Centaures - Actualité manga
Dossier manga - Centaures
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Publié le Vendredi, 03 April 2020


La patte visuelle de Ryo Sumiyoshi


La principale claque de Centaures et peut-être bien à chercher du côté de ses visuels, très souvent bluffants par leur maîtrise.

Avec son expérience sur Monster Hunter, sa pratique de la modélisation 3D et son attrait prononcé pour les créatures fabuleuses dont les centaures en tête (il suffit de jeter un oeil à son compte twitter pour vite comprendre que l'artiste est une passionnée), Ryo Sumiyoshi n'a aucun mal à imaginer des designs impressionnants au niveau de la morphologie des créatures, qui est particulièrement riche et crédible.

Par exemple, si Kohibari a pour lui un aspect assez élancé et fin où l'on retrouve l'agilité d'un centaure des plaines, on retient encore plus la sensation de puissance que dégage Matsukaze. Les muscles sont brillamment placés et dessinés, on devine et on ressent presque tout son poids et sa force quand il est en mouvement...

A cela, la dessinatrice ajoute un excellent travail de cadrage et de découpage, certains angles de vue étant particulièrement impressionnants. Et il faut aussi souligner son excellente utilisation des trames, pour renforcer la profondeur de certains paysages et du corps des centaures, ou pour rendre certains passages très immersifs, à l'image de la petite tempête du dernier chapitre du volume 1.

En somme, Sumiyoshi offre des merveilles visuelles avec ses centaures à l'anatomie parfaitement pensée quelle que soit la position, ses envolées presque épiques dans l'action (surtout dans la première partie), et ses expressions faciales criantes d'émotions diverses allant de la joie à la rage en passant par la tristesse et bien d'autres. Dans le deuxième arc, il y a sans doute moins de mise en valeur des anatomies précises que l'autrice est capable d'inventer, et forcément moins d'envolées épiques voire enragées puisque l'heure n'est plus à la guerre, mais la mangaka livre toujours des designs variés ainsi qu'une expressivité pure.





L'édition française


En ce qui concerne l'édition française, les principaux reproches viendront du papier qui n'est pas forcément transparent mais qui est très fin, rendant le livre assez peu agréable à prendre en mains, mais aussi de certaines bulles coupées. Pourtant, la reliure est soignée avec un tome qui s'ouvre bien, l'encre ne bave pas...

On appréciera beaucoup les premières pages en couleurs, ainsi que le travail très soigné sur les choix de police concernant les textes et le sous-titrage des onomatopées.

A la traduction, on trouve le nom de Jean-Louis de la Couronne, dont ce fut a priori la première traduction de manga, mais qui a déjà officié sur des romans (dont celui de Your Name.). Il livre un travail soigné, avec des façons de parler qui collent assez bien aux principaux personnages.

Concernant la jaquette, l'éditeur a conservé les illustrations de l'édition japonaise d'origine, mais a imaginé un logo-titre discret et réussi. N'oubliez pas de retirer les jaquettes, pour découvrir sur les couvertures de jolies illustrations de décors en noir et blanc.

Enfin difficile de ne pas souligner les excellentes postfaces de Sumiyoshi, notamment celle du premier tome qui développe avec une certaine passion plusieurs éléments de l'univers pendant 8 pages.
  
  


JINBA © 2017 Ryo SUMIYOSHI / East Press Co.

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