Chobits - Actualité manga
Dossier manga - Chobits

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Sommaire

Publié le Vendredi, 17 April 2009


Graphismes

           
Graphiquement parlant, le titre se dispute aussi les codes du shojo et ceux du shonen. En effet, le style de Chobits est globalement net, les traits arrêtés, les personnages assez simples... Par exemple, aucun d’eux n’aborde de regard très travaillé, plein de reflets ou d’étoiles. De même, les arrières plans sont plus sobres, de manière à mettre en valeur les protagonistes. Il n’est ici que peu question de fleurs en décoration, même si les apparitions de Tchii contredisent ce fait, puisque toujours accompagnées d’effets de style. Enfin, les vues suggestives de Tchii ou tout autre personnage féminin largement dénudé sont assez fréquentes, ce qui colle parfaitement avec le héros de la série et une partie du public visé. Chobits est l’un des rares titres des CLAMP à afficher une telle désinvolture graphique, un tel relâchement dans le sérieux du design des personnages. Néanmoins, l’attention des mangakas se porte tout particulièrement sur l’esthétisme général de la série, en prêtant beaucoup de soin à la réalisation de nombreux costumes pour ordis, ainsi qu’aux émotions et sentiments clairement affichés sur les visages des personnages. C’est ce subtil mélange qui attire l’œil, peu habitué à un tel assortiment de genres. De plus, les dessins représentent parfaitement les personnalités des personnages. Hideki affiche sur le visage sa simplicité, Ueda sa souffrance et sa gentillesse, et Tchii, bien sûr, sa pureté, son innocence et son émerveillement permanent. Les pages de chapitres, souvent rafraîchissantes, permettent elles aussi de mettre en valeur ces tempéraments, à travers une ou deux images en relation directe, à note humoristique.

Cette mixité a pour avantage non négligeable de simplifier tous les traits, en gardant la dimension émotive de chaque protagoniste. On est bien loin des graphismes de X qui, s’ils sont superbes, sont chargés à outrance et où la précision ou la rigueur ne sont pas les principaux buts. Dans Chobits, chaque trait valorise un personnage ou un sentiment, ce qui rend la lecture accessible à tous. Le cadrage, lui, est plutôt régulier même s’il permet de temps à autre de rendre compte de débordements en tous genres: il peut se révéler dynamique voire anarchique lors de scènes d’action ou de crises d’inquiétude d’Hideki, comme il peut être aérien et posé lors de moments sentimentaux. Les arrières plans eux aussi s’adaptent correctement au contenu, puisqu’ils varient entre un vide mesuré ou au contraire un chargement naturel dans le quotidien du manga. Enfin, il faut noter une différence entre les traits assurés, mais fins et ouverts, utilisés pour la narration classique, et ceux, épais et fermés de « la ville déserte », ceci de nouveau dans un souci de renouvellement et d’authenticité.

L’adaptation fournie par Pika est, quant à elle, satisfaisante dans l’ensemble. Déjà, on peut la remercier pour l’effort fourni dans le design extérieur des volumes: les couvertures japonaises sont respectées, la texture du revêtement est agréable au contact, et les cartes inédites à collectionner dans chaque volume sont un petit bonus pour Pika. De plus, le format est agréable, la traduction satisfaisante malgré certaines tournures légèrement inhabituelles, une formalité chez CLAMP, les onomatopées sont retranscrites avec soin, ce qui est de plus en plus rare dans les adaptations françaises. Enfin, et malgré l’absence presque systématique de dégradés et de nuances, l’encrage et le papier sont de bonnes qualités, exceptés dans les derniers volumes ou ce dernier devient très fin malgré sa blancheur immaculée.
L'édition double, entamée en 2011, s'apparente d'avantage à une version deluxe (là où l'éditeur a fourni bien moins d'efforts pour d'autres titres, comme Card Captor Sakura). On y trouve un format plus grand, avec des couvertures épaisses et rigides munies d'illustrations inédites. Cette édition contient également les pages couleurs de la prépublication sur papier glacé, et l'impression est plus que respectable pour les pages classiques. Le dessin des Clamp y déploie alors toute sa magnificience...
              
     
               
            

Autour de Chobits

   
L'anime :
En 2002, le manga a été adapté en une série animée de 27 épisodes par le studio Madhouse, puis licencié en France par Kaze, avec 24 épisodes seulement, l’édition ayant jugé inutile de retransmettre les trois épisodes supplémentaires, qui en fait font office de résumés. Réalisée par Morio Asaka, la série animée de Chobits est globalement fidèle au manga, puisqu’on y retrouve la même ambiance et le même humour. De plus, les tons pastels rappellent indéniablement les couleurs utilisées pour les dessins inédits de la série des CLAMP, et le design des personnages est bien respecté. Pourtant, on peut regretter le manque de profondeur dans certains passages de l’anime: il manque une partie de la réflexion, subtilement amenée par les mangakas. 
La série est disponible sous différents formats : elle fut d'abord décomposé en 6 volumes, dont le premier parut en mars 2005 en édition Artbox (Filles ou Garçon), avec coffret de rangement et T-shirt. Elle ressort sous la forme d'une intégrale collector, comprenant un épisode bonus et un artbook, en novembre 2006, puis en intégrale simple en février 2008. Kazé a également édite l'OST de la série en juin 2007, sous la forme d'un CD de 12 pistes.

    
      
     
Jeux vidéo :
La série Chobits a également été adaptée en deux jeux vidéo, uniquement disponibles au Japon.
Le premier, intitulé Chobits: Atashi Dake no Hito, est sorti sur Game Boy Advance en 2002. Il s'agit d'un jeu de drague classique où l'on incarne Hideki et où l'on dialogue avec les différents protagonistes de la série. A noter que le jeu est sorti en bundle avec une GBA bleue, ornée d'une décalcomanie à l'effigie de Tchii.
Sorti sur PS2 en 2003, Chobits : Chii Dake no Hito, second jeu dérivé du manga. Sur un principe similaire que le premier, ce jeu nous propose d' "éduquer" Tchii pour lui apprendre à se comporter comme une humaine. Quelques mini-jeux parsèment l'aventure, et différents sécnarios sont disponibles en fonction des choix faits par le joueur.
Enfin, notons également la sortie sur PC en 2002 de Chobits : Communication Games. Bien qu'il contienne quelques mini-jeux, ce soft se base essentiellement sur une interface de dialogue avec la fille-robot, est n'est donc pas un jeu à part entière. 
    
    
    
Autres :
De nombreux goodies ont été créés à l’effigie des personnages de la série. En plus des Artbooks, OST et Drama-CD et autres joujoux, on pourra trouver des oreillers, porte-clés et figurines représentant la candide Tchii. Sur ce point, Chobits reste sans doute une des séries les plus commercialisées du studio. 
  
    
                 
       

En résumé...

           
Que ceux qui s’indignent de l’endroit où le bouton d’allumage de Tchii est situé voient les choses sous un autre angle: les CLAMP, dans leur subtilité parfois remarquable, permettent ici de mettre en place le moyen ultime de tester la « personne rien que pour Tchii », afin de s’assurer qu’il se souvienne bien d’une chose: celle qu’il aime n’est pas humaine, et comme toute chose, elle a ses limites. C’est dans cet univers futuriste que nous sont livrés humour et bons sentiments, à travers une histoire d’amour (presque) impossible. Chobits est un titre remarquablement bien mis en scène, et suffisamment accrocheur de par son graphisme ou son scénario pour attirer un lecteur curieux.

En quelques volumes, c’est toute une réflexion sur la condition humaine et la possibilité d’aimer quelqu’un de différent qui est abordée. Les émotions fusent, l’humour fait mouche, et le lecteur se fera un plaisir de décrypter les sentiments, et ce malgré la qualité changeante du titre. Le tout est de ne pas oublier une chose: l’amour amène le bonheur, même s’il est construit sur une illusion, et peut importe la nature de la personne choisie. Car se focaliser là-dessus n’aurait qu’une seule répercussion: celle de « nous rendre encore plus triste. Aussi triste que nous sommes heureux ». Et le but ultime de l’Homme est de trouver le bonheur, alors à quoi bon la triste vérité?
                  
                    
Mise en ligne le 17/04/2009.
Mise à jour le 23/03/2012.
       
   
Fiche de la série: Chobits / Chobits Double
Fiche de la série VO: Chobits vo
Fiche de l'auteur: Clamp
    
 

Dossier réalisé par NiDNiM


Chobits © Clamp / Kodansha Ltd.

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