Dossier manga - Sous un rayon de Soleil

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Publié le Vendredi, 02 July 2010


Refus de grandir

 
A l'instar d'un Peter Pan qui exprime cette idée dans un monde complètement imaginaire, Tsukasa Hôjô utilise la réalité de la nature avec une touche de magie. Il se sert de l'expression de ses personnages pour faire passer son message. La mère de Sarah a écrit en parlant de sa fille « Pour qui la grande horloge universelle s'est un jour arrêtée ». Plusieurs interprétations peuvent être faites. Les enfants rêvent, ce sont les seuls à pouvoir comprendre ce qui est de l'ordre du sensoriel, de le magie, comme peut l'exprimer la nature (petit clin d'œil à Peter). Pour Hôjô, l'adulte doit continuer à rêver et ressentir la nature qui vit tout autour de lui. Il faut en prendre soin car elle fait partie de nous. Le personnage de Sarah est là pour nous faire comprendre l'importance de son message.
Même enfant, Hôjô lui donne des airs de femme, il veut nous faire comprendre que l'esprit de la nature peut être perçu par un enfant. C'est par lui que nous pouvons réapprendre à aimer la nature grâce à sa sensibilité et sa spontanéité.

Les garçons amoureux de Sarah sont là pour mettre ces éléments en valeur. Ils l'observent et par leurs yeux nous pouvons voir la beauté de Sarah et celle de la nature. Mazaki encore, puis Tatsuya montrent que même en grandissant leur amour pour Sarah est resté celui d'un gamin qui n'a, non seulement, rien oublié mais qui en plus voudrait revivre les mêmes moments. Sarah et son amour pour la nature les a charmés. L'exemple de Tatsuya est évident, il a consacré son passe-temps à la nature et s'est attaché à la partie de sa vie qu'il a préféré : son enfance.

Le personnage d'Hayato, le père de Sarah, exprime ce refus de grandir d'une autre manière. Il est adulte et père mais se comporte comme un enfant. Sa carrure est à l'opposé de son caractère. A l'inverse de Sarah restée jeune à l'extérieur et adulte à l'intérieur, il est adulte à l'extérieur et enfant à l'intérieur. Son rapport avec les femmes est toujours infantile (timidité, peur, émotivité). Il augmente fortement quand cela concerne une femme dont il est amoureux comme avec Mademoiselle Mizuki.
Le professeur Ooki possède un caractère proche d'Hayato mais plus axé sur le côté pervers comme un certain Ryo Saeba... Pourtant, la fin du manga nous montre un personnage doué pour la photo et surtout capable de saisir la dimension profondément humaine et naturelle de Sarah dont il va finalement tomber amoureux.
  
 

KOMOREBI NO MOTODE © 1993 by TSUKASA HOJO / NSP

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