Area 51 - Actualité manga
Dossier manga - Area 51
Sommaire

Publié le Vendredi, 23 Février 2018


Les faits


Sale affaire que voilà. Sale affaire dans laquelle je me suis embarqué, de gré plus que de force, je dois bien l’avouer. Cela dit, me connaissant, je m’y serai sans doute plongé quoi qu’il arrive. Mais ce n’est pas pour parler de moi que je suis là, aujourd’hui, dans ce drôle d’endroit. Quel endroit ? L’Area 51, bien évidemment. Jamais auparavant je n’étais tombé dans ce genre de coin. Et tout ça pour quoi ? Pour suivre les traces d’une certaine Mc Coy. Paraitrait qu’elle se soit frittée avec des sales bestioles. Des trucs du genre divinités et autres bêtes sorties tout droit des mythes les plus tordus. Semblerait qu’ils aient fichu un bordel pas possible sur les lieux. On parle de fusillades à tout va, de courses poursuites infernales et de conspirations retorses. Si vous voulez mon avis, ça sent comme un bon paquet de foutaises tout ça. Mais bon, sait-on jamais. Mon instinct me dit que fourrer mon nez dans cette affaire ne serait pas une si mauvaise idée. Et du coup, me voilà arrivé dans l’endroit le plus secret du monde… et sûrement aussi le plus dangereux !



Les pièces à conviction


Arpenter les rues de l’Area 51 ne fut pas une mince affaire, croyez-moi. Mais ça, j’y reviendrai un peu plus tard. Pour l’heure, revenons-en à là où j’en suis à présent. J’ai bien trouvé la piaule où Mc Coy recevait sa clientèle. Par contre, plus la moindre trace de cette fichue détective. Où est-ce qu’elle a bien pu disparaitre, celle-là ? J’aurai le temps de me poser la question plus tard. Encore ? Eh oui, faut faire les choses dans l’ordre si l’on veut obtenir des résultats. Et surtout, si l’on veut des preuves. Mais avant ça, il y a des pièces à conviction qu’on se doit d’examiner. Le professionnalisme et tout ça. Pas le choix.



L’informateur


Si on veut que tout ça soit fait dans les règles de l’art, faudrait déjà que je commence par vous parler de celui qui m’a refilé l’info, il y a quelque temps de cela. Le gars, c’est un certain Masato Hisa. Un mangaka. Drôle de bonhomme celui-là. Pour tout vous dire, j’sais pas grand-chose sur lui, si ce n’est que ça fait une quinzaine d’années qu’il se fait remarquer dans le milieu. En creusant un peu, j’ai appris que c’était un amateur de La ligue des gentlemen extraordinaires d’Alan Moore et Kevin O’Neill, et qu’il appréciait plutôt bien Sin City, de Frank Miller. Et je me devrais aussi de vous dire que c’est un lecteur avéré de la série de romans Anno Dracula, de Kim Newman. Paraitrait que sa première œuvre fut un diptyque nommé Grateful Dead. Ca date de 2003, et ça me rajeunit pas. Moi, c’est surtout avec ce qu’il a sorti trois ans plus tard que je l’ai connu. Jabberwocky que ça s’appelle. Et c’est sorti chez nous, chez Glénat. 7 volumes au compteur avant de passer à autre chose. Mais depuis, il en a fait une suite : Jabberwocky 1914. On a connu plus original comme nom, mais au moins il n’y a pas d’ambiguïté sur le contenu. Celle-là, par contre, on est visiblement pas prêt de pouvoir la lire chez nous. Tant pis. Peut-être qu’on pourra se rattraper avec d’autres choses qu’il a sorti plus récemment : Nobunagun en 2012. Ou même ce qu’il vient de commencer, un certain Kamu Yaraido.

Bon. Maintenant vous connaissez mon informateur. Ce que vous ne savez pas encore, c’est comment il en est venu à me parler de l’Area 51.



Les lettres


Tout ça, ça a commencé en 2011. A l’époque, je commençais à peine en tant que privé. La première lettre, c’est via un éditeur du nom de Shinchosha que je l’ai reçue. Après ça, beaucoup d’autres ont suivi, jusqu’à la 15ème et dernière en 2017. Bon, au départ, comme tout ça était écrit en japonais, forcément, je n’y comprenais pas grand-chose. Fort heureusement, en 2015, un pote à moi m’a aidé à les traduire, un certain Casterman. Voilà qui tombait à pic. C’est à ce moment-là que j’ai un peu mieux cerné ce qu’était cette fameuse Area 51. A l’heure où je vous parle, je viens de recevoir la quatorzième lettre. Mais la dernière ne saurait tarder. Elle devrait arriver en avril. J’aurais pu l’attendre avant de venir mettre mes pieds dans le plat mais non. La tentation aura été trop forte. Et tant pis si je dois y laisser quelques plumes dans l’aventure.
  
  

  
  
  


© Masato Hisa 2011 by SHINCHOSHA PUBLISHING CO

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