Dossier manga - Full Moon

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Sommaire

Publié le Jeudi, 28 January 2010


Esthétique

  
Le graphisme de Full moon est sans conteste possible inscrit dans le plus pur style shojo. Au premier abord, on ne remarque que les grands yeux larmoyants ou brillants de mille feux, les fleurs dans le fond ainsi que les visages pointus et les froufrous de partout. Mais l’ensemble est parfaitement adapté au conte magique d’Arina Tanemura, tout en conservant des moments remplis d’émotions plus intenses et particulières qui, heureusement, ne sont pas du tout gâchées par un surplus de dentelle comme on pourrait le croire. Au contraire, le trait de l’auteur, s’il est volontairement exagéré, est maîtrisé et très agréablement détaillé. Rien n’est vraiment laissé au hasard, les décors ne sont pas oubliés, et les erreurs de proportions sont rares. Les costumes et les expressions jouissent de la précaution de la mangaka à expliciter ses dessins, les personnalisant d’autant plus. La diversité esthétique du manga est assez impressionnante, et les personnages ont des airs de poupée sous le crayon expert de Tanemura. Cela ne dérange pas, puisque l’esprit de la narration reste orienté là-dessus, quoi qu’on en dise. Il est agréable de se plonger dans les grands yeux de Full moon, quand ceux-ci sont relevés d’un réel effort d’originalité graphique les entourant. Que ce soit par les habits ou la mise en scène, la mangaka fait preuve d’un réel talent.
   
Les couvertures et en têtes de chapitres sont tout particulièrement appréciés, quoique parfois un peu chargés, surtout qu’ils sont plus ou moins explicités par un petit texte la page suivante. Certes, l’ensemble est destiné à un public féminin et assez jeune, on ne peut le nier. Cependant, un peu de beauté classique et chatoyante n’a jamais fait de mal. Surtout dans un manga où la notion de code graphique du shojo est si bien mise en valeur. Il serait dommage de se priver d’un dessin à la fois simple et complexe, au diapason du récit … De plus, régulièrement l’auteur se sert des chibis pour ponctuer ses planches de notes humoristiques. Celles-ci sont un peu trop nombreuses, mais allègent la lourdeur des trames bien chargées et complètes, tout en dédramatisant une situation où un dessin particulièrement lourd de sens, comme ceux qui mettent Full moon en scène, le chant aux lèvres. A ce propos, le dosage entre les grandes démonstrations s’étalant sur une page et les gestes du quotidien d’avantage rangés est très bien pensé. La mise en page de la narration est dynamique, vivante et nous entraîne sur les traces de la chanteuse.
   
Glénat fournit ici un excellent travail, que ce soit dans l’encrage, l’épaisseur des pages, la traduction, les notes en bas de page où le respect du contexte de l’œuvre. On retrouve en effet les opéras de quatre cases, les blablas de l’auteur, les bonus, les chapitres spéciaux, les dessins de fin de tomes, bref tout est là. Le seul reproche serait d’avoir conservé les onomatopées originales, mais rares son les titres qui en sont dépourvus.
         
       
            
                 
      

Adaptations


C’est seulement au bout de quatre chapitres du manga que sa version animée prit forme. Full Moon a été en effet adapté en une série animée de 52 épisodes, diffusés à partir du 6 avril 2002 et jusqu’au 29 mars 2003 sur TV Tokyo. Réalisée par Toshiyuki Kato, animée et produite par le studio DEEN, la série suit globalement fidèlement le manga, mais avec une dimension naïve et enfantine bien plus appuyée. De bout en bout, on ne garde principalement que la douceur du conte de fée, en oubliant un peu la profondeur et l’intensité qui peuvent se manifester dans la lecture du manga. Ainsi, l’anime reste adressé à un très jeune public, bien plus que l’idée première que l’on s’était fait du manga. On déplorera ici un discours qui traine en longueur, avec un nombre bien trop important d’épisodes qui lassent d’avantage que les 7 tomes du titre. Enfin, seuls deux grands morceaux musicaux dirigent la réalisation, ce qui est bien peu dans une histoire sur le monde de la musique … D’autant plus que les graphismes ne sont pas à la hauteur !
           
       
              
               

La fin d’un rêve

    
Full moon est un shojo qui se présente tout d’abord comme tel, de par la naïveté de son héroïne, son style graphique, les thèmes abordés … Et pourtant, il faudra accorder un peu plus d’intérêt à ce titre quelque peu atypique, qui va beaucoup plus loin qu’on ne le pense dans l’exploitation de ses personnages et les répercussions que les mots peuvent avoir. Au final, il est très difficile de toucher du doigt le public visé par la série. Il est évident que les plus jeunes apprécieront le côté enfantin du titre mais ne seront peut être pas de nature à aller chercher plus loin, tandis que les moins jeunes s’arrêteront sans doute à l’aspect extérieur de la série : un shojo mièvre et pleins de bons sentiments.
   
Par la diversité de ses sujets, par la finesse de son trait et surtout par l’empathie éprouvée à l’égard des protagonistes de Full moon, je ne saurais que trop conseiller la série aux amatrices et amateurs d’un shojo un peu différent, malgré les apparences. On peut y trouver un excellent mélange de rires, de mélancolie et de réflexions sur certaines existences et leurs raisons d’être.
       
        
Sources:
Wikipdia
Arina-tanemura-oeuvres.skyrock
  
  
Mise en ligne le 29/01/2010.
Mise à jour le 29/06/2012.
  
   
  
Fiche de la série: Full Moon - A la recherche de la pleine lune - Full Moon - Mobile
Fiche de la série VO: Full Moon wo sagashite vo
Fiche de l'auteur: Arina Tanemura

Dossier réalisé par NiDNiM


Full moon wo sagashite © by Arina TANEMURA / SHUEISHA Inc.

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