Dossier manga - Chocola & Vanilla
Sommaire

Publié le Vendredi, 01 May 2015


Graphisme et édition


Comme on aura pu le voir au cours des précédentes parties de ce dossier, le cœur est un élément qui n’est pas à négliger. Et comme on dit souvent, la beauté se situe à l’intérieur et non pas à l’extérieur. Ceci dit, si le contenant peut être à la hauteur du contenu, c’est encore mieux ! Dès lors, il est temps de nous pencher quelque peu sur l’aspect graphique de Chocola et Vanilla !

Moyoco Anno possède un trait facilement reconnaissable et quelque peu particulier, il faut bien l’avouer. Des personnages simples, aux grands yeux, aux visages particulièrement expressifs. Voilà qui dans certains cas aurait de quoi rebuter, mais qui, au sein d’une série comme Chocola et Vanilla qui a été, à la base, réalisée pour un public relativement jeune et féminin, fonctionne en réalité parfaitement bien. Mais ce qui est encore mieux, c’est que les autres lecteurs pourront également y trouver leur compte. En outre, la mangaka prend ici plaisir à décorer ses pages de petits artifices qui correspondent particulièrement bien à l’œuvre en elle-même. Les cadres des cases, par exemple, ne sont que rarement de simples lignes, l’auteure optant davantage pour des symboles nettement plus chatoyants. Si ça aurait pu rapidement être agaçant, c’est ici tout à fait agréable et c’est, en outre, un effort, sans aucun doute mêlé à de l’amusant, qu’il faut souligner. Un effort qui se reflète également au niveau des personnages et des décors. Les premiers sont variés et bénéficient sans cesse d’un renouvellement au niveau de leur look, les seconds fourmillent de petits détails qui attirent l’œil et confèrent à l’ensemble un aspect magical-girl pétillant à souhait. Pétillant, ça ne fait aucun doute, mais pas agaçant pour autant. Car l’auteure évite un trop plein de fleurs à tout bout de champ (il y en a même assez peu, en fait), et ne gave pas ses petites héroïnes de dentelles et de robes aux goûts douteux. Sobre tout en étant riche, en somme. Cependant, tout n’est pas forcément rose au Royaume Magique. Et cela, Moyoco Anno sera également en mesure de le transmettre par son coup de crayon avec des pages qui s’avèrent, toutes proportions gardées, plus sombres, plus denses, plus oppressantes.

Quant à la narration, là aussi la mangaka se montre assez efficace. Si au premier coup d’œil la mise en page de Moyoco Anno peut paraître un peu trop dense et difficile d’accès, les pages étant régulièrement chargées, c’est en se plongeant véritablement au cœur de l’œuvre qu’on se rend compte qu’elle est en réalité fort bien maîtrisée et qu’elle vient même apporter un intérêt supplémentaire à l’œuvre. On s’immerge pleinement au sein de l’intrigue et, en définitive, c’est en ressortir qui est peut-être le plus dur. Quoi qu’il en soit, le style de l’auteure se montre parfait pour le type d’œuvre qu’est Chocola et Vanilla et cela se ressent du début à la fin, tout en étant suffisamment varié que pour se montrer à la hauteur, quelles que soit les circonstances.

Enfin, au niveau de l’édition, Kurokawa fournit un travail tout à fait convenable. L’éditeur nous propose une page couleur en début de chaque tome et, pour le reste, il n’y a pas grand-chose à redire !
  
  
  
 
 

L’anime


A côté de sa version papier d’origine, comme mentionnée auparavant, la série s’est également dotée d’une version anime. Celle-ci compte 51 épisodes de 25 minutes chacun et suit globalement la même intrigue que le manga, mais cette dernière est édulcorée au sein d’un bon paquet d’épisodes moins intéressants, c’est un fait. En tout cas, le démarrage véritable du scénario central sera assez lent, et cela aura de quoi éventuellement rebuter l’un ou l’autre spectateur. En contrepartie, pas mal de personnages ont été rajoutés afin de rendre l’ensemble un peu plus dense et de faire du monde magique qui nous est ici dépeint quelque chose de d’autant plus intéressant.

A la réalisation, c’est le studio Pierrot que l’on retrouve. C’est un nom plutôt connu, puisqu’on doit à ce dernier bon nombre d’adaptations très connues et populaires parmi lesquelles on peut retrouver Naruto, Bleach, Les 12 Royaumes et bien d’autres choses encore. Bref, une sacrée référence qui produit ici quelque chose de graphiquement adapté : des couleurs vives et du punch, ça correspond plutôt bien à ce qu’on était en droit d’attendre pour une œuvre telle que Chocola et Vanilla. Par contre, le dessin et les animations, quant à eux, ne se montrent pas toujours à la hauteur.

D’un point de vue plus technique, rappelons que la série a été diffusée de 2005 à 2006 sur la chaîne TV Tokyo et qu’elle a été diffusée en France sur Canal J et qu’elle est disponible chez nous aux éditions Kaze. La dernière édition en date, parue en 2011, comporte deux volumes.
  
  
  
  
  

Que mon cœur se revêtisse d’un rouge passion


Sous ses aspects bon enfant et lumineux, Chocola et Vanilla nous montre un côté plus sombre, adulte et riche qu’on ne pourrait soupçonner. Une atmosphère et un folklore unique pour une série tout autant ensorcelante que plaisante. L’œuvre n’attend plus qu’on lui croque son cœur rouge passion. Encore faut-il que le lecteur ose y goûter. Pourra-t-il résister à son goût si exquis et dépendant ? Goût vanillé ou chocolaté ?
  
  
  
    
Mise en ligne le 01/05/2015.
(c)

Fiche de la série
Fiche vo de la série
Fiche de l'auteure
  
  

Dossier réalisé par titali


© Moyoco Anno / Kodansha Ltd.

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