habite, et lui permettra de se retrouver face à face avec l’objet de son amour. Il ne reste plus qu’à lui ouvrir son cœur …


- Komaki, Kusame & la clef de leur amour
      

   
C'est une nouvelle parue en 2005 dans le cinquième volume de the Gentlemen Alliance Cross. Elle met en scène Komaki et Kusame, ce dernier cherchant désespérément à se séparer de la jeune fille sans être trop brutal ni lui faire de mal.
    
     
    
     
Entamé en avril 2011, ce one-shot est finalement sorti en février 2012. Il s'intéresse au groupe (réél) Fudanjuku, en s'intéressant tour à tour à chacune de ses septs membres (une par chapitre).
   
        
    
    
Ce curieux one-shot paru en janvier 2012 est un roman illustré, qui serait en partie autobiographique, comme son titre le laisse supposer...
    
    

La gamme des personnages:
     
Mitsuki
   

     
Mitsuki est une gamine de 12 ans vivant chez sa grand-mère maternelle et n’ayant qu’un seul but : le chant. Depuis son enfance, lorsque ses parents sont morts, elle s’est attachée à Eichi, un camarade de l’orphelinat qui lui a fait découvrir beaucoup de chose, dont sa passion : l’astronomie, et la face cachée de la Lune. Celui-ci la protégea longtemps, et à son départ Mitsuki s’est retrouvée complètement désœuvrée. Les instants qu’elle a passés en sa compagnie sont autant de souvenirs dont elle aime à se rappeler, et toute son existence est basée sur les mots d’Eichi, qui sonnent encore à ses oreilles. Avec le temps, elle s’est endurcie et a appris à ne vivre que pour le retrouver grâce à son chant. Alors que sa tutrice ne veut pas en entendre parler, d’autant plus que sa tumeur à la gorge l’empêche de faire entendre clairement sa voix … Tout n’est pas rose pour la petite fille. Pourtant, celle-ci reste toujours joyeuse et dynamique, sautant sur l’opportunité de l’apparition des shinigamis lui annonçant sa mort au cours de l’année suivante. C’est de là qu’elle puise la force d’avancer et l’effronterie nécessaire pour le faire.
Mitsuki est droite et franche, elle aime les choses simples, venir en aide à ses « joyeux amis de la forêt » et chanter. Mais par-dessus tout, elle est caractérisée par sa naïveté apparente, qui cache en réalité une certaine profondeur, et une prise de conscience assez phénoménale sur la vie qui l’entoure. Très curieuse et attentionnée, elle peut se montrer maladroite ou blesser sans s’en rendre compte mais elle est si innocente que la rancœur des autres ne lui est pas longtemps acquise. Le plus bel exemple est celui de Meroko : la gentillesse et l’abnégation dont fait preuve Mitsuki n’attisent pas longtemps la haine des autres, et au final ses relations avec les autres sont grandement facilitées, une fois l’obstacle de la candeur surmonté. La jeune fille fait preuve de beaucoup de courage et de détermination pour son âge, et sa psychologie est bien plus complexe qu’il n’y parait. Elle-même élabore parfois instinctivement des théories sur la vie ou la mort avec une grande pertinence, si bien que le lecteur reste parfois surpris …
   
   
Full Moon
   

   
La chanteuse connue sous le nom de Full Moon fait partie de Mitsuki, puisque c’est son apparence quelques années plus tard : Full Moon a officiellement 16 ans, et les cheveux blonds. C’est grâce à Takuto que Full Moon est née, puisqu’elle dépend de son pouvoir. Son aide lui permet de passer ainsi son audition, avec l’âge et la condition physique requis. Elle y stupéfait tout le monde, même Takuto qui pour l’occasion s’était fait passer pour un membre du jury afin de l’éliminer … Et évidemment, la jeune femme remporte l’audition avec brio. Elle se complait alors dans le rôle de Full moon, la chanteuse qui devient rapidement connue dans le monde de la musique. Son but : faire entendre sa voix et ses sentiments à quelqu’un dont elle n’a aucune nouvelle et aucun moyen de le contacter. Pour ça, elle est prête à endurer le fardeau de ne chanter que sous un pseudonyme, sans passer par sa réelle identité qui n’a plus été envisageable à partir du moment de sa transformation. Ce secret la coupera bien vite de la seule famille qui lui reste, la laissant seule avec les messagers de mort …
Malgré son apparence, Full Moon reste Mitsuki et a donc … 12 ans de vie derrière elle. Ceci explique sa candeur, sa naïveté à la limite de la bêtise. Mais ces défauts se révéleront être des atouts, la rendant très pure aux yeux des spectateurs, et donc très appréciée. Il est difficile de parler d’elle en tant que personne à part entière, mais c’est certain que Full Moon est une composante essentielle du récit, même si elle vient à apparaitre de moins en moins souvent vers la fin du manga …
   
   
Eichi
   

   
Aîné de Mitsuki, Eichi était un garçon plutôt solitaire avant qu’il ne rencontre la jeune fille, qui deviendra rapidement plus qu’une petite sœur pour lui. Il s’est retrouvé dans l’orphelinat à cause d’un accident qui coûta la vie à ses parents, puis de la mort de son grand père quelques années plus tard. Depuis ce jour où il s’est retrouvé tout seul, Eichi a un rapport particulier à la Lune, qu’il croit mauvaise et moqueuse mais qu’il découvrira bienveillante et compatissante en la personne de Mi-tsuki (tsuki lune). Petit à petit, donc, il découvre les bienfaits de cet astre sur son quotidien, ses sentiments évoluant dans le même temps. Il souhaite devenir astronome, pour toujours voir briller la pleine Lune, où qu’elle soit. Quand il eut 16 ans, Eichi fut adopté. Son vœu le plus cher se réalisait enfin mais … ses parents adoptifs partaient aux Etats Unis, l’embarquant par la même occasion. Juste avant le départ, Eichi se déclare et demande sa réponse à Mitsuki, si elle s’en sent capable. Celle-ci se rend compte de ses propres sentiments trop tard et attend un signe de son aimé.
   
   
Takuto
   

    
Avec Meroko, il forme le duo de shinigamis « Negi ramen », même s’il n’est pas encore une entité à part entière. En effet, Takuto est encore dans une phase d’essai où il ne doit surtout pas se souvenir de sa vie en tant qu’humain, et où il se doit d’accomplir correctement sa tâche s’il veut être « qualifié ». Le problème, c’est qu’au contact de Mitsuki il se trouve bien incapable de récolter une âme, et que la jeune fille fait remonter en lui des bribes de souvenirs qui débarquent sans prévenir. Au début de l’histoire, c’est lui qui est attendri par le rêve de la jeune fille, très certainement grâce à la part humaine qui l’habite encore. Il décidera de lui venir en aide pour qu’elle profite au maximum de sa dernière année de vie … jusqu’à ce que ses sentiments se transforment et que son désir change. Il devient alors impensable de la suivre pour éviter tout contact avec la personne qui est supposée lui sauver la vie, et Takuto voudra même réunir Eichi et Mitsuki … sans succès.
Takuto est intimement lié à Mitsuki, et l’apprécie beaucoup même si son caractère ne lui permet pas de l’exprimer. En effet, c’est un garçon plutôt renfermé, de nature impulsif et prompt à dissimuler ses sentiments sous des remarques moqueuses ou désobligeantes. N’assumant pas ses émotions, Takuto aura du mal à faire face à ses souvenirs, et aux découvertes qui se rattachent à celle qu’il protège. Et malgré sa froideur apparente, le jeune homme est quelqu’un de très prévenant quoique maladroit : il repoussera toujours Meroko avec douceur mais fermeté, sachant très bien que les sentiments de sa partenaire restent attachés à Izumi. De plus, il ne laissera jamais tomber ceux qui lui sont proches, que ce soit Mitsuki bien sûr, mais également Meroko qu’il soutiendra jusqu’au bout et sans se focaliser uniquement sur l’amour qu’il éprouve pour l’héroïne.
  
  
Meroko
  

     
Deuxième membre des « Negi Ramen », Meroko est une shinigami-lapine qui a tout d’abord fait un bout de route avec Izumi. Celui-ci aurait du épauler un nouveau venu (Takuto), mais devant l’insistance de sa partenaire qui éprouve de forts sentiments pour lui, il abandonne l’idée … et laisse Meroko prendre sa place sous l’injonction de leur maître. Trahie, la jeune fille vit cette deuxième déception amoureuse comme un coup au cœur, surtout quand on connait son passé … Au début du titre, Meroko a le rôle de la jalousie et celui de la jolie fille qui déteste Mitsuki. Seulement, elle est bien trop droite pour lui nuire sans culpabiliser, par exemple après avoir appelé Izumi à la rescousse. Appréciée de sa pire ennemie, Meroko est un peu oubliée par la suite, devant l’histoire Takuto / Mitsuki, mais reprend de l’importance lors de l’évocation de son passé et du rapport qu’elle a, sans bien le savoir, avec celle qui a attiré ses foudres. Détachée des deux personnages principaux, il ne lui reste rapidement plus qu’Izumi vers qui se tourner de nouveau, ce qui conclut la boucle de l’amour véritable. Car si elle parait très frivole dans ses déclarations incessantes et changeantes, Meroko fait preuve d’une grande sincérité dans les sentiments humains. Toutefois, à l’inverse d’Izumi par exemple, elle semble exagérer l’impact extérieur que ceux-ci ont pour elle. On sent qu’elle n’est pas si affectée qu’elle ne le laisse paraitre en ce qui concerne Takuto, et c’est seulement quand Izumi la forcera à s’ouvrir que l’image d’elle-même et sa personnalité réelle se rejoignent. Assez maladroite dans ses décisions, elle a néanmoins un caractère ouvert et joyeux la plupart du temps, désireux d’aider dans la limite de ses intérêts propres. Meroko est sans doute l’une des figures humaines les plus convaincantes, bien qu’elle n’ait plus ce statut.
    
  
Izumi
  

    
Izumi est un shinigami à forme canine quelque peu farceur, voire carrément provocant et torve au début. Ancien partenaire de Meroko, il éprouve une grande jalousie vis-à-vis de Takuto, et le caractère de Mitsuki l’énerve rapidement, à tel point qu’il aime l’embêter pour le plaisir. Après avoir surveillé les agissements de tout le monde et participé à la défaite de Mitsuki dans le concours qui l’opposait à Madoka, Izumi se calme peu à peu et perd son rôle retentissant. Pendant un temps, il ne fait rien jusqu’à ce que son passé soit exposé et qu’il comprenne enfin ce que Mitsuki a de particulier, ce qu’elle apporte aux gens comme lui. C’est vers la fin du titre qu’il éprouvera à son tour les sentiments humains qui lient de nouveau deux cœurs entre eux. Izumi a un partenaire: Jonathan. Ce dernier est bel et bien un shinigami, malgré sa forme fantomatique. Il est bien différent des autres, et l’auteur ne le personnalise pas suffisamment pour que l’on s’y attache. Volonté de la mangaka ou flemme, il faut en tout cas savoir que cela permet de le voir plus comme un objet qu’autre chose … Plutôt agaçant et idiot, on ne comprend pas toujours ses apparitions, et encore moins leur but. Sans doute est-ce le personnage le plus bâclé et le moins réussi de la série.
   
  
Wakaôji
  

    
Wakaôji est un ancien ami du père de Mitsuki, il faisait partie de son groupe et hésitait dans le même temps à être médecin, ce qu’il a fini par devenir. Il s’occupa de Mitsuki dans le laps de temps où elle est restée chez sa grand-mère, tout en la libérant un peu du joug de celle-ci, et par la suite fera tout pour la retrouver. Fidèle, sentimental malgré un abord un peu dur, le docteur Wakaôji a profondément été marqué par les pertes qu’il a subies étant plus jeune.
  
   
Ôshige
 

   
Ôshige est la manager de Full Moon mais elle a aussi été une grande admiratrice du groupe Route L (auquel le père de Mitsuki et Wakaôji participaient), ce qui explique sa passion pour la musique. Très attachée à Full Moon, elle rencontrera aussi Mitsuki sous sa véritable apparence, et se rapprochera rapidement de sa petite protégée qu’elle soigne avec attention. De bon conseil, elle finit souvent un verre de saké à la main mais, malgré son air joyeux, reste une femme partagée entre un amour pur et impossible ou une relation charnelle sans réel lendemain.
        
    

     

      


Full moon wo sagashite © by Arina TANEMURA / SHUEISHA Inc.

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