Dossier manga - 2019, une année riche en animation japonaise dans les cinémas français
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Publié le Vendredi, 24 January 2020


Les enfants de la mer, la claque visuelle


Commençons par un film que j’attendais beaucoup, le dernier bébé des Studios 4•C : « Les enfants de la mer », adaptation du manga du même nom paru aux éditions Sarbacane. Et, comment dire... c’est un petit chef d’œuvre. Visuellement le film est parfait, on en prend plein les mirettes à chaque instant, c’est tout bonnement effrayant de voir une telle qualité d’animation, et surtout une proposition aussi tranchée dans ses visuels. Il n’y a pas à dire, ce studio d’animation est vraiment mon favori, depuis que je les connais, ils ne m’ont jamais déçu. D’autant plus qu’ils nous montrent à chaque qu’ils sont capables de proposer des chara-design très fouillés et différents tout en conservant la même qualité d’animation à chaque fois. Et avec ce film, ils y sont allés très, TRÈS fort de ce point de vue là.





Concernant le scénario... là ça se complique. Je vais être franche : je ne pense pas avoir saisi grand chose au film. A mon avis, il me faudra plusieurs visionnages pour me faire un avis plus précis sur ce point. Ce qu’il faut dire en tout cas, c’est que ce film est assez perché. Il est vraiment porté sur l’ésotérisme, pas mal de personnages parlent par énigme, nous laissant juge de ce que nous regardons. Et je suis assez imperméable à ce genre de proposition malheureusement. J’aime le concret, le réel, ce que je peux comprendre. Et la, c’était compliqué. Le scénario n’est pas mauvais, mais pour le coup, je ne pense pas être la cible privilégiée de ce type de proposition. Il n’empêche que j’ai passé un excellent moment devant ce film. J’aurais aimé tout comprendre, c’est sûr, mais le spectacle visuel était tellement impressionnant qu'il a effacé toute trace de frustration. C’est un film que je vous recommande chaudement, mais qui manquera la première place dans mon cœur a cause du scénario. D’ailleurs, vu que c’est l’adaptation d’un manga, si certains l’ont lu, peut être pourront-ils me dire si le manga était aussi perché que ça ?

Bref, passons au prochain film, et ça va swinguer, je vous le dis...


Promare, le meilleur film d’animation de l’année ?


Oui. Sans commune mesure. Et ceux qui ne sont pas d’accord n’ont pas goût... (lol)

Blague à part, « Promare » était le film que j’attendais le plus, et qui ne m’a déçu en aucun point. Clairement, le film ne plaira pas à tout le monde. Certains trouveront le scénario trop basique et simpliste, quand d’autres n’adhéreront pas au graphisme. Et ça, je dois dire que je comprends. « Promare » a été réalisé par Hiroyuki Imaishi, un réalisateur reconnu pour « Gurren Lagann » et « Kill la Kill » notamment, deux séries animées aux propositions très tranchées qui divisent forcément. Ce réalisateur a une sorte de délire à lui, qui privilégie le grand spectacle visuel, et pour ça, il n’hésite pas à se servir de codes usés jusqu’à la moelle pour construire un scénario simple, mais qui portera à merveille ce qu’il veut nous raconter. Oui, ce n’est pas original, mais qu’importe ? Ça ne m’a pas empêché de prendre un pied de dingue devant ce film. Et je n’ai pas encore parlé des musiques, toutes sublimes et composées par mon tant aimé Hiroyuki Sawano... comment se fait-il que tout ce que tu touches se transforme en or mon petit ? Je vous invite fortement à écouter toute la BO de ce film, les thèmes chantés sont particulièrement beaux (et nombreux).

Les personnages sont très codifiés, même au niveau de leur visuel (tout le monde a remarqué la « ressemblance » frappante entre Galo et Kamina). Il n’en reste pas moins qu’ils sont tous très sympathiques. Mon petit cœur aura tout de même une préférence pour Lio Fotia. Je pense que c’est lui le véritable héros de ce film.
Le scénario est assez simple, parle de thématiques chère aux réalisateurs : l’oppression, l’acceptation de la différence... des thématiques propices au genre du shonen, mais qui sont toujours efficaces.





Là où le film a fait très fort, c’est avec son utilisation de la CGI. Les studios japonais ne sont pas très forts avec la 3D (à voir si le prochain film « Lupin » changera la donne) et ici, les studios Trigger nous ont démontré qu’ils étaient les « maîtres du game ». Au lieu de chercher à faire quelque chose d’ultra détaillé et réaliste, ils ont décidé de prendre une palette de couleurs simple mais originale, de jouer énormément sur des aplats de couleurs, ce qui nous donne un rendu très propre et cohérent. Comme quoi, la simplicité est plus souvent gage de qualité. En revanche, je comprends tout à fait que des gens n’adhèrent pas forcément au choix de cette palette de couleurs un peu criardes, cohérentes mais assez inhabituelles. Ça, ce sera à l’appréciation de chacun.

N’en déplaise à certains, « Promare » est une bombe, une véritable claque. Il y avait longtemps que je n’avais pas pris un tel pied devant un film, et je pense qu’on devra attendre un petit moment avant d’avoir quelque chose d’aussi novateur et parfaitement maîtrisé que cela.




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