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Black Jack - Actualité manga

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actualité manga - Black Jack

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Blackjack, médecin de l'impossible !



Introduction


Black Jack (ブラック・ジャック) est né dans les pages de l’hebdomadaire Weekly Shonen Champion en 1973, Osamu Tezuka a créé cette série dans l’intention de donner sa propre vision du gekiga* alors en plein essor. Considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du maitre Osamu Tezuka, Blackjack est aussi la série la plus conséquente du fondateur du manga moderne : pas moins de 229 chapitres verront le jour jusqu’en 1978. Quatorze épisodes spéciaux paraîtront encore jusqu’en 1983.

Présentation


Chirurgien sans diplôme opérant dans la clandestinité, personnage ténébreux, génial et hors-la-loi, Blackjack est un personnage extrêmement riche et complexe qui embrasse les contradictions et permet à Tezuka de dépeindre en quelques pages les situations les plus intenses et d’aborder les thèmes les plus délicats. La formation médicale de l’auteur lui autorise une représentation réaliste des actes, bien que les situations et les réponses apportées par Blackjack relèvent fréquemment du registre fantastique. Chaque nouveau cas est pour le chirurgien de l’impossible l’occasion de dévoiler son regard acéré, sans concessions sur la nature humaine… Un regard pourtant profondément humaniste, malgré son apparente dureté.

Chaque épisode de Blackjack est une fable noire et superbe sur la condition humaine; avec juste ce qu’il faut de distance souriante et non-dualiste. Souvent poignante, d’une légèreté grave et toujours subtile, et détentrice d’une morale située au-delà du bien et du mal : celle de Blackjack… c’est à dire celle d’Osamu Tezuka. Parfois drôle aussi avec l’irrésistible Pinoko, cette jeune femme miraculeusement sauvée par Blackjack et prisonnière du corps d’une toute petite fille.

Le manga


Au japon

Série et personnage culte dans son pays d'origine, Blackjack a été édité en pas moins de 8 versions différentes. Le premier chapitre date de 1973, depuis plus de 5200 pages ont été dessinées soit environ 350 chapitres  sur 8 années de labeur ! La toute dernière édition s'est écoulé à 6 millions d'exemplaires (17 tomes), le cumul des ventes au Japon toutes éditions avoisine les 80 millions d'exemplaires !

- 1974 à 1985 - 24 volumes + 1 volume en 1995, collection Shonen Champion Comics
- 1976 à 1978 - 3 volumes spéciaux
- 1977 à 1996 - 22 volumes, collection Manga complete works
- 1987 à 2001 - 17 volumes, collection Deluxe Edition
- 1993 à 2003 - 17 volume, collection Bunko 1er version
- 2001 à 2005 - 26 volumes, l'ensemble des histoires sont regroupées par thème
- 2002 à 2003 - 3 volumes spéciaux
- 2004 à 2005 - 22 volumes - Collection DX
- 2004 à 2005 - 17 volumes nouvelle et dernière édition en date Bunko 2eme version




En France

Blackjack connu une première édition chez Glénat en 1996, mais sa publication fut interrompue au bout de 12 volumes, le marché du manga était loin d'être aussi développé qu'à l'heure actuelle, le style "old school" n'aidant pas, la série ne trouve pas son public.


Il faudra attendre l'année 2004 et le lancement d'une toute jeune maison d'édition, pour retrouver cette série culte de l'auteur. En effet c'est avec ce titre que Asuka ouvre son catalogue en février de cette année là, inaugurant par la même occasion un nouveau format, le Bunko* jusque là inconnu en France et depuis repris sur d'autres séries et chez d'autres éditeurs.



Ainsi pour la première fois le public peut enfin se délecter de l'intégralité de cette fantastique saga qui compte pas moins de 17 volumes, après 2 ans et demi et plus de 5000 pages. A noter que le dernier volume de cette édition est agrémenté de quatre histoires non publiées dans l’intégrale en format bunko de l’édition japonaise.
Au même moment  l'éditeur propose également aux fans de la série :
- un mini artbook intitulé Blackjack muséum, regroupant plus de 100 pages d'illustrations couleurs et 280 pages d'illustrations noir & blanc.
- un coffret regroupant l'intégralité de la série, soit 17 volumes, le mini art book Museum et un strap pour téléphone portable.



Ne pouvant laisser tomber dans l'oubli, leur série phare, l'éditeur propose actuellement une édition deluxe afin toucher un nouveau public. Nouveau format, couverture cartonnée, illustration de couverture identique à celle de la version japonaise, papier de qualité et fait majeur, de nombreuses pages intérieures intégralement colorisées avec en supplément un volume spécial de 6 histoires entièrement en couleur.



Quelques chiffres sur les éditions françaises.

- La première édition de Glénat se serait vendu dans les 5000 ex le tome, ce qui parait trés correct au jour d'aujourd'hui mais qui reste misérable pour l'époque face à Dragon ball ou Akira ...

- En ce qui concerne l'édition actuelle, les 17 volumes format bunko, se sont écoulés à prés de 95 000 exemplaires et le coffret collector est désormais indisponible avec 500 ex vendus.


Le retour du médecin en noir


Pour fêter les 33 ans de la série au Japon, une version plus moderne de ce grand classique est confiée par Tezuka production à Kenji Yamamoto, un jeune mangaka de talent. On y retrouve un personnage résolument plus moderne, avec un graphisme reprenant tout les codes propre au shonen. Une seule chose reste invariable, le scénario reprend des histoires originales de Tezuka. Une véritable cure de jouvence qui permet ainsi au plus jeunes de toucher du doigt le message qu'a chercher à transmettre le père du manga moderne au travers de cette saga: émouvoir son prochain, le remettre en question et finalement l’inviter à s’élever vers ce qu’il porte en lui de meilleur, de plus juste et de plus haut... De plus humain. Cette nouvelle adaptation est également disponible en version française toujours aux éditions Asuka.



Black Jack - Le médecin en Noir - Tome 1 « Avalanche » p. 42 & 43
Black Jack Tome 6 « Avalanche » p. 262 & 263


Au Japon, il existe d'autres adaptations basées sur le même concept.
- Blackjack Neo dont le dessin a été confié à Masayuki Taguchi que nous connaissons déjà via le manga Battle royale (Soleil). Ici c'est une version beaucoup plus adulte (seinen) où l'auteur y présente un personnage encore plus sombre. Les deux tomes ont été publié en 2006
- Blackjack M , où différents auteurs reconnus revisitent quelques unes des histoires de Tezuka - 2 tomes publié en 2005
- Blackjack Alive, où différents auteurs racontent de nouvelles histoires du chirurgien - 2 tomes publiés en 2005


L'animé


Au-delà du manga, Blackjack apparaît souvent en guest-star des films d’animation de Tezuka, comme dans le long-métrage Phoenix (Hi no Tori 2772) en 1980. Mais l’adaptation animée proprement dite du personnage sera plus tardive : dix superbes OAV de trente minutes, signées par le duo de choc Osamu Dezaki (Space Adventure Cobra, Rémi, Lady Oscar…) à la réalisation et Akio Sugino au graphisme, seront produites entre 1993 et 2000, ainsi qu’un long-métrage en 1996. En 2003, pour les trente ans de sa naissance, un « Special » de deux heures réalisé par Makoto Tezuka, le fils de l’auteur, rassemblait quatre adaptations de chapitres célèbres de la saga, dans un esprit et un style graphique plus proches du manga original que la série d’OAV, hélas pas encore disponible en version française. En 2006, une nouvelle série voit encore le jour, preuve que ce héros atypique est toujours d'actualité malgré les années.

- 1993 - 2000 - Black Jack Les Oavs  - 10x30mn - Disponible chez TF1 Vidéo
- 2003 - Black Jack Spécial - 4 x 25mn
- 2003 - Black Jack Flash - 12 x 11min - épisodes en animation flash uniquement disponible par téléchargement.
- 2004-2005 - Black Jack - La série tv - 61 épisodes de 25mn
- 2005 - Black Jack - Futari no Kuroi Isha (????????? ????????) - film de 97mn - Disponible chez HK Vidéo - http://blackjack.jp/movie/
- 2006 - Black Jack 21 (????????? 21) - série tv faisant suite à la première - 17 épisodes de 25mn - http://www.ytv.co.jp/bj/

A noter qu'il existe également un film live




Source : Animeka


Blackjack - Guest star


Depuis sa création, de nombreux auteurs de manga rendent régulièrement hommage à ce personnage mythique. Parmi les plus remarquables d’entre eux, citons l’un des fils spirituels de Tezuka : Naoki Urasawa avec son best-seller Monster, mais aussi Akihito Yoshitomi avec le passionnant "Ray", qui met en scène une jeune fille sauvée par Blackjack dix ans plus tôt, avec notamment le one shot Ray+ où l'on nous dévoile en détail comment celui s'y prend pour guérir Ray.
Ou encore Shuho Satô avec sa série au titre plus qu'évocateur "Say Hello to Blackjack" dont l’exposition crue des défaillances du système de santé japonais eut des répercussions politiques étonnantes.
La toute dernière apparition de Blackjack sous le crayon de Tezuka semble être dans le premier tome de Midnight, où le jeune chauffeur de Taxi lui amène un malade.


L'auteur


Fondateur du manga moderne, Osamu Tezuka révolutionne la bande dessinée après la Seconde Guerre mondiale, en inventant une grammaire graphique qui offre au manga des possibilités narratives aux confluents de la littérature et du cinéma. En 1946, New Treasure Island (Shin Takarajima, la Nouvelle Île au Trésor), d’après Stevenson, est le premier jalon d’une œuvre immense, sans équivalent dans la bande dessinée internationale. « Tout le manga depuis la Seconde Guerre mondiale s’est élaboré à l’intérieur des formes créées par Tezuka Osamu. » écrit le critique japonais Nobuhiko Saito.

Médecin de formation, Tezuka s’illustrera dans tous les genres narratifs, du conte pour enfants (Unico, Beeko-Chan) au drame historique et psychologique (Adolf, Ayako) repoussant toujours plus loin les limites de son art. Conteur sans égal, il invente le premier shôjô manga (récit pour jeunes filles) avec Princess Knight (Princesse Saphir) en 1953, le drame médical avec Black Jack (1973). Et passe avec allégresse et évidence du polar le plus noir (MW) à la tragédie (Shumari), du western (Angel Gunfighter) à la science-fiction (Wonder 3, Metropolis), de l’adaptation très personnelle d’une œuvre célèbre (Manon Lescaut, Faust, King Kong) au fantastique (Vampire, The Three-Eyed One), de l’érotisme (Pornographic Pictures ou ses longs-métrages 1.001 Nights et Cleopatra) aux robots géants (Ambassador Magma), de la biographie (Bouddha, Hidamari no Ki, Ludwig B) aux super-héros (Big X), du récit de samouraï (I’m Sarutobi, Dororo) à l’autobiographie (Makoto to Chiiko)… Quant au manga qui lui tenait le plus à cœur, c’est une fresque monumentale, mythologique et métaphysique, aux dimensions cosmiques, qui englobe tous les genres narratifs sans se réduire à aucun : Phénix.

Astro Boy ou le Roi Léo (plagié par Disney en 1995 avec le Roi Lion) ont rendu Tezuka célèbre dans le monde entier. Leur créateur insufflait tellement d’âme à ses personnages que ceux-ci semblent souvent animés d’une vie propre. Tezuka rappelait à ce sujet que le verbe « animer », du latin « animare » signifie bel et bien « donner une âme ». Une formule magique qui s’appliquait aussi à ses personnages de papier.

Son œuvre est également sans équivalent sur le plan quantitatif : plus de 400 volumes pour 150.000 pages dessinées. Par ailleurs, sa contribution à l’évolution de l’industrie du cinéma d’animation japonais est historique et essentielle : en 1963, avec l’adaptation de son manga Astro Boy en série télévisée, Tezuka invente l’animation limitée et tous les procédés qui permettront de réaliser un épisode hebdomadaire de vingt-six minutes pour un côut extraordinairement bas. Disney lui-même se passionne pour le personnage d’Astro Boy et reconnaît le génie de Tezuka. Ces innovations remarquables vont néanmoins entraîner des conséquences inattendues et parfois perverses : elles vont notamment figer les standards des coûts de production pour plusieurs décennies, et ce au détriment des créateurs, et parfois de Tezuka lui-même.

Parallèlement à ses nombreuses séries pour la télévision, Tezuka réalise pour le cinéma toute une série d’œuvres très personnelles et audacieuses, parfois expérimentales, dont les plus célèbres sont sans doute les courts-métrages Jumping (1984) et Broken Down Film (1985), maintes fois primés ; son adaptation des Tableaux d’une Exposition (1966) de Moussorgski, ou encore le fabuleux long-métrage, resté inachevé, Legend of the Forest (1987), vibrant hommage aux pionniers du cinéma d’animation, aux possibilités offertes par ce média et à sa fantastique puissance d’évocation. Ces dernières années, de nouvelles et brillantes adaptations viennent encore enrichir le regard que nous pouvons porter sur l’œuvre de Tezuka : c’est le cas des OAV et du long-métrage consacrés au personnage de Black Jack par Osamu Dezaki et Akio Sugino, ou encore du film de Rin Tarô, Métropolis (2001) qui adapte un des premiers récits du père fondateur.
 
Auteur de génie, l’œuvre de Tezuka apparaît comme une longue réflexion sur la condition humaine, spirituelle et généreuse, non-dualiste et toujours ouverte. Cette dimension exceptionnelle de son travail est particulièrement sensible dans les œuvres de la maturité, à partir des années soixante, notamment lorsque Tezuka fonde la revue COM, véritable laboratoire d’imagination créatrice et destiné à un public adulte. Surgissent alors Vampire (1966-69), Dororo (1967-69), Swallow the Earth (1968-69), Under the Air (1968-70) ou Human Metamorphosis (1970-71) ; puis Bouddha, Blackjack (1973-83), Shumari (1974-76), Nanairo Inko (1981-82), Adolf (1983-85), Midnight (1986-87) et bien sûr Phénix (1967-88), pour ne citer qu’eux. Tous comptent parmi ses chefs-d’œuvre.

Quand Osamu Tezuka disparaît en 1989, le Japon lui célèbre des funérailles nationales, comparables à celles de Hugo en France, un siècle plus tôt. Il est au Japon l’auteur le plus populaire, le plus lu et apprécié du vingtième siècle.


« Ce que j’ai cherché à exprimer dans mes œuvres tient tout entier dans le message suivant : aimez toutes les créatures !  Aimez tout ce qui est vivant ! »  -  Osamu Tezuka

Devenez Blackjack !


Disponible en import sur Nintendo DS, BlackJack : Hi no Tori Hen, vous permet d'endosser la blouse blanche et de prendre le bistouri pour incarner le médecin de l'impossible. Assisté de Pinoko, vous devrez alors reproduire en rythme et avec précision, divers motifs chirurgicaux pour sauver sur vos patients. Parmi les nombreux intervenants du jeu vous aurez également le plaisir de voir apparaitre Astro, l'enfant au trois Yeux, Midnight, Phénix, Léo et bien d'autre ...

 

http://blackjack.sega.jp/

Sur le web: Sources et Ressources


http://www.asuka.fr/
http://blackjack.jp/
http://en.tezuka.co.jp/
http://www.ytv.co.jp/bj/
http://www.tezuka-shop.jp/
http://www.animeka.com/


* bunko : ces volumes de trois cents pages ou plus permettent de constituer une intégrale avec un nombre de volumes moins élevé et d’acquérir une œuvre considérée comme essentielle à moindres frais.
** gekiga : littéralement « images dramatiques », récits réalistes, historiquement première forme de manga pour adultes, souvent orientée vers le polar.
 


Dossier en collaboration avec Rodolphe Massé
Remerciements aux éditions Asuka pour leur collaboration

© Osamu Tezuka / Tezuka Productions, Asuka Editions



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